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QCM de révision (1), (2)


Fiches de cours 1ère ES et 1ère L - SVT


Programme 2011 (bac depuis 2012)

Liste des fiches

 

 

 



 

Les parties sur fond rouge constituent le cours à apprendre par cœur. Cela ne veut pas dire que des questions au bac ne seront posées que sur ces notions, mais elles constituent la base que JE pense être indispensable au vu des épreuves passées pour obtenir une note correcte mais non maximale.

VISION



ancien cours 1èreL (ancien programme sur la vision)

V1 - Anatomie fonctionnelle de l'œil


Cette partie est nécessaire en SVT car elle s'applique à contrebalancer le modèle optique (lentilles + diaphragme) strictement matériel vue en physique. Ici nous avons des tissus VIVANTS et des fonctions globales. La réalisation d'un TP renforce le mystère du vivant qui n'est pas une mécanique.

TP - Dissection de l'œil de veau
TP - Dissection de l'œil de thon

L'œil comprend trois couches:
- la sclérotique (avec cornée)
PROTECTRICE*
- la choroïde (avec cristallin, iris...)
NOURRICIERE
- la rétine
SENSITIVE




V2 - La rétine, un morceau de cerveau au fond de l'œil


Cette partie met l'accent sur le fait que la rétine (avec les différents types cellulaires qu'elle contient) est avant tout un morceau de cerveau. Nous verrons ensuite combien le traitement visuel rétinien est très élaboré (elle n'est en rien analogue à un capteur électronique d'appareil numérique qui enregistrerait des pixels).

La rétine contient :
- des cellules photoréceptrices (qui sont des cellules nerveuses modifiées : cellules sensitives),
- des neurones (cellules nerveuses qui conduisent l'information nerveuse électrique),
- des cellules gliales (cellules nerveuses nourricières et de contrôle)
- et des cellules pigmentaires qui donnent sa couleur à la rétine (et limitent la propagation de la lumière à une seule cellule photoréceptrice).



Remarque importante:
La rétine est d'origine cérébrale : c'est une expansion du cerveau embryonnaire.

image externe

Sujets d'entraînement :
Annales Zéro - Sujet 1 - partie 3 - Q2
Annales Zéro - Sujet 3 - partie 1


Il existe deux types de photorécepteurs:
- les bâtonnets, les plus nombreux (~90.000.000) sensibles à la seule intensité lumineuse, même faible, répartis de part et d'autre de l'axe optique.
- les cônes, moins nombreux (~4.500.000) sensibles soit surtout au bleu, soit surtout au vert, soit surtout au rouge. Ils sont surtout situés autour de l'axe optique de l'oeil.

La nuit seuls les bâtonnets fonctionnent, et le jour, ce sont surtout les cônes qui sont utilisés.


Au centre de l'œil un zone de 600 µm de diamètre centrée sur l'axe optique serait entièrement dépourvue de bâtonnets (centre de la fovéa ou fovéola).
Il existe une grande variabilité individuelle du nombre de cellules visuelles.



 


 Expérience : tracés des champs visuels d'un oeil
Le champ visuel est différent pour la vision en noir et blanc (champ plus large) que pour la vision en couleur (centrée autour de quelques dizaines de degrés à partir de l'axe optique).
Les champs visuels droits des deux yeux (droit et gauche) sont reçus par l'hémisphère gauche et les champs visuels gauches des deux yeux sont reçus par l'hémisphère droit.









V3 - Les pigments visuels


Cette partie repose sur l'habituelle explication moléculaire de la vision des couleurs avec un raisonnement simpliste. Étant donné le faible niveau des connaissances développées pour expliquer ces hypothèses cette partie est difficile et de peu d'intérêt.

Sujets d'entraînement :
Annales Zéro - Sujet 1 - partie 3 - Q2

Polynésie 2012 - partie 3 question 3

Pondichéry 2012 - Partie 1


Les pigments sensibles à la lumière (photosensibles) sont composés d'une protéine (OPSINE) insensible à la lumière et d'autres substances qui, elles, sont photosensibles (rétinal...).


4 types d'opsine:
[rhodopsine = opsine des bâtonnets, l'opsine S des cônes bleus, opsine M des cônes verts, et opsine L des cônes rouges].


Les protéines, 18% du vivant en masse, sont composées d'acides aminés (aa). La synthèse des protéines est sous la dépendance de séquences de l'ADN appelées gènes.



Les daltoniens présentent des anomalies dans la sécrétion des opsines (1794, John Dalton, déficient visuel : rouge = ombre ou gris ; orange = jaune = vert)


On distingue actuellement :
- les protanopes : rouge non vu et violet = bleu, (cônes V,B seuls)
- les deutéranopes (cônes B seuls), jaune = rouge, vert = gris
- les tritanopes = (R et V seuls), vert = bleu



images externes http://raymond.rodriguez1.free.fr/Documents/Organisme-A/Vision/spectre_photorecepteurs2.jpg






La DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l'âge) est la première cause de cécité après 50 ans. C'est une dégénérescence de la partie centrale de l'oeil qui touche les cônes et les bâtonnets. Elle est probablement liée à des problèmes immunitaires et circulatoires.


Les rétinites (ou rétinopathies) pigmentaires sont des pertes progressives de la vision (périphérique puis centrale aboutissant donc à une cécité) liée à la dégénérescence des cellules photoréceptrices. Elles sont souvent considérées comme d'origine génétique, car elles présentent une forte hérédité (comme la DMLA d'ailleurs !!!!).




On a fait des études évolutives moléculaires sur les opsines des Primates :

 

 

 

 

TP : phylogène :
(activités / étude moléculaire/ ouvrir - opsines bleues primates.aln ; matrice arbre colorer les différences)


Sachant que :
- la synthèse d'une opsine est gouvernée par un gène situé sur un chromosome présent dans chaque cellule photoréceptrice
- la proximité de séquence (nombre d'aa identiques) est un indice d'une proximité évolutive. Plus deux organismes sont proches phylogénétiquement (du point de vue de l'évolution) plus leurs protéines ont des séquences proches (parce que plus leurs gènes ont des séquences proches).

[Ce raisonnement ne fonctionne que pour quelques molécules.... il est déraisonnable de le considérer comme universel]


Résultats (Bordas p 40 doc1) :
- trichromates (homme, chimpanzé, gorille, macaque) : chromosome 7 (gène de l'opsine S des cônes "bleus"), chromosome X (2 gènes : M des cônes "verts" et L des cônes "rouges"
- dichromates (Coebus, Saki, Tarsier, Saïmiri) : chromosome 7 (opsine B), chromosome X (un seul gène V, R ou jaune).

 
image externe


On peut s'intéresser :
- aux similitudes des gènes codants pour l'opsine B (cf sujet
Polynésie 2012 partie 3 question 1)
- ou au nombre de gènes (on peut imaginer que la vision trichromatique pourrait s'être développée à partir de la duplication puis de la variation d'un gène sur le chromosome X des dichromates).

 
image
externe



 

V4 - Voir, une sensation multiple


Cette partie est davantage culturelle qu'utile pour le baccalauréat.

Sujet d'entraînement :
Etats Unis 2012 - partie 3 question 2


Les nerfs optiques contiennent des neurones qui passent d'abord (en y faisant des relais) par les corps genouillés latéraux, puis le thalamus et se terminent tous au niveau de la partie la plus superficielle du cerveau : le cortex. Le cortex dit visuel est situé très en arrière du cerveau (partie occipitale).



Les voies visuelles : de l'œil au cortex visuel


On notera qu'au niveau du chiasma optique les nerfs issus des parties de la rétine correspondant aux champs côté nasal, se croisent alors que les champs latéraux côté externe ne se croisent pas.


image externe


La plasticité cérébrale désigne de façon FLOUE la capacité du cerveau à modeler sans cesse son ORGANISATION, non seulement au niveau des territoires (aires), mais surtout les relations physiques entre les cellules appartenant à ces aires : connexions synaptiques et interactions entre cellules nerveuses gliales et neurones.



Pour approfondir:
Extraits de la conférence de Da Silveira (
cours de 1èreS)


Voir, ce n'est pas percevoir une image élaborée par la rétine et traitée dans le cerveau (la vision : une construction cérébrale .... comprendre comment la perception visuelle est élaborée par le cerveau... (Bordas p 36); le schéma qui traîne encore dans les ouvrages est stimulus -récepteurs ----> message nerveux (sous-entendu image plus ou moins codée) ----> centre intégrateur = corps genouillé latéral + cortex visuel (aires visuelles) : décodage de l'image et perception visuelle intégrée (Bordas p 43). Voir cours de seconde pour cette compréhension de la sensation comme réflexe. Cette vision doit être modifiée.


V5 - Voir le cerveau fonctionner


Cette partie n'est qu'un survol des techniques, survol qui permet ni de comprendre leur base physique ni d'interpréter des clichés. Ce qui rend ridicules certaines questions posées au bac.


Flash IRM sur le site du CEA

Sujets d'entraînement :
Etats Unis 2012 - partie 3 question 2
Amérique du Nord 2012 partie 1


L'IRM (imagerie par résonance magnétique nucléaire) est un outil puissant de recherche neurobiologique étant donné sa résolution spatiale (de l'ordre du mm) et temporelle (de l'ordre de quelques fractions de seconde).


Le principe repose sur l'orientation dans un champ magnétique des molécules d'eau de notre corps (qui présentent une aimantation (un moment magnétique ou spin) au niveau de leurs noyaux d'hydrogène) suivie d'une petite perturbation (par onde radio); on mesure en quelque sorte le degré de liberté de la molécule d'eau dans les tissus.


L'IRM anatomique permet de voir une coupe des tissus. L'IRM fonctionnelle permet de suivre l'augmentation du débit sanguin dans différentes parties du cerveau ou d'un autre organe.



Il existe d'autres techniques anatomiques comme les rayons X (scanner) ou fonctionnelles comme la TEP (tomographie par émission de positons).

V6 - La transmission synaptique


Cette partie a été intégrée de façon artificielle à la vision pour pouvoir poser des questions sur les drogues, notamment hallucinogènes.



Structure d'un neurone (voir schéma dans la fiche V2)

Structure d'une synapse chimique : schéma ci-contre --->

 


 

ex 6 et 7 pp78-79

 

 

Sujets d'entraînement :
Annales Zéro - Sujet 1 - Q3
Annales Zéro - Sujet 1 - Q4


Les synapses sont les zones de contact entre les neurones et les autres cellules.

Une synapse comporte 3 parties : la zone présynaptique, l'espace intersynaptique et la zone postsynaptique. Les synapses chimiques utilisent des neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs), substances sécrétées par le neurone présynaptique, stockées dans des vésicules synaptiques et libérées dans l'espace intersynaptique lors de l'arrivée d'une stimulation (influx nerveux ou message nerveux)). Le neurotransmetteur se fixe sur des récepteurs au niveau de la membrane postsynaptique et est recapturé par le neurone présynaptique ou détruit simultanément.

La liaison neurotransmetteur-récepteur est basée sur une reconnaissance spatiale (de la forme dans l'espace).


La transmission synaptique peut être altérée par de nombreuses substances chimiques. Celles qui provoquent une dépendance sont qualifiées de drogues.

Certaines substances bloquent la transmission synaptique, d'autres la stimulent. Les effets dépendent de la localisation des neurones impliqués et des doses.

Les agonistes miment le neurotransmetteur et ont le même effet que lui. L'effet peut cependant être fortement augmenté entre la drogue et le neurotransmetteur. Les antagonistes ont un effet opposé au neurotransmetteur.


image externe : mode d'action de quelques drogues au niveau de la synapse


Le LSD voisin de la sérotonine est un agoniste qui augmente le fonctionnement de certaines synapses et provoque des hallucinations.

La cocaïne inactive temporairement la recapture de la dopamine et donc stimule l'action de ce neurotransmetteur. Les opiacés par contre stimuleraient la libération de la dopamine en stimulant indirectement les neurones à dopamine (par inhibition de neurones inhibiteurs, le neurotransmetteur étant de type endorphine). Le cannabis perturbe la vision, comme l'alcool ou d'autres substances hallucinogènes.

L'ectasy (ou MDMA, Hatier n°2 p 77) bloque la recapture de la sérotonine.

 

essai
SEXE






ancien cours 1ères ES-L sur la procréation

S1 - Anatomie fonctionnelle des appareils génitaux


Cette partie n'est pas à strictement parler nécessaire pour répondre aux questions des sujets de bac, mais elle me semble une base incontournable de connaissances.



La reproduction est une fonction globale de l'espèce.
Un organisme comprend des organes qui regroupent des fonctions. La fonction sexuelle (reproductive) est une fonction de l'espèce. Chez l'homme (sexes séparés, fécondation interne, viviparité, soin aux jeunes long) elle nécessite :
-- la production des gamètes (gamétogénèse) dans les glandes sexuelles (gonades)
- la recherche du partenaire de sexe opposé,
- l'union suivie de la fécondation (union des gamètes)
- la gestation chez la mère (stade embryonnaire (-> 8 sem) puis foetal),
- l'accouchement,
- l'allaitement (nutrition puis aide à la nutrition)
- la protection, l'attachement et l'éducation (fonctions de relation)


appareil génital masculin (coupe sagittale)


Un schéma inhabituel de l'appareil génital masculin en vue frontale
(d'après Vander in Précis de Physiologie, Doin, 1998) mettant bien en évidence les organes ou conduits pairs ou impairs.


organes   (x2 = pair; x1 = impair)

homme
femme

glandes sexuelles (gonades) produisant les cellules sexuelles et les hormones de la reproduction

testicules (x2)

ovaires (x2)

canal (différencié en plusieurs parties) conduisant les cellules sexuelles vers l'extérieur de l'organisme

épididyme (x2) :  tube contourné très long servant au stockage et à la maturation des spermatozoïdes

spermiducte (canal déférent) ; lieu de stockage des spermatozoïdes; 

se poursuivant par 

l'urètre (évacuation commune - mais non simultanée - de l'urine et du sperme) 

oviductes (x2) (élargis en pavillon au niveau de l'ovaire, la forme générale a conduit à leur donner le nom de trompes de Fallope) débouchant dans l'utérus (x1) (muscle et organe de la gestation) s'ouvrant au niveau du col de l'utérus dans le vagin (x1) (organe copulateur); l'urètre venant de la vessie est séparé et débouche  (orifice urinaire) au niveau de la vulve au-dessus de l'orifice vaginal 

glandes annexes

vésicules séminales (x2) : sécrète l'essentiel du liquide du sperme (liquide séminal : nutritif, protecteur...)

glandes de Cowper ou bulbo-urétrales (x2) sécrètent un lubrifiant et se déversent dans l'urètre

prostate (x1) ; ses sécrétions s'ajoutent au liquide séminal

glandes de Bartolin (x2) participent notamment à la lubrification du vagin

organes génitaux externes permettant la copulation

pénis (x1) érectile avec son corps caverneux et son tissu spongieux (se remplissant de sang lors de l'érection) terminé par un gland recouvert du prépuce

vulve comprenant
- le clitoris (x1) (érectile) recouvert de son capuchon (réunion des petites lèvres), homologue féminin du pénis, surmontant
- l'orifice urinaire puis
- l'orifice vaginal fermé par l'hymen et protégé par
- les petites lèvres (x2) et les grandes lèvres (x2);
- le périnée est la zone membraneuse et musculaire située entre l'orifice vaginal et l'anus.

On notera que les os du bassin, notamment de part et d'autre de la symphyse pubienne, sont fortement sollicités lors de l'accouchement (comme l'est aussi la colonne vertébrale lors de la grossesse)...

Les glandes mammaires (seins) permettant l'allaitement sont aussi des éléments essentiels de l'appareil reproducteur féminin.



bassin féminin (coupe sagittale)
(vous noterez la position de l'utérus, col orienté vers l'arrière, et des ovaires latéraux, coiffés par les pavillons dans leur partie antérieure)


appareil génital féminin
(en coupe frontale dans la partie gauche et en vue externe dans la partie droite)

S2 - Anatomie et histologie des gonades


Cette partie n'est pas à strictement parler nécessaire pour répondre aux questions des sujets de ba,c mais elle me semble une base incontournable de connaissances.

TP - Anatomie et histologie des gonades humaines

Histologie de l'ovaire
Histologie du testicule, de l'utérus, des trompes et des seins



image externe (ovaire théorique où toutes les phases possibles sont représentées) :
notez bien que, depuis la puberté, 20 follicules primordiaux environ démarrent chaque jour dans chaque ovaire une longue maturation qui dure environ 200 jours et qui conduit quelques follicules seulement au stade tertiaire (cavitaire). La phase rapide de maturation (follicule tertiaire -> follicule mûr et ovocyte I->ovocyte II) ne touche qu'un follicule (alternativement dans chaque ovaire tous les 56 jours) et dure 14 j. La phase de fonctionnement (14j) du corps jaune se poursuit avec sa dégradation (corps jaune cicatriciel) en environ 1 mois. La ménopause correspond à l'épuisement du stock d'ovocytes.



image externe :
les tubes séminifères produisent les spermatozoïdes depuis la puberté jusqu'à la mort.


cours de 1èreS de qualité où vous pouvez trouver aussi des explications simples.

S3 - Physiologie sexuelle


Les cycles sexuels simplifiés présentés ici sont une base nécessaire pour répondre aux questions du bac.



Les cycles féminins (ancienne version)

 

Sujets d'entraînement:
Annales Zéro - Sujet 3 partie 3 - question 1

Asie 2012 - partie 3 - question 1
Asie 2012 - partie 3 - question 2


L'activité sexuelle masculine est caractérisée par:
* une production continue de très nombreux gamètes (spermatozoïdes) depuis la puberté jusqu'à la mort
* une production d'hormone sexuelle (testostérone) continue.



Schéma TRÈS SIMPLIFIÉ (incomplet) du contrôle hormonal de la fonction sexuelle chez l'homme


Une gonadolibérine, neurohormone hypothalamique:
la GnRH = hormone de libération des gonadotrophines

Deux hormones antéhypophysaires (gonadotrophines ou hormones gonadotropes) :
la LH = hormone lutéinisante
la FSH = hormone folliculo-stimulante

Une hormone testiculaire :la testostérone

Deux hormones ovariennes : les œstrogènes (surtout en phase folliculaire) et la progestérone (en phase lutéale)



Schéma TRÈS SIMPLIFIÉ (incomplet) du contrôle hormonal de la fonction sexuelle chez la femme


L'activité sexuelle féminine est caractérisée par:
* une production d'un gamète (ovocyte - ovule) (exceptionnellement de plusieurs gamètes : double ou triple ovulation pouvant conduire à des faux jumeaux ou triplés...) cyclique mensuelle (tous les 28 jours) depuis la puberté jusqu'à la ménopause
* une production d'hormones sexuelles cyclique (oestrogènes dominants en période préovulatoire et progestérone dominante en période postovulatoire ou lutéale (du corps jaune))
* une préparation de l'utérus à la nidation de l'embryon puis à la gestation cyclique et mensuelle
* une préparation cyclique mensuelle du vagin à l'accouplement.


D'une façon simplifiée on peut dire que:
* gonades et hypophyse antérieure forment un complexe fonctionnel relié par des hormones: FSH et LH sécrétées par l'antéhypophyse et oestrogènes, progestérone et testostérone sécrétées par les gonades
* la FSH et la LH stimulent la gamétogénèse
* les hormones sexuelles (œstrogènes, progestérone et testostérone) exercent normalement un rétrocontrôle négatif (inhibition) sur l'activité hypophysaire; cependant les œstrogènes exercent un rétrocontrôle positif (stimulation) sur la production de FSH et de LH lorsqu'ils sont à forte concentration.
* un pic de LH est responsable chez la femme de l'ovulation
* la baisse simultanée des taux d'œstrogènes et de progestérone est responsable des règles (menstruations)
* la GnRH sécrétée par l'hypothalamus contrôle l'activité de l'hypophyse antérieure.


La fécondation a lieu dans la partie terminale des trompes (oviducte). Un seul spermatozoïde (durée de vie de l'ordre de 5 jours mais fécondance très faible après 3 jours) féconde l'ovule (d'une durée de vie d'un jour). 

La gestation a lieu dans l'utérus et dure 9 mois.

Le zygote (cellule œuf issue de la fécondation) se divise tout de suite et est dirigé par les contractions de l'oviducte vers l'utérus. Lorsque l'embryon s'implante (on dit nidifie: c'est la nidation), au bout d'environ 1 semaine, il est formé de quelques dizaines de cellules. Cet embryon est formé de trois types de cellules:

- certaines cellules vont former avec la muqueuse utérine un organe d'échange, principalement de nourriture (par le sang): c'est le placenta qui est un organe materno-fœtal (il comprend à la fois des cellules maternelles et des cellules fœtales). Le très jeune placenta sécrète une hormone -l'HCG (Gonadotrophine Chorionique Humaine) ou "hormone de grossesse" - qui est décelable dès le 9ème jour après la fécondation: elle stimule l'ovaire et permet le maintien du corps jaune qui persiste pendant une grande partie de la grossesse (corps jaune gestatif). Maximale vers la 10ème semaine de grossesse, la concentration en HCG diminue très fortement à partir de la 15ème semaine. Le placenta, tout comme l'ovaire gestatif, sécrète de la progestérone qui est l'hormone principale qui permet le maintien de la gestation en agissant sur la muqueuse utérine. L'ovaire sécrète aussi de grandes quantités d'œstrogènes. Les tests de grossesse détectent habituellement l'HCG à partir de sa forme dégradée dosée dans l'urine. Pendant toute la durée de la grossesse, les taux élevés de progestérone et d'œstrogènes empêchent toute survenue des règles qui n'apparaissent que plusieurs semaines après l'accouchement ("retour de couches").

- d'autres cellules forment des poches protectrices autour de l'embryon (on les appelle les annexes embryonnaires)

- d'autres cellules enfin forment l'embryon proprement dit (les autres tissus étant extra-embryonnaires).

Remarque : l'accouchement, l'allaitement et le soin aux jeunes.... ne sont pas au programme, mais font partie de la reproduction humaine.

S4 - Formation des appareils génitaux au cours du développement


Cette partie est spécifiquement au programme, comme à celui de la classe de 1èreS. Contrairement à ce que la présentation simplifiée des manuels peut faire croire, les mécanismes de la sexualisation, tant chromosomiques qu'hormonaux, sont loin d'être tous clairement identifiés et compris. Ce qui en fait une partie difficile et à haut risque selon le niveau de connaissance de celui qui a concocté la question...


Fig 17-4 de Biologie du développement, colorée différemment.
La gonade est indifférenciée jusqu'à la 6ème semaine de vie embryonnaire. À partir de la 7ème semaine de vie embryonnaire pour le testicule et la 8ème semaine pour l'ovaire (soit le début de la vie fœtale), les gonades peuvent être différenciées, mais elles ne seront formées complètement que vers la 20ème semaine de vie embryonnaire-fœtale.


L’ébauche gonadique apparaît entre la 4e et la 5e semaine de vie embryonnaire : la gonade est indifférenciée extérieurement jusqu’à la 7e semaine. À partir de la 7e semaine, on peut différencier le futur testicule du futur ovaire. Les gonades ne sont vraiment différenciées que vers la 15e semaine .
1ère étape : le sexe est d’abord déterminé par les chromosomes sexuels qui contrôlent la différenciation de la gonade indifférenciée en testicule ou en ovaire.

L'homme possède 46 chromosomes (22 paires d'autosomes, et 1 paire de chromosomes sexuels ou gonosomes : l'homme est XY et la femme XX).


Le déterminisme du sexe reste encore un mystère pour une bonne part. Depuis 1991, grâce aux travaux de Koopman sur des souris transgéniques, on a mis en évidence le rôle essentiel d’une région du chromosome Y (d’environ 14kb et contenant le gène sry sex-determining region of the y) qui contrôlerait la sécrétion d’une protéine masculinisante : le TDF (testicule détermination facteur). De nombreux autres gènes impliqués (dont certains sur des autosomes) ont été trouvés depuis. Il n'en reste pas moins que le gène SRY est nécessaire et suffisant à la détermination de la gonade en testicule.
Il existe de nombreuses anomalies chromosomiques touchant les chromosomes sexuels
(voir anomalies dans le cours de 1èreS). Toutes ont des conséquences sur plusieurs fonctions et pas seulement les fonctions sexuelles (non notées dans le tableau) et dont les symptômes sont variables selon les individus.
Lors de la période fœtale, les gonades mûrissent et leurs hormones agissent sur leur propre maturation, sur la mise en place des voies génitales et enfin sur tout l’organisme (à partir de la 15e semaine).
2e étape : le sexe des voies génitales et les caractères sexuels secondaires sont déterminés par les hormones sexuelles produites par les gonades.
La mise en place des voies génitales est dominée par l'action de 4 hormones : testostérone, œstrogènes, AMH et DHT. L'AMH (hormone antimüllerienne) - sécrétée par les cellules de Sertoli du testicule - induit la dégénérescence des canaux de Müller chez le fœtus masculin, alors que son absence chez le fœtus féminin conduit au développement des canaux de Müller en oviducte, utérus et vagin, sous l'action des œstrogènes fœtaux et maternels. Chez le fœtus masculin, la testostérone contrôle, avec les œstrogènes, la transformation des canaux de Wolff en spermiductes, et la DHT (dihydrotestostérone), issue de la transformation de la testostérone par différents tissus comme ceux des tubercules génitaux, contrôle l'apparition des organes génitaux externes (scrotum, pénis…).
En absence de gonades différenciées, les voies sont féminines.
À la puberté sous l'action des œstrogènes et de la testostérone, les caractères sexuels secondaires apparaissent : la voix et le développement des cartilages œsophagiens, la pilosité, la répartition des masses graisseuses, la taille…).

En absence de gonades différenciées, les voies sont féminines. L'AMH (hormone anti-müllerienne) sécrétée uniquement chez le mâle, provoque la dégénérescence des canaux de Müller et la mise en place des voies génitales mâles.


Moyen mnémotechnique :
MLF - WOM

(c'est le canal de MüLler qui se développe chez la Femme
c'est le canal de Wolff qui se développe chez l'hOMme)

Sujets d'entraînement:
Asie 2012 - partie 3 - question 3
Martinique septembre 2012- partie 3 questions 1, 2 3 et 4
Amérique du Nord 2012 partie 3 question 2
Pondichéry 2012 -partie 3 - question 3

S5 - De la maîtrise de son corps au contrôle de l'espèce


Cette partie est plus anthropologique que scientifique; elle doit être abordée prudemment, sans avoir peur de s'opposer au politiquement correct.

Les questions abordées ici sont des questions d’anthropologie. Dire qu’il existe une position scientifique « neutre » est un mensonge. La science expérimentale n’est d’aucun secours lorsque l’homme doit faire usage de sa liberté en conscience. Les termes du programme sont le reflet d’une vision de l’homme - utilitariste, hédoniste, relativiste, rationaliste laïciste - contre laquelle vous êtes en droit de vous rebeller*. En fait, il s'agit souvent davantage de faire croire que la maîtrise technique se confond avec la maîtrise consciente libre, ce qui revient à nier la conscience et la liberté. Le contrôle s’applique-t-il à notre comportement (une maîtrise), à notre physiologie ou à la nature (voire à l’espèce : une sélection) ?
* Les libertés de conscience et de religion - inséparables de leurs libres manifestations, tant en public qu’en privé et dans l’exercice de sa profession - sont affirmées par le Pacte international sur les droits civils et politiques (Art. 18) entré en vigueur le 23 mars 1976 auquel la plupart des États membres de l’ONU ont adhéré, dont bien entendu la France. Le laïcisme rationaliste d’État viole ces accords.


Le  site svtfemininmasculin.com  semble désormais fermé. Dommage !

 

Sujets d'entraînement
Annales Zéro - Sujet 2 partie 3
Annales Zéro - Sujet 3 partie 3 question 2, question 3 et question 4
Métropole 2012 - partie 3
Nouvelle Calédonie 212 - partie 3
Liban 2012 - partie 3
Pondichéry 2012 -partie 3 - question 1


1- Favoriser une fécondation puis une gestation
 Seuls 5% des couples sont stériles. Un grand nombre de moyens peuvent être mise en œuvre pour augmenter la fécondité naturelle basés sur la connaissance des cycles, des périodes de fécondité, de la date d’ovulation, de la durée de vie des gamètes, ce qui permet d’optimiser les rapports fécondants. Des méthodes paramédicales et médicales viennent ensuite : psychologie, relaxation, chirurgie, traitement hormonal.... tout ce qui permet de soigner (naprotechnologies).
2 - Empêcher une fécondation par des moyens naturels ou artificiels
La contraception désigne l’ensemble des moyens mis en œuvre pour empêcher une fécondation (du latin conceptus = contenu entièrement, conçu et de contra = contre). On peut préférer à ce mot d’origine anglaise moderne (XXe) l'expression « contrôle naturel/artificiel des naissances » ou encore « maîtrise de la reproduction ».
- Les moyens naturels nécessitent tous un contrôle (maîtrise) de la date du rapport
sexuel qui doit avoir lieu en période d’infécondité féminine. (sujet d'entraînement sur les méthodes naturelles de maîtrise de la fécondité)
- Les moyens artificiels empêchent la fécondation par barrage aux spermatozoïdes (barrage mécanique, chimique ou désynchronisation des cycles de la glaire cervicale avec l’ovulation). Les pilules contraceptives sont des agents chimiques très voisins des hormones féminines de type œstrogène et progestérone qui agissent de façon variée - et pas toujours bien connue - sur les cycles féminins : désynchronisation des cycles utérin et ovarien (glaire cervicale empêchant le passage des spermatozoïdes) ou absence d’ovulation.
3 - Empêcher une gestation ou éliminer l’embryon
La contragestion désigne l’ensemble des moyens mis en œuvre pour empêcher la gestation (du latin gestatis = porter un enfant, et de contra = contre). Ce mot est moderne et employé pour éviter de parler à tort et à travers d’avortement. L’avortement (du latin avortare = avorter) désigne une interruption de la gestation vue du point de vue de la mère : il est équivalent à « interruption de grossesse ». Lorsque l’avortement est naturel (c’est-à-dire par exemple que l’embryon ne nidifie pas), il serait préférable de parler d’avortement spontané (qui fait référence à l’embryon) plutôt qu’involontaire (qui fait référence à la mère) ou de « fausse-couche ». Lorsque l’interruption de grossesse est volontaire - IVG - du point de vue de la mère, il est « forcé » du point de vue de l’embryon. L’interruption de grossesse est qualifiée de « médicale », lorsque la santé de la mère ou de l’embryon ou du fœtus est en danger - IMG. L’embryon désigne la cellule oeuf fécondée (stade 1 cellule) jusqu’au début de la 8e semaine de développement. On parle ensuite de fœtus. La gestation commence avec la vie embryonnaire, mais les liens mère-embryon se développent surtout à partir de la nidation (dès le 6e jour après la fécondation). Empêcher une nidation est clairement un avortement volontaire.
4 - Obtenir une grossesse par des moyens artificiels : les AMP
Il ne s’agit pas ici des techniques visant à soigner une infertilité, mais des techniques reproductives qui permettent de s’affranchir de telle ou telle étape naturelle empêchée chez l’un ou l’autre des parents, voire de s’affranchir de la présence d’un parent ou même des deux. Les Assistances Médicales à la Procréation (AMP) consistent à reproduire en laboratoire une partie des processus naturels de la fécondation et du développement embryonnaire précoce.
Ces techniques ont déjà fait leurs preuves, mais elles restent une épreuve tant physique que psychologique pour chaque couple.


connaître, connaissance, maîtrise, contrôle, libération, aveuglement, abandon, contraception, contagestation, contragestif, abortif, avorter, avortement, tuer, éliminer, empêcher, limiter, détruire, modifier, désynchroniser, altérer, stériliser, mutiler...


Données hormonales OVARIENNES sur lesquelles reposent les méthodes contraceptives et contragestives chimiques:
- la baisse SIMULTANÉE des taux d'œstrogènes et de progestérone est responsable de l'apparition des règles. En absence de baisse ou en présence de la baisse du taux d'une seule hormone, la muqueuse utérine est maintenue au stade sécrétoire ou au stade post- menstruel sans prolifération selon les dosages et la période de début de prise d'hormone...) ;
 - la préparation de l'ovulation est due au pic -plus ou moins étalé - d'œstrogènes en phase folliculaire ovarienne (lui-même à l'origine de la décharge ovulante de LH et FSH); en absence d'une augmentation du taux d'œstrogènes (ou lors d'un maintien de celui-ci à un taux élevé) il n'y a pas d'ovulation ;
- les variations cycliques de la glaire cervicale sont sous la dépendance des œstrogènes et de la progestérone. En maintenant un taux constant élevé de ces hormones l'état de la glaire empêche le passage des spermatozoïdes et donc la fécondation.



Sujets d'entraînement:
Métropole septembre 2012 - partie 3
Pondichéry 2012 -partie 3 - question 2


Les MST sont les maladies sexuellement transmissibles : SIDA, infections à herpès, hépatite, blennorragie...). Le ministère de la santé publique leur préfère le terme IST (infections sexuellement transmissibles) en invitant les personnes à consulter même en l'absence de symptômes. Détectées à temps la plupart sont guérissables (sauf SIDA actuellement).

ALIMENTATION






EN TRAVAUX

A1 - Conservation des aliments

Pour cette partie il est clair que le cours est extrêmement réduit. Normalement le sujet devrait comprendre tous les éléments pour répondre intelligemment. Le reste dépend de la culture de chacun....

Sujets d'entraînement:
Annales zéro sujet 2 - Partie 1 - Conservation des aliments -
salmonellose, effet de la température, "article de presse"
Métropole septembre 2012 - Partie 1 - Conservation des aliments -
jambon et tomates, Listeria, "courrier électronique d'un diététicien"
Asie 2012 - Partie 1 - Conservation des aliments -
Clostridium, stérilisation "courrier à un journaliste"
Martinique 2012 - Partie 1 - Conservation des aliments -
Botulisme, stérilisation, "article de presse"
Polynésie 2012 - Partie 1 - Conservation des aliments -
Conservation sous O2, "argumentation grand public"
Liban 2012 - Partie 1 - Conservation des aliments -
noix, moisissures, huile, confiture "article d'un expert d'une chambre d'agriculture"

à lire : Manuel Bordas p124-125


Un aliment, vis-à-vis de la conservation, c'est un milieu de vie pour les microorganismes (bactéries, champigons (moisissures)...)

Les micro-organismes sont souvent présents dans l'air (et donc sur les aliments stockés à l'air) sous des formes de résistance liées à leur cycle de reproduction : spores le plus souvent.

Deux manières de conserver un aliment :
1 - rendre le milieu inhospitalier et le conserver à l’abri des micro-organismes = dessiccation, séchage, salage, stérilisation, froid…
2 - favoriser le développement de micro-organismes protecteurs (bactéries lactiques principalement) qui empêchent alors les microbes pathogènes de se développer = fermentations lactiques (quasiment tous les légumes peuvent se conserver ainsi…).


+120°C = destruction de toutes les spores

+65-70°C mort de la plupart des bactéries (et inactivation de la plupart des protéines qui forment les enzymes, substances chimiques responsables des réactions chimiques du vivant)

20-40°C forte multiplication de la plupart des micro-organismes

<5°C forte baisse de la multiplication sauf psychrophiles (qui aiment le froid)

-18°C arrêt de tout métabolisme (ensemble des réactions chimiques) mais sans tuer les bactéries

Document sujet 1 annales zéro

A2 - Agriculture, santé et environnement


ancien cours 1èreL sur l'alimentation,
3ème partie

 

 

Sujets d'entraînement:
Annales zéro sujet 1 - Partie 1 - Environnement :
Qualité de l'eau et agriculture - questions et arguments
Partie 1 - Environnement -
qualité de l'eau, "courrier d'un médecin"
Partie 1 - Environnement -
pommes et pesticides, article de journaliste
Partie 1 - Environnement -
nitrates, argumentation politique


Un écosystème est un groupement d'êtres vivants (formant une biocénose) vivant dans un milieu de vie (ou biotope).

Par analogie, on parle d'agrosystème, écosystème agricole (artificiel au sens étymologie d'ars, artis = art et facere, factus= faire, fait, donc fait de main d'homme), où l'homme apporte des éléments nutritifs (engrais) ou des soins particuliers (intrants), cultive ou élève certains organismes et prélève des organismes pour les consommer (extrants).

 

 

 étude INSERM sur les pesticides - juin 2013

Dossier LA RECHERCHE juin 2013 sur les perturbateurs endocriniens


La démarche actuelle "environnementale " exige que l'on mesure le rendement d'un agrosystème non pas uniquement en comparant les importations artificielles aux exportations artificielles, sans se préoccuper des éléments fournis "gratuitement" par la nature, mais bien en essayant de dresser un bilan global, notamment en terme de surexploitation des richesses du sol ou en terme de pollution de l'environnement. Le respect de l'environnement n'est pas un luxe. Il s'agit sans aucun doute ici d'une bonne mondialisation, celle des responsabilités.

Pour les consommateurs européens, à cette démarche environnementale, qui peut être solidaire, s'ajoute une exigence de sécurité alimentaire (au sens d'inoffensif pour la santé).

Exemples:
pollution par les nitrates, les pesticides, produits cancérigènes, perturbateurs endocriniens (dont le bisphénol A)


Plus l'agrosystème modifie l'écosystème naturel plus le rendement productif est élevé (extrants-intrants) mais plus la biodiversité spécifique (nombre d'espèces vivant dans le biotope) est réduite, ce qui peut induire des dangers en cas d'épidémie (si l'espèce dominante est atteinte, toute la biocénose s'effondre).

Pour augmenter les rendements, on procède aussi à des sélections d'espèces performantes et, depuis la fin du XXème siècle à la culture d'espèces génétiquement modifiées (OGM) dont les gènes artificiellement ajoutés (gènes de résistance à un ravageur, gènes intervenant dans la diminution de la taille de la tige et donc limitant la verse des céréales;..) se sont répandus dans la nature.

On peut aller nettement plus loin dans la démarche écologique et s’impliquer dans l’agroécologie (une agriculture refuse la société industrialisée et consommatrice) ou la permaculture (qui prône de laisser le plus possible la place à la nature). Voir le film Demain.


Depuis juin 2007 nous avons en France un ministère du développement durable au carrefour de l'écologie (science de l'"habitat" des êtres vivants, mais qui est parfois confondu avec une politique environnementale alors que l'homme est au centre de l'écologie), du social (qui devrait être centré sur l'homme) et l'économique (de même). Tous ces niveaux étant plus ou moins récupérés par le politique (qui n'est guère au service du bien commun). D'une bonne idée, un peu complexe, on a fait le plus souvent un slogan.

ecologie et humanisme
ecologie et humanisme
autour de Pierre Rabhi
écologie humaine
eco-tree


    

Voici deux autres représentations d'un
développement durable pour vous encourager à questionner le modèle classique peu compréhensible et qui paraît oublier un peu l'homme.... (en effet au centre il y a le vide blanc, seul durable, alors qu'à mon sens ce devrait être l'homme) À vos crayons !







Il existe 2 grands types trophiques: - les autotrophes (qui se nourrissent seuls par rapport aux autres êtres vivants); ce sont les plantes chlorophylliennes (vertes), mais aussi de nombreux unicellulaires et des bactéries;
- les hétérotrophes ou allotrophes qui se nourrissent des autres êtres vivants (morts ou vivants). Ce sont les animaux, mais aussi les champignons, de nombreux unicellulaires et bactéries.


Tous les organismes vivants produisent leur matière organique, ce sont donc des producteurs. Les autotrophes sont qualifiés de producteurs primaires, car ils produisent leur matière organique à partir de l'air et de la lumière , ils n'ont donc pas besoin des autres êtres vivants pour se nourrir.
Les hétérotrophes sont appelés consommateurs (ou producteurs de 2ème ordre, 3ème ordre ou... d'ordre supérieur) parce qu'ils consomment d'autres êtres vivants.


On considère qu'une alimentation principalement à base de nourriture de type primaire (blé, riz, mil, maïs, pomme de terre...) est plus économe en énergie (au niveau de l'écosystème, bien que le rendement soit faible pour le transfert entre la matière organique de niveau 1 et la matière organique de niveau 2: environ 0,4%) que la consommation d'une nourriture composée de consommateurs de 1er ordre (lait, viande d'herbivores...) ou surtout d'ordre supérieur (alors que le transfert entre niveaux d'énergie se fait alors avec des rendements de l'ordre de 10 à 20%).

Ainsi on peut affirmer qu'un ha de céréales nourrit 120 personnes, alors qu'un ha de prairie utilisée pour l'élevage de bovins nourrit 2 personnes. De là à considérer que la consommation de nourriture secondaire est un luxe, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir inconsidérément. Il ne faut pas oublier que si l'homme est un allotrophe, la variété de l'alimentation est une exigence psychologique.

Cela n'empêche pas que certains Européens prennent conscience de ce que leur alimentation est d'une richesse énergétique telle qu'ils puissent la qualifier de gaspillage.

QCM (1ère partie)


QCM (2ème partie)