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de science - page
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Cette page s'efforce
de présenter, avec le regard un peu
synthétique du pédagogue, quelques
évolutions du concept de cellule, et quelques
incursions au-delà de ce concept, en ce début
de XXIème siècle. Les simplifications faites,
et les prospectives explorées, ne rendent
peut-être pas justice aux idées plus
nuancées des chercheurs. Comme la vulgarisation,
l'enseignement expose l'auteur. Je suis très attentif
à toutes les remarques
que les lecteurs veulent bien m'adresser.
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Sources
générales: |
Un site à recommander avec des vidéos et un texte clair :http://www.cerimes.fr/e_doc/cellule/cellule.htm |
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Plan |
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Le symbole
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1. La théorie
cellulaire, un produit de l'imagination du
discontinu*
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* « La théorie des molécules organiques illustre une méthode d'explication, la méthode analytique, et privilégie un type d'imagination, l'imagination du discontinu .» (G. Canguilhem) |
G. Canguilhem attribue ainsi à Buffon une certaine paternité de la théorie cellulaire et cite : «... la vie étant dans chacune des parties, elle peut se retrouver dans un tout, dans un assemblage quelconque de ces parties. » (Buffon, Histoire des Animaux, chapitre X); |
Histoire
: la théorie
cellulaire |
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La théorie fibrillaire, dans laquelle on peut voir un précurseur de la théorie cellulaire, correspondait au même imaginaire du discontinu. |
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La théorie cellulaire (Buffon, Oken, Vischov) comprend deux affirmations : |
* tout être vivant
est composé en totalité (et uniquement) d'au
moins une cellule |
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G.
Canguilhem y ajoute deux
axiomes |
* les vivants non
composés sont unicellulaires
(Dujardin, Haeckel) |
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La cellule vivante n'est pas plus une chambre (cellula en latin), qu'une solution aqueuse, ni encore qu'une unité d'un programme du vivant. Une cellule est tout simplement un moyen commode que scientifiques et philosophes ont trouvé pour décrire le vivant: un concept qui désigne l'unité structurale et fonctionnelle du vivant. La cellule comme unité de structure découle du premier axiome de la théorie (tout être vivant est composé d'au moins une cellule). La cellule comme unité fonctionnelle est le plus petit élément VIVANT, qui possède TOUTES les caractéristiques du vivant. Si on reprend la formulation qui m'est chère, c'est la plus petite unité AU TRAVAIL: plus petite unité qui réalise un travail de nutrition, de relation et de reproduction. Le deuxième axiome de la théorie cellulaire (toute cellule est issue d'une autre cellule) permet de repousser la question de la vie hors du champ biologique et vers le champ philosophique, mais n'est pas une réponse en elle-même. La biologie doit se contenter de cette propriété du vivant qu'elle ne peut relier à aucun objet sans sortir de sa méthode (qui est expérimentale et qui ne peut répondre à la question de la vie). |
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1ère
étape: La vision de René Thom s'est progressivement imposée à moi comme étant une réponse très pertinente à la recherche de propriétés locales, expérimentables, issues de propriétés générales, non locales. L'unité du vivant est alors à exprimer avec des objets mathématiques. Quand à l'unité structurale, elle repose alors sur le continu chimique de la cellule (l'eau étant en première ligne). |
2ème
étape: J'en suis donc revenu inconsciemment au deuxième axiome de la théorie cellulaire qui est en fait la source de la définition de l'espèce: « toute cellule est issue d'une autre cellule» devient: « tout être vivant hérite de la forme de son espèce par sa naissance à partir d'un être vivant de la même espèce.» La dimension évolutive comprise dans la théorie cellulaire devient apparente mais elle n'a de sens qu'au niveau de l'individu et non pas de la cellule. |
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2. Vers une théorie
de l'organisme vivant relevant de l'imagination du continu
: ondes, champs, gradients et
fonctions du vivant
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G. Canguilhem,
dans son analyse de la théorie cellulaire,
souligne l'ambivalence
"continu-discontinu
(1)" sans
cesse présente, même chez ceux que l'on
considère comme les pères de la théorie
cellulaire. L'aspect continu peut se rapporter à
l'apparition des nouvelles cellules au sein d'un liquide
formateur initial (que l'on peut rapprocher d'une
matière continue : protoplasma d'Hugo von
Mohl, cytoblastème de Schwann...), alors que
l'aspect discontinu se retrouve dans les formes
observées, assemblages de parties ou molécules
(théorie des molécules organiques de
Buffon...).
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Je vais suivre la
chronologie avec trois étapes historiques dans cette
marche vers le continu: |
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Sources de cette partie: |
Un site en anglais (de Martin Chaplin) particulièrement riche: http://www.sbu.ac.uk/water/index.html Une page de culture générale sur l'eau |
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2.1.1 Voir et imaginer l'eau de la matière vivante |
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Nous nous
intéresserons à l'eau au niveau de la
matière vivante que nous appellerons parfois
eau cellulaire, même si notre but
avoué est de nous affranchir du concept de cellule.
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Ce schéma tente de montrer comment on est passé, grâce à l'évolution des techniques d'observation, d'une eau cellulaire majoritairement liquide, à une eau cellulaire sous des états variés, l'eau liquide étant très rare. |
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Ce schéma est assez
personnel et je suis intéressé
par toute remarque à son sujet |
![]() |
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le microscope optique (M.O. - 1) ne permet guère que de voir le noyau et le cytoplasme dont le contenu nous paraît clair mais hétérogène (un peu grumeleux). On peut aussi entr'apercevoir de gros organites comme des vacuoles, des chloroplastes ou des mitochondries. On peut colorer la cellule sans la tuer et voir par exemple les chloroplastes se déplacer entraînés par les mouvements du cytoplasme. |
Au microscope électronique (M.E. 2 et 3) la cellule est morte et fixée. Les structures ne sont pas vivantes mais mortes. De plus, on ne voit que celles qui fixent le colorant utilisé (tétroxyde d'osmium). On observe cependant une grande variété de structures. En 2 on distingue des mitochondries, des vésicules et les citernes du réticulum. En 3 les plus gros assemblages protéiques apparaissent comme les ribosomes et les microfilaments du cytosquelette. |
L'étape 4 n'est pas vraiment accessible à la microscopie pour des structures complexes en place mais représente ce que l'on peut imaginer être la réalité à partir d'observations de quelques éléments réellement observés mais isolés de la cellule et d'autres structures. |
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On reconnaîtra (en 4) en partant du coin gauche et en se déplaçant en diagonale vers le bas à droite: une vésicule dont la membrane (en noir) est une structure de près de 8 nm d'épaisseur, des macromolécules (en jaune) avec leur(s) couche(s) d'eau liée (les plus grosses protéines globulaires atteignent typiquement 5 nm de diamètre), un microfilament fin dessiné en arrière plan (en violet, leur diamètre varie de 5 nm pour les plus fins à 25 nm pour les plus épais), deux ribosomes (en gris, de diamètre environ 20 nm) autour d'un ARNm (en rouge, un filament de diamètre inférieur à 2 nm qui est le diamètre de la molécule d'ADN); les molécules organiques plus petites (de diamètre voisin du nanomètre - pensez qu'un aa comme la phénylalanine atteint déjà le nanomètre si l'on tient compte de sa couche d'eau liée - voir plus bas) avec leur(s) couche(s) d'eau liée encombrent le hyaloplasme; l'eau "libre" (en bleu clair) est rare et concentrée dans certains espaces. |
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si 20% de l'eau de la
matière vivante est une eau libre, |
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a - Exemple: l'eau de l'ADN |
80% de la masse de l'ADN (extrait) est due à l'eau |
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Pour comprendre comment une augmentation de la surface de contact, qui est due à la faible taille des macromolécules, augmente considérablement le volume d'eau associé à un ensemble de macromolécules, on peut prendre l'exemple de l'ADN: à chaque nucléotide est associé environ 20 molécules d'eau (eau "liée", très structurée, non congelable) ce qui représente environ 80% du poids de la molécule d'ADN. Si l'on place de l'ADN cristallisé en solution aqueuse il gonfle, ce que l'on peut expliquer par la mise en place d'au moins une seconde couche d'eau entre les brins d'ADN, couche moins structurée et congelable, dont l'origine pourrait provenir du caractère fortement électrolytique de la molécule d'ADN. Dans une cellule vivante, l'eau associée à l'ADN atteint ainsi une masse nettement supérieure à la masse d'ADN. On peut donc comprendre que, tout comme ses composants moléculaires, dont la forme est à la fois stabilisée par l'eau et due en partie à cette hydratation, la cellule contient une énorme quantité d'eau, fortement structurante et structurée. |
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![]() L'ADN, une molécule très hydratée |
Pour une molécule organique de 2 nm de diamètre (de l'ordre de celui de la molécule d'ADN qui est plutôt grossièrement cylindrique) supposée sphérique (donc de volume 33,5 nm3), une couche d'hydratation dont l'épaisseur est estimée à 0,27 nm correspond à un volume de (4/3 ¼ (2,273-23)nm3= 15,5 nm3 ) soit un volume relatif de (2,273-23/23 ) soit 46%. |
Avec une deuxième couche d'eau on
atteint 105 % et enfin 177% avec une
troisième couche d'eau. |
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b - Généralisation: eau liée, eau
structurée et eau libre
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Il est évident que, si la majorité des scientifiques actuels s'accordent pour la présence d'une couche d'eau "liée", l'épaisseur de la "coquille d'hydratation" est fortement discutée par les spécialistes. |
La première couche d'eau est
appelée eau
liée (bound
water). |
Enfin il existe aussi une eau constitutive des macromolécules, inextractible sans modifier profondément la structure et la fonction de la molécule. |
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c - Petits calculs pour comprendre |
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En sachant que l'empilement de
sphères le plus dense atteint près de 75% du
volume total (c'est la fameuse
conjecture de Kepler qui a reçu une
démonstration faisant intensément appel
à l'informatique par Hales en
1999), on peut faire entrer
approximativement, dans un volume Vo donné d' environ
70 µm3, 100
sphères
de 1 micromètre (1 µm) de diamètre,
possédant une
couche d'eau
liée environ 1,1 nm
d'épaisseur ou 73 millions de sphères d'un
diamètre 100 fois plus petit (10 nm) avec une couche
d'eau liée de la même épaisseur. |
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le cytoplasme n'est pas un
milieu - un solvant plus ou moins liquide - de
molécules en solution ... |
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d - L'eau interfaciale de quelques molécules |
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Même si les spécialistes discutent pour savoir quel est le nombre habituel de couches d'eau liée autour des macromolécules, elles sont omniprésentes. Une molécule est toujours entourée d'eau plus ou moins fortement attachée à elle. Cette eau est ordonnée selon les interactions qu'elle développe avec la molécule à laquelle elle se lie: on parle ainsi d'eau liée ou d'eau structurée. Par rapport à la figure 1, cette figure correspondrait à un grossissement environ dix fois plus fort le grossissement le plus fort de la figure 1 soit environ 5.000.000 de fois; ce qui n'est bien sûr pas accessible à une quelconque technique microscopique sur des molécules en place dans un cytoplasme, et encore moins sur de la matière vivante. Nous devons donc nous contenter d'interprétations, réalisées par des méthodes indirectes, et non d'observations. |
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e - Quelques formes de l'eau interfaciale (un peu plus
de chimie):
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- les molécules d'eau établissent des liaisons hydrogène entre elles (structure ice-like) qui sont fortement favorisées dans les poches hydrophobes et au voisinage des domaines apolaires des molécules; |
- les molécules d'eau (polarisées) sont fortement attirées par les domaines ionisés des molécules et forment une eau électrostrictée dont la densité peut atteindre 1,2. Les molécules d'eau électrostrictée s'échangent sans cesse avec l'eau bulk; |
- les molécules d'eau sont fortement immobilisées par des liaisons hydrogène (de structure variées) au niveau des domaines polaires. |
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La petite taille du proton est à l'origine de l'intensité de la liaison hydrogène car un champ électrostatique engendré par une particule de charge q varie en q/d2, si d est la distance au centre de la particule. Le proton forme un pont entre un atome donneur auquel il est lié de façon covalente (O) et un atome accepteur qu'il attire électriquement (O ou N, mais aussi C ou encore un nuage d'électrons ¼ d'un cycle aromatique...) . |
L'habituelle linéarité de la liaison hydrogène observée entre molécules d'eau dans la glace, n'est pas conservée dans toutes les liaisons hydrogène qui peuvent aussi présenter des énergies variables en fonction de leur longueur (8 kJ.mol-1 pour les plus courtes liaisons à 42 kJ.mol-1 pour les liaisons les plus longues). L'établissement d'une liaison hydrogène modifiant les caractéristiques du donneur et de l'accepteur, on observe un phénomène de coopérativité qui facilite l'établissement de liaisons en chaîne. Ces chaînes de molécules d'eau liée expliqueraient nombre de fonctions de l'eau interfaciale. |
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La solvatation résulte de l'établissement de liaisons électrostatiques entre les molécules d'eau et les ions et de liaisons hydrogène entre les molécules d'eau de cette "couche" dite de solvatation. Le nombre moyen de molécules d'eau de la couche de solvatation dépend de la charge de l'ion et de son rayon atomique: plus l'ion est chargé plus il attire les molécules d'eau; et à charge égale, plus un ion a un rayon ionique important, moins il attire de molécules d'eau. |
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Pour un ion de grande taille de charge négative comme le chlore, cette charge est répartie sur toute la surface de l'ion (1/S=1/¼ R2) est est donc plus faible que pour un ion de petite taille comme de sodium. Ainsi l'ion chlorure est solvaté par environ 3 molécules d'eau pour un rayon de solvatation inférieur au rayon de l'ion dans un solide ionique (NaCl) alors que l'ion sodium est solvaté par environ 5 molécules d'eau et son rayon ionique est presque deux fois plus faible que lorsqu'il est solvaté. |
Un autre exemple est le lithium (ion Li+) qui est solvaté par environ 6 molécules d'eau ce qui fait passer son rayon ionique de 0,060 nm à 0,236 nm (soit près de 4 fois plus) lorsqu'il est solvaté. L'ion potassium (K+), volumineux, et ne portant qu'une seule charge positive, n'est solvaté que par 4 molécules d'eau en moyenne, et passe d'un rayon ionique de 0,133 nm à 0,121 nm lorsqu'il est hydraté. |
Dans un champ électrique, EN SOLUTION, les ions les plus petits et les plus solvatés migrent le plus lentement. |
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Les clathrates sont des structures polyédriques à faces pentagonales qui contiennent des molécules d'eau réunies par des liaisons hydrogène et des molécules hydrophobes (on connaissait les clathrates en géologie où c'est une forme d'association de l'eau avec les hydrocarbures, et en astrophysique où ces structures ont été utilisées pour expliquer certaines caractéristiques spectroscopiques des rayonnements de certaines corps célestes) . |
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Les clathrates sont très stables,
cristallisables, et peuvent contenir jusqu'à 90%
d'eau. |
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Les 3 types principaux de structuration de l'eau au voisinage d'une macromolécule: eau de solvatation (remarquez la seconde couche d'eau liée à la première par des liaisons hydrogène: la première couche est appelée eau liée (sous-entendu à la macromolécule), la seconde, eau structurée), eau liée par des liaisons hydrogène à des domaines polaires ou à des nuages d'électrons ¼ (là aussi une seconde couche d'eau stabilise la première couche), eau liée par des liaisons hydrogène en structures de type clathrate au voisinage de domaines hydrophobes (d'après Mentré, 1995, Fig 12.2 principalement). |
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les états de l'eau chez
les êtres vivants
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Sommairement on peut distinguer: |
* un milieu thixotropique
(avec à la fois des
propriétés de solide et de liquide) : la
matière vivante (c'est l'ancien contenu
cellulaire ou tissulaire : parenchyme, muscle,
épithélium, os...), avec 60 à 90% d'eau
dont environ 20% correspond à de l'eau libre et 80%
à de l'eau interfaciale |
* des barrières : les parois, mucilages et autres milieux d'échanges dont le contenu en eau libre est réduit mais pour lesquels la mobilité est forte |
* des fluides: les liquides
(plasma, sèves...) et les gaz (avec des
goutelettes et microgoutellettes d'eau) qui sont des milieux
particuliers où l'eau liquide libre est la phase
dominante. |
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quels rôles pour les
membranes ?
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Les membranes monocouches ont une face
hydrophile et une face fortement hydrophobe. Elles ont
tendance à former des micelles au centre hydrophobe
et à l'extérieur hydrophile. |
Une interprétation particulièrement astucieuse de la topologie des membranes a été présentée par d'Yves Bouligand (sur l'ancienne page sur les modèles) je recommande particulièrement la figure présentant Une "microzoologie" des formes observées et supposées de micelles "membranaires" ).ci-contre------------> |
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Jean-Pierre Miolan : « Un nouveau mode de conduction des signaux nerveux », La Recherche, 413, nov 2007, 14-15 |
Les membranes, notamment des neurones,
pourraient servir de surfaces communicantes par le biais de
microdomaines lipidiques: des radeaux
(rafts en
anglais) de
sphingolipides . Le
mécanisme proposé par cette équipe fait
intervenir l'activation en cascade d'une séquence de
seconds messagers dont certains comme le céramide
sont situés dans les radeaux. Il permettrait une
vitesse de conduction du signal de l'ordre du cm à la
minute. On notera bien que c'est l'activation des seconds
messagers qui se déplace et non les radeaux.
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article original en anglais: Fasano C, Tercé F, Niel JP, Nguyen HTT, Hiol A, et al. (2007) Neuronal Conduction of Excitation without Action Potentials Based on Ceramide Production. PLoS ONE 2(7): e612 doi:10.1371/ journal.pone.0000612 |
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(en travaux) |
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L'eau n'est donc plus seulement
constitutive du vivant (matière vivante,
milieu de vie) mais ses rôles se
découvrent aussi énergétiques
(mécaniques, chimiques...) et
relationnels. |
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* mais il existe d'autres gradients beaucoup plus pertinents: le gradient c'est la dérivée d'une fonction: une telle fonction ne peut s'appuyer sur des atomes et des molécules, elle doit provenir d'un champ qui n'est pas déterminé par des particules : champ de nutrition par exemple. |
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On estime qu'une bactérie comme Echerichia coli ne contient qu'une centaine de protons qui sont éloignés les uns des autres de plusieurs centaines de nm et donc ne peuvent être responsables d'un gradient de concentration. De même pour les ions calcium que l'on estime à une concentration cellulaire de 10-3M dont 10-8M à 10-6 libres (non complexé par des macromolécules comme la calmoduline...) mais solvaté (entouré par des molécules d'eau). |
Dans une bactérie comme
Escherichia coli que l'on peut estimer
parallélipipédique (de volume V=2.1.1
µm3 = 2.10-15 L), une
concentration de 10-6M correspond
à un nombre de molécules de calcium n
= N (nombre d'Avogadro). 10-6. V soit n
=
6.1023.10-6.2.10-15
molécules = 1200 molécules. De la
même façon, une concentration de
10-8M correspond à un nombre de
molécules de calcium n = N (nombre
d'Avogadro)x 10-8. V molécules
soit n =
6.1023.10-6.2.10-15
molécules = 12 molécules. En
supposant chaque molécule au centre d'un
cube de côté "a", la distance entre
deux molécules est très
approximativement égale à "a" soit
RACINE CUBIQUE [(V/n)]. On
trouve
0,1 µm pour la
concentration de
10-6M
et 0,6
µm pour la
concentration de
10-8M.
Pour une cellule supposée sphérique,
on a les mêmes ordres de grandeur. |
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Comment imaginer qu'une dizaine d'ions ou même quelques milliers d'ions, séparés par de très nombreuses macromolécules puissent déterminer un gradient de concentration à de telles distances ! Quand aux compartiments membranaires habituellement invoqués pour présenter une concentration homogène, leur taille étant de l'ordre de la centaine de nanomètre (épaisseur d'une citerne golgienne ou du réticulum endoplasmique) au micromètre (mitochondrie), ils ne peuvent non plus contenir plus de quelques unités à dizaines d'unités de ces ions, bien incapables donc de déterminer un gradient de concentration. Cette remarque d'une part remet en cause probablement la mesure des concentrations aussi faibles que celles présentées et d'autre part oblige à considérer que les molécules sont avant tout liées à d'autres molécules dans la cellule et que l'eau ne joue que très rarement, le rôle de solvant. |
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Les concentrations extrêmement faibles estimées pour le vivant conduisent à des interprétations trompeuses si l'on pense que le compartiment cellulaire bactérien, par exemple, est un milieu homogène où la chimie des solutions en milieu aqueux pourrait s'appliquer. Ainsi une concentration en calcium d'une nanomole correspond à environ 12 ions calcium dans le cytoplasme. Avec des chiffres aussi petits il est indispensable d'envisager une chimie des milieux hétérogènes pour le cytoplasme dont une représentation très imagée est proposée. On reconnaîtra la membrane plasmique (en orange) avec des protéines membranaires (en jaune) , des ribosomes (en gris) et des éléments du cytosquelette (en violet). Le calcium libre est très probablement séquestré dans des microdomaines très localisés (en bleu foncé) dans lesquels on peut peut-être utiliser une chimie statistique avec par exemple la loi d'action de masses, mais il est incohérent de l'appliquer à l'ensemble du compartiment cellulaire. |
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les propriétés physiques du cytoplasme, sont hétérogènes et très variables selon les types de cytoplasmes dans les différents tissus, ce qui peut notamment être expliqué par les différentes formes de l'eau au sein de ce cytoplasme |
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Le hyaloplasme ne formerait pas une
entité homogène au comportement physique
identique sauf dans quelques cellules très
spécialisées comme les hématies dont la
compartimentation est réduite à un
quasi-unique compartiment, monofonctionnel. L'immense
vacuole des cellules végétales peut aussi
constituer un bon exemple de compartiment d'une telle
homogénéité. |
Une des théories les plus
séduisantes sur l'organisation de l'eau cytoplasmique
est la théorie de Watterson (1982,1991); la
tension existant dans un volume d'eau est reliée par
l'auteur aux mouvements vibratoires des molécules qui
seraient dus aux phénomènes de
coopérativité (résonance)
observés entre les molécules d'eau
reliées par des liaisons hydrogène. |
Un point essentiel d'application de cette théorie est que la plupart des protéines intracytoplasmiques ont des dimensions qui correspondent précisément à un cluster: 40 nm3 pour un nombre de résidus compris entre 120 et 300 et un diamètre moyen de 3,5 nm. Ces clusters ne seraient pas des structures rigides mais dynamiques, très sensibles aux éléments introduits; les protéines polymériques par exemple, d'une taille supérieure à un cluster, modifiant la résonance de l'ensemble. Watterson propose de relier la stabilité de la matrice hyaloplasmique à l'harmonie vibratoire des domaines d'eau et de macromolécules entourées d'eau. La cohérence résultant alors non pas de forces de liaison mais de mouvements vibratoires résonnants, sensibles aux perturbations (et permettant ainsi de transférer extrêmement rapidement un signal (modification de la longueur d'onde...) d'un point à un autre) mais résistants grâce à leur souplesse. |
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paradoxalement, l'eau du cytoplasme vivant - surpeuplé de macromolécules - devient rare, étant utilisée de façon compétitive par les macromolécules; son accessibilité contrôle alors les activités des biomolécules |
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Un excès d'eau impliquerait un désordre par manque de structuration. Un (léger) déficit d'eau entretient la possibilité d'un contrôle par facteur limitant. |
Pour étudier cette hypothèse P. Mentré et G. Hui Bon Hoa ont étudié des biomolécules sous haute pression hydrostatique (HPH), facteur connu pour favoriser une forte hydratation de ces molécules et donc une configuration qui maximise l'eau interfaciale, plus dense (d'après la loi de Le Chatelier). |
Les résultats obtenus sur des cellules eucaryotes - qui semblent pouvoir supporter sans problème des pressions atteignant 1000 à 1200 bars (soit 100 à 120 MPa) pendant une dizaine de minutes - sont époustouflants : cytosquelette, complexes antigène-anticorps, ADN-facteurs, etc., se dissocient sous des HP de quelques dizaines de MPa et cet effet est réversible. Le contrôle des assemblages biomoléculaires par l'eau est en voie d'exploration. |
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b - L'eau canal de transport et de communication |
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Toutes les liaisons évoquées ci-dessus sont des liaisons dynamiques dont le turn-over est rapide. Une molécule d'eau engagée dans une liaison électrostatique avec un domaine ionisé d'une molécule reste moins longtemps dans cet état que dans l'eau bulk qu'elle rejoint au bout de quelque temps. L'eau interfaciale peut aussi se déplacer avec les structures cellulaires qu'elle enrobe, et ce, avec des vitesses bien supérieures à celle de la diffusion dans une eau bulk. On peut considérer que les molécules de toute petite taille sont capables de percoler avec l'eau interfaciale. La plupart des macromolécules, qui sont d'ailleurs souvent associées en complexes moléculaires, sont transportées. |
Il n'en reste pas moins que ce que l'on nomme l'autodiffusion de l'eau dans la cellule reste un phénomène à explorer ( ce qui a déjà été commencé mais sort du cadre de cette synthèse partielle - voir Mentré,2002, p 103-104 et références) à la lumière de cette nouvelle vision de la cellule vivante. |
Le transport de l'eau par les vésicules de pinocytose reste aussi un mode de transport rapide et efficace. |
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les transports de molécules, d'ions, de signaux se font d'autant plus rapidement qu'ils sont associés à des structures de transport de grande taille |
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Par exemple, au sein d'un axone, on estime la vitesse de diffusion de protéines isolées (de diamètre de l'ordre de quelques nm) inférieure à 0,01 µm.s-1, alors que avec des protéines transporteuses (de diamètre de l'ordre d'une dizaine de nm) on atteint des vitesses de l'ordre de 0,05 µm.s-1 et enfin, avec des vésicules (de l'ordre de 100 µm de diamètre) on atteint des vitesses de l'ordre de 0,5 µm.s-1. Pour chaque ordre de grandeur de taille on gagne un ordre de grandeur en vitesse (in Mentré, 2002, p 91). |
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les chaînes de molécules d'eau, à la surface de macromolécules où reliant des molécules entre elles, présentent, comme dans la glace (mais avec une mobilité réduite cependant), une conductivité protonique efficace qui pourrait emprunter les circuits de conduction de l'eau interfaciale formant, selon l'expression de R. Peters un réseau subtil coordinateur. |
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Conduction protonique |
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Cette conductivité est actuellement une piste majeure de recherche en biochimie,
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c - L'eau participe au métabolisme et le dirige
peut-être
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le pouvoir
régulateur de l'eau structurée
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La première couche d'eau interfaciale (eau liée) semble joue le rôle d'élément de contrôle principal, du fait notamment de sa forte coopérativité (elle est plus difficilement perturbable); la seconde couche étant surtout un réservoir. Mais les échanges entre ces deux couches (mécanisme appelé micro-osmose) sont eux-mêmes un élément essentiel du pouvoir régulateur de l'eau structurée en général. |
l'eau interfaciale, par ses liaisons
multiples avec des domaines variés des complexes
moléculaires contrôle leur
assemblage-désassemblage et leur
fonctionnement. |
On peut aussi citer les nombreuses enzymes activées spécifiquement par le potassium et non par le sodium. Le contrôle de l'activité de ces enzymes serait directement due à l'eau interfaciale. En effet, le site catalytique des enzymes est généralement hydrophile mais situé la plupart du temps au fond d'une poche hydrophobe. Quand le substrat se lie au site de l'enzyme le caractère hydrophobe de la poche s'accentue ce qui tend à structurer davantage l'eau (ice-like). Cette structure à la propriété d'exclure fortement le Na+ mais non le K+ (voir deux paragraphes plus loin, l'utilisation de la série de Hofmeister). Les ions K+ entrent alors dans la poche et déstructurent l'eau (état vapor-like) qui augmente de volume. Cette effet mécanique entraînerait l'ouverture de la poche et la libération du produit de la réaction enzymatique (in Mentré, 2002, p 96, §3.2.2). |
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l'eau interfaciale, comme son nom
l'indique, contrôle, par sa
position, les mécanismes informationnels supposant
une reconnaissance moléculaire
(topologique). |
l'eau interfaciale, de par ses
propriétés physiques, peut
contrôler la composition chimique de la
cellule: c'est par exemple l'exclusion sélective des
ions. ions cosmotropes ions chaotropes
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Les ions chaotropes, à la
différence des ions cosmotropes circulent
facilement dans les couches d'eau qu'ils
déstructurent. C'est une raison avancée pour
expliquer que le potassium, contrairement au sodium n'est
pas exclu de la cellule. Certains auteurs estiment que la
plus forte concentration en potassium du hyaloplasme par
rapport au sodium est une conséquence directe du
pouvoir solvant sélectif de l'eau interfaciale et non
le résultat d'une activité membranaire. On a
même montré expérimentalement que des
cellules, dont les membranes ont été
perméabilisées par des détergents, et
placées dans des milieux riches en sodium, calcium et
magnésium, ne s'enrichissaient pas notablement en ces
ions (alors que leur concentration ionique est faible pour
ces ions). Par contre, ces cellules à membrane
perméabilisée, placées dans un milieu
riche en potassium (mais moins riche que la cellule),
perdent rapidement leur potassium.
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les réactions chimiques du
métabolisme se font dans des structures
complexes, sans eau libre, ce qui explique des rendements
proches de 100%
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La faiblesse des rendements en solution aqueuse peut être due au peu d'accessibilité des substrats; l'excellent rendement pour des enzymes associées en complexe est dû à la diminution du temps de transit d'une enzyme à l'autre; on désigne ce mécanisme d'association par le terme de canalisation (chanelling) ou d'une façon plus générale de compartimentation métabolique qui exprime l'idée d'association des enzymes impliquées dans une même chaîne métabolique . |
La compartimentation métabolique est donc une notion qu'il faut étendre à la totalité de la cellule, en relativisant la notion de membrane et des canaux ou transporteurs qui lui étaient associés. Un compartiment métabolique peut très bien se répartir à la fois dans un organite, le long d'une membrane et à l'extérieur de celle-ci. |
L'eau structurée pourrait servir de réseau de coordination des signaux intracellulaires au sein de laquelle les transports seraient nettement plus rapide que dans une eau libre; des résultats assez convaincants ont déjà été obtenus avec des mouvements de protons qui transmettent des signaux extérieurs en signaux intracellulaires. |
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Le rôle de ces changements de
densité dans les moteurs moléculaires a
fait l'objet de nombreuses recherches. On a notamment
proposé (voir
références d'Oplatka, in Mentré, 2002 p
100-101) l'existence de minijets
d'eau à l'interface des molécules d'actine et
de myosine associées dans les myofilaments des
cellules musculaires. Le glissement relatif entre les
myofilaments serait du à la force mécanique de
l'eau déstructurée projetée sous forme
de minijets, ce qui a fait comparer le mécanisme de
la contraction musculaire ainsi revisité à un
moteur alternatif à vapeur. |
Les effets mécaniques des changements de densité de l'eau structurée pourraient aussi rendre compte de la transduction de signaux notamment depuis la membrane jusqu'aux structures internes de la cellule par le biais du cytosquelette. Une déformation de la membrane cellulaire peut modifier par contrainte mécanique la structure de l'eau structurée au voisinage de cette membrane. Cette modification pourrait ensuite se transmettre, mécaniquement, de proche en proche, au sein de l'eau d'hydratation des éléments du cytosquelette que l'on sait se polymériser/dépolymériser à grande vitesse. On a ainsi mis récemment en évidence que 10 à 12 molécules d'eau s'associent à la molécule d'actine au cours de son étape de polymérisation. |
Remarque personnelle 1: |
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....encouragements à suivre de nouvelles pistes |
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«... il y aurait lieu d'introduire de manière plus systématique la notion de "phase" : le tissu osseux est - à peu près - une réalisation de la phase solide ; le tissu sanguin réalise une phase liquide ; or chaque phase a son propre "groupe de symétrie" qui lui aussi agit dans l'espace u des coordonnées spatio-temporelles ; d'où des contraintes sur l'application de l'espace (u) dans le "déploiement" de la bifurcation, application qui définit la croissance et le mouvement de la phase correspondante. Les phases locales définies par des minima des potentiels V(x; u) seraient à la fois en équilibre "sémantique" - dans un champ sémantique approprié - et globalement, des contraintes de conservation des espèces chimiques et de leur ordre moléculaire imposeraient des relations entre les modes de croissance de ces phases (noter que le problème analogue de la croissance d'une phase en milieu inanimé - par exemple, une cristallisation - n'est pas résolu). On pourrait donc qualifier cette méthode de structuralisme dynamique ; elle réconcilie Geoffroy-Saint-Hilaire et Cuvier : Geoffroy, parce que la succession des différenciations successives dans l'embryon se réalise de manière sensiblement isomorphe entre diverses espèces de Vertébrés ; Cuvier, parce que les potentiels locaux V(x; u) (ou fonctions de Lyapunov) ont une signification fonctionnelle liée à la régulation globale de l'organisme. On a affaire là à une sorte de vitalisme méthodologique , nullement incompatible, d'ailleurs, avec le réductionnisme physico-chimique.» René Thom, 1981f11 |
Dynamique globale et morphologie locale chez les êtres vivants, 1981, 11. Preprint IHES, Bures-sur-Yvette, cf. ULP, Sém. Fond. Sc. RCP 443, Strasbourg, 13 novembre 1981). |
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page complémentaire sur les modèles de la théorie des catastrophes page sur le continu |
La phase d'un système (au sens de la thermodynamique) est définie comme une partie homogène séparée des autres parties du système par une surface (EU, "Transitions de phase"). Mais cette surface est définie non pas dans notre espace de perception (euclidien, à trois dimensions: la longueur, la largueur, la hauteur) mais dans un espace de dimension souvent assez grande ou espace des phases où le système possède un état totalement défini à partir des ses coordonnées. |
On peut aussi dire que l'espace des phases est l'espace le plus simple qui permette de définir de façon précise l'état d'un système (voir page sur le continu). Cet espace possède comme coordonnées les variables dynamiques indépendantes du système. À tout instant le fait de connaître les coordonnées du système dans l'espace des phases permet de connaître son état (dynamique). Dans les lignes qui suivent le mot "phase" sera donc utilisé de façon indifférente pour désigner une étape d'un phénomène (le temps étant alors la variable principale) qu'un ensemble plus ou moins homogène matériel (une molécule, un tissu, un organe) ou immatériel (une surface, un volume...). |
Avec le vocabulaire aristotélico-thomien une phase c'est un anhoméomère (1987f9). Un système peut comporter une ou plusieurs phases. |
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Quelles sont les dynamiques
attachées aux phases moléculaires ? Voici un essai de présentation à partir de l'exemple de l'ADN. |
Les dynamiques sont en nombre fini. Elles sont contraintes par le lois de la matière.
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l'ADN est présent selon plusieurs phases correspondant à des dynamiques différentes L'ADN est une des macromolécules les plus étudiées. L'idée selon laquelle l'organisation structurale de la molécule dans l'espace et dans le temps (dynamique) pourraient contrôler ses fonctions est bien ancienne. L'idée, ici, serait de séparer les différentes formes de l'ADN que l'on rencontre dans la cellule (ou hors de la cellule) comme autant de phases et non plus comme un seul objet décrit par ses caractéristiques chimiques. La fonction, pour chaque phase, serait étroitement associée à la dynamique - ne pas oublier que l'on s'efforce ici de proposer un modèle continu et non une dynamique qui résulterait de la somme des dynamiques élémentaires de chaque composant (les molécules). La dynamique vient clairement d'ailleurs que de l'ADN. |
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E.U. article "cristaux liquides" et tous les travaux d'Yves Bouligand; phases mésomorphes, myéliniques, smectiques et nématiques |
1er cas: |
On dit souvent que les acides nucléiques ne peuvent former seuls de grands assemblages macromoléculaires alors que les protéines le peuvent. C'est relativement faux puisque lorsque l'ADN n'est que peu entouré de protéines (bactéries, certains protozoaires, certains noyaux de spermatozoïdes...) on observe des phases dites cholestériques de filaments plus ou moins orientés. Ces phases sont de même nature que celles observées dans le cas des fibres de cellulose ou de collagène... |
Voir les travaux d'Yves Bouligand (EPHE, voir articles dans E.U.: phases mésomorphes, cristaux liquides) ou de Françoise LIVOLANT (Laboratoire de Physique des Solides, Université Paris Sud, Orsay; voir la page sur l'ADN condensé). |
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Comme pour les molécules on ne s'attache pas aux propriétés d'un ensemble d'éléments (cellules, fibres...) mais à des surfaces ou des volumes (des espaces...) dont les propriétés dynamiques viennent d'autre part que des propriétés de leurs composants. |
Une première distinction peut se
faire selon le critère de cohésion des
phases: |
On a gardé le nom de tissu (un héritage de la théorie tissulaire) pour désigner des assemblages de cellules associées pour assurer une fonction commune. |
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Plutôt que de se focaliser sur les types physiques on peut faire une description plus géométrique des différents tissus : |
L'uf est une boule puis deux
types embryonnaires fondamentaux se dégagent: On observe dans certains embryons un changement de phase "boule --> plans" par exemple en cas de la formation d'une cavité (clome...) au sein d'un massif embryonnaire. |
À la suite du développement embryonnaire les géométries de base se complexifient et surtout peuvent se rompre en sous-unités qui peuvent même changer de phase. L'exemple le plus étudié est celui de la croissance ramifiante des réseaux d'échanges pulmonaires. La dimension fractale donnant lieu, par réitération, à l'arborescence bronchique. Une analogie évidente peut être faite avec les mélanges de phases entre deux fluides de densité plus ou moins voisine. Voir quelques données anatomiques et biophysiques sur la ventilation de l'homme (cours de seconde, &2.1.1) Dans le même registre voir les travaux de Vincent Fleury (Des pieds et des mains ; Genèse des formes de la nature, Flammarion, col. Champs, 2003). |
Dans un domaine encore bien peu exploré sous cet angle on pourrait s'efforcer de comprendre les périodes critiques embryonnaires (avec acquisition ou perte de compétence) comme des discontinuités ou des transitions de phases lors d'un développement autonome. Travaux de Rosine Chandebois (support mathématique inexistant à construire), travaux de Vincent Fleury (support mathématique élémentaire plutôt de l'ordre de l'analogie) et bien sûr travaux de René Thom (mathématiques mais sans support embryologique précis...). En travaux |
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Ce domaine est encore moins balisé que les deux précédents. Les fonctions sont la plupart du temps considérées comme émergentes; je préférerais ici les voir comme héritables et stables pour chaque individu (sans support matériel a priori).. |
Le premier exemple que l'on pourrait essayer de formaliser est celui de la nutrition. On possède d'abord une assez bonne description mathématique du lacet de prédation chez Thom (et Lacorre - voir cours de Terminale Spécialité) ainsi que des considérations plus générales sur la blastula physiologique ou son équivalent chez les plantes (voir extrait d'Esquisse d'une sémiophysique dans le cours de Terminale Spécialité). |
Suivant l'adage, rappelé par Thom, la fonction crée l'organe, non pas au sens actuel supposé Lamarckien (voir ancien cours de TS sur l'évolution, encadré sur Lamarck, qui proposait une philosophie matérialiste mécaniciste) mais au sens de la propagation de prégnances* (voir cours de 1èreS, généralités sur les niveaux d'organisation, &2.3). Capture, digestion, absorption... sont autant de phases nutritionnelles qui peuvent reposer sur des fonctions... dont les caractéristiques peuvent expliquer les morphologies des organes. Une surface d'absorption ou d'échange entre deux milieux est contrainte par la fonction à une géométrie plus ou moins définie. |
*voir les 4 causes d'Aristote en SVT pour le vocabulaire thomien
En travaux |
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« D'une manière
générale, le progrès le plus radical
qu'une science puisse accomplir consiste à faire
entrer les résultats déjà acquis dans
un ensemble nouveau, par rapport auquel ils deviennent des
vues instantanées et immobiles prises de loin en loin
sur la continuité d'un mouvement. Telle est, par
exemple, la relation de la géométrie des
modernes à celle des anciens. Celle-ci, purement
statique, opérait sur les figures un fois
décrites; celle-là étudie la
variation d'une fonction, c'est-à-dire la
continuité du mouvement qui décrit la
figure. On peut sans doute, pour plus de rigueur,
éliminer de nos procédés
mathématiques toute considération de
mouvement; il n'en est pas moins vrai que l'introduction du
mouvement dans la genèse des figures est à
l'origine de la mathématique moderne. Nous estimons
que, si la biologie pouvait jamais serrer son objet d'aussi
près que la mathématique serre le sien, elle
deviendrait à la physico-chimie des corps
organisés ce que la mathématique des modernes
s'est trouvée être à la la
géométrie antique.» Bergson,
l'Évolution créatrice, 1907, 32
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Il y a, dans ce texte de Bergson un profonde résonance avec l'uvre de Thom. Ils s'accordent dans l'importance à accorder à la notion de fonction dont j'ai déjà parlé ailleurs. |
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approche probabiliste de l'homogène versus approche individualiste (spontanée ou autonome) |
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Le cytosol , vu de très loin, et avec une résolution inférieure à la distance entre les éléments d'un système macromoléculaire (que l'on pourrait chiffrer à quelques dizaines ou centaines de nanomètres), est homogène chimiquement. Mais si l'on s'approche des éléments moléculaires (à une distance inférieure à la dizaine de nanomètres) l'hétérogénéité saute aux yeux et il semble nécessaire de changer de modèle et passer à un modèle qui tienne compte de l'individualité des molécules. |
Du point de vue philosophique deux
courants (au moins) me semblent pertinents pour comprendre
cette individualité : |
Dans le tableau ci-dessous je mets en regard deux conceptions d'un système métabolique (ou chaîne métabolique) théorique où un substrat est transformé en un produit: la vision probabiliste à gauche et la vision causale à droite. |
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Ces éléments sont inspirés du chapitre 12 (L'eau, une interface hétérogène et dynamique des macromolécules) du livre de P. Mentré (L'eau dans la cellule, Pascale Mentré, 1995, Masson) mais la formulation et le développement des idées déforment peut-être la pensée de cet auteur auquel je renvoie. |
chaîne métabolique
statistique chaîne métabolique
finaliste * termes empruntés
à P. Mentré: Organization and
properties of water in cell system, in Integrated
Plant Systems, H. Greppin et al., eds., 2000,
University of Geneva, pp 3-22 substrat
----> système
métabolique
statistiquement
homogène
compris comme --->
produit substrat
-----> système
métabolique
hétérogène
composé de: --->
produit Remarque: |
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Voir l'extrait de Paraboles et catastrophes de René Thom dans l'ancien cours de 1èreS. |
Le terme de fonction a probablement une origine biologique et sociologique. Cette idée n'a été soutenue que tardivement par René Thom ( voir Analyse sémantique d'un mot polysémique: la fonction, 1993, Séminaires de la Société de Biologie Théorique, année 1992-1993, Acta Biotheoretica, 42 ). Puis la fonction a été formalisée en mathématique (dans le plan, la fonction (numérique) d'une variable (x) est représentée par un graphe y=f (x); en mathématique la représentation d'une relation de quantité (avec des variables numériques) ou de qualité entre deux ensembles d'objets est défini par le terme moderne d'application (Fréchet, 1909)). La fonction est enfin retournée dans le domaine social et dans celui de la biologie. |
Pour un système vivant on ne peut pas parler de fonction -au sens strictement biologique - au niveau local (fonction alcool ou déshydrogénase...; c'est pour cela, je crois, que les chimistes préfèrent maintenant employer le terme de groupe fonctionnel pour des molécules). On garder donc le terme de fonction pour des phénomènes physiologiques globaux: d'abord les grandes fonctions non locales du vivant (nutrition, relation, reproduction), puis des fonctions comme l'homéostase ou encore la fonction enzymatique. |
Se nourrir est une fonction homéostatique (cours de seconde) La fonction enzymatique est une fonction topologique (cours de 1èreS) |
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application directe: le clonage |
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ancienne page sur les manipulations cellulaires et le clonage
Dossier Généthique
à recommander: pour la compréhension des
enjeux: |
Notre compréhension du clonage repose grandement sur la théorie cellulaire. Une première alternative, suivie par exemple par Mme Chandebois (voir ses ouvrages dans la bibliographie), a été de redonner une certaine autonomie aux cellules et surtout de mieux faire comprendre que c'est avant tout l'environnement qui détermine le destin d'une cellule (et non un programme génétique interne). |
Mais on peut aller nettement plus loin. Si l'on s'affranchit des limites cellulaires et que l'on veut bien regarder l'embryon comme un tout, avec les grandes fonctions non locales qui le définissent comme UN être vivant, on peut progresser dans une direction originale. |
Dans une vision que l'on pourrait qualifier de holiste ou fonctionnelle, un embryon au stade une cellule est totipotent parcequ'il possède la totalité des champs fonctionnels du vivant : c'est un être vivant complet. Que l'on puisse le dupliquer en altérant la fusion des premiers blastocystes aux premiers stades embryonnaires (2, 4 ,8 cellules) n'est pas non plus vraiment surprenant puisque les fonctions semblent encore peu localisées. Les cellules souches embryonnaires (stem cells) sont prélevées au stade blastocyte (100-200 cellules) et possèdent encore clairement ces fonctions globales : elles sont totipotentes. |
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Pour des données sur les cellules souches (dans le cadre du paradigme moléculariste) http://www.genethique.org /doss_theme/ dossiers/ cellules_souches/ acc.cellulessouches.htm |
Au cours de la différenciation les fonctions deviennent de plus en plus locales et complexes dans leur géométrie (par exemple la nutrition est assurée par un appareil comprenant plusieurs organes et la fonction globale s'est en quelque sorte multipliée en sous-fonctions locales, aucune partie n'ayant la capacité de réaliser la fonction globale de nutrition). Une cellule appartenant à un organe ou plus exactement un fragment de tissu ne possède donc pas non plus une fonction globale complète. On notera en effet que l'on ne prélève pas les cellules, isolément, mais un fragment tissulaire dont on dissocie ensuite artificiellement les cellules. Les cellules manipulées sont donc plutôt des fragments tissulaires vis-à-vis des fonctions. |
Que signifie alors le fait que ces fragments tissulaires différenciés puissent être utilisés pour donner des tissus différents (pluripotents) ? Je doute que la totalité des fonctions du vivant puissent à nouveau être transmises par ces fragments (et puisse donc donner, par quelque traitement que ce soit, un individu complet : totipotence). D'ailleurs on peut penser que les dédifférenciations ne puissent se faire qu'entre tissus intégrés à une même fonction globale: nutrition ou relation... mais, comme les limites en sont bien difficiles à cerner, cela ne semble pas forcément une évidence. |
Ces fragments tissulaires peuvent être "reprogrammés", c'est-à-dire qu'ils perdent (le plus souvent à la suite d'une manipulation génétique réalisée par l'insertion de séquences virales associées à des séquences de l'organisme père) leurs caractéristiques de tissus différenciés et qu'ils peuvent donner des types tissulaires plus ou moins variés selon la manipulation génétique et les conditions de culture. Le fait que l'on ne se contente pas de modifier les conditions de culture rend l'interprétation très difficile. En effet, le sens des manipulations génétiques est toujours extrêmement difficile à déduire d'expériences qui sont basées sur des SÉLECTIONS. On sélectionne en effet des souches qui présentent telles ou telles caractéristiques vivantes. Que des gènes soient à l'origine des modifications est une hypothèse qui préexiste dans le modèle expérimental et ne peut en aucun cas être prouvé par l'expérience (voir Gérard Nissim Amzallag, La Raison malmenée :de l'origine des idées reçues en biologie moderne, 2002, CNRS Éditions). Les fragments tissulaires aux nouvelles propriétés peuvent très bien présenter ces nouvelles caractéristiques de par leur propre autonomie et pouvoir adaptatif, déclenché par les conditions expérimentales. |
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En travaux |
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