Sciences de la Vie et de la Terre - Points de vue et Ouvertures
Page pédagogique personnelle de
Pierre Stouff


« Le véritable scientifique sait très bien qu'il n'est point institué en face de son adversaire, mais qu'il est institué à côté de son adversaire et des autres en face d'une réalité toujours plus grande et plus mystérieuse» (à la manière de Charles Péguy (qui parle du philosophe), note sur M. Bergson et la philosophie bergsonienne, Cahiers de la quinzaine, Paris, huitième cahier de la quinzième série, mardi 21 avril 1914, pp 67)
"Thus ethical principles form the basis of science. [...] The search for truth and the idea of approximation to the truth are also ethical principles; as are the ideas of intellectual integrity and of fallibility, which lead us to a self-critical attitude and to toleration" (Karl Popper, In Search of a Better World, p. 199); je recommande l'article de Mariano ARTIGAS :The Ethical Roots of Karl Popper's Epistemology pour éviter de comprendre ces mots comme une forme de relativisme « Ainsi les principes éthiques sont à la base de la science []. La recherche de la vérité et l'idée d'une approximation de la vérité sont aussi des principes éthiques; tout comme le sont les notions d'intégrité intellectuelle ou de faillibilité, qui nous conduisent à une attitude de tolérance et d'autocritique»)

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(les pictogrammes indiquent le sujet du commentaire: scientifique , philosophique ou politique )

Devant le nombre croissant d'élèves qui me sollicitent pour les aider à rechercher des documents, notamment pour les TPE, ou même résoudre leurs exercices scolaires (!!!) je précise que ce n'est pas le rôle de ce site. Voyez l'énoncé des buts au bas de cette page. Je peux par contre répondre à une demande d'éclaircissement (sur une question détaillée dans ces pages) correctement formulée et faisant preuve d'un niveau de connaissance honorable...



11/2009

Un premier jet de la première partie des pages sur les génomes...



09-10/2009

Enfin un article de vulgarisation pédagogiquement valable dans La Recherche ! Il faut saluer l'article de Marie-Laure Théodule " Maladie d'Alzheimer : trois nouveaux gènes identifiés " dans le n° 435 du mois de novembre 2009. Les propos tranchent radicalement des habituelles fadaises sur la liaison génotype-phénotype. Il y a un vrai effort d'expression scientifiquement exacte tout en restant accessible à un large public. Chapeau ! L'histoire rapportée montre clairement les méthodes, les objectifs, les financements et les espoirs portés par cette longue traque génétique tant in silico que lors d'analyses génétiques de populations tests. Même l'encadré sur la prudence nécessaire à l'interprétation des tests est clair et exact. Voilà un texte à utiliser en classe... pour les terminales. La Recherche m'a autorisé à placer une copie sur ce site (les images en moins). Pour tirage voici une copie en version texte.


Après 2 ans d'attente depuis la publication de Génétiquement indéterminé aux éditions Quæ (voir ci-dessous), La Recherche publie enfin un dossier sur l'indéterminisme: Le hasard au cœur de la vie, octobre 2009, 434. Mais l'autonomie et la variabilité sont les grands absents de ce dossier qui ne parle que de la vision de Kupiec; le livre cité ci-dessus n'est même pas référencé !!! Et puis, il n'y a aucune ouverture sur une autre approche de la causalité que la séparation de Kant entre déterminisme, seul scientifique à ses yeux et liberté (voir biologie théorique et 4 causes en SVT). L'"indéterminisme" des systèmes génétiques présentés reste un déterminisme moléculariste statistique; il y a une certaine incapacité à penser le vivant au travers des fonctions et autres grandeurs mathématiques. Une occasion manquée.


08/2009

En observateur de plus en plus averti, Denis Duboule fait une intervention remarquable lors de la séance de l'Académie des sciences du 30 juin 2009 consacrée à Darwin... à écouter sur Canal Académie (son intervention correspond à la dernière demi-heure de l'enregistrement). Il parle avec beaucoup de justesse de " théorie de la variation contrainte ", de la séparation inéluctable entre l'évolution et la génétique, et enfin du rôle central du temps. Cependant sa conférence du 21 février 2006 à l'Académie des Sciences (disponible sur l'IN2P3) " La génétique moléculaire de l'évolution ; une science du XXIe siècle ? " où il présentait déjà les mêmes thèses, me paraît plus complète, et moins conformiste puisqu'il y égratignait gentiment les néodarwiniens dogmatiques. J'ai intégré certaines de ses idées "postdarwiniennes" à ma page sur l'évolution.



02/2009

Une page qui tranche avec toutes les autres: La création selon la Foi catholique. Je ne parle pas de Dieu dans mes cours ni dans aucune page de ce site. Mais je suis catholique. Au nom d'un athéisme méthodologique on parle beaucoup contre Dieu: enseignants, élèves, parents, Éducation Nationale. Au-delà de "la vie est le mystère qui est le vrai sujet de la biologie", si j'avais à parler de Dieu, sur les sujets traités ici , voici donc ce que je dirais...
À titre expérimental je lance un
FORUM ouvert pour ces questions de relations entre science et foi



12/2008

Cette aventure touche à sa fin.
Tout est parti de "la vie est un travail" et tout doit y revenir. C'est la question centrale. Soit la biologie se constitue en science de la vie, au carrefour des sciences expérimentales et des sciences de l'homme, soit elle est vaine. Lamarck, en constituant le mot biologie, pour désigner une science du vivant vitaliste et mécaniste, avait clairement ce projet. Il n'a pas été suivi, du moins comme penseur du vivant, même si c'est bien en direction d'un matérialisme mécaniciste que les scientifiques sont allés, par un renversement paradoxal de l'explication physico-chimique, vitaliste, en mécanisme. Les idées de Bergson représentent pour moi l'espoir d'une biologie qui réconcilie l'homme avec son animalité et son histoire. Et le travail de René Thom porte en germe la possible réconciliation scientifique entre matérialisme et idéalisme.



12/2008

Pour tous, un livre d'André Pichot, au carrefour de l'épistémologie et de l'histoire des sciences: Histoire de la notion de vie, Gallimard, 1993 (16 euros); quelques extraits sur deux pages: le darwinisme moderne, afin de dépister les incohérences que l'on colporte dans l'enseignement, et la notion de vie aujourd'hui, où l'auteur présente une conception personnelle originale qui réconcilie matérialisme et évolutionnisme (sans nier l'originalité de la vie).



10/2008

Je conseille d'écouter l'intervention de Luc Ferry (Les dangers du "principe de précaution": Regard critique du philosophe) qui s'est exprimé lors du colloque sur les OGM à l'Académie des sciences en septembre 2008. Son analyse des causes de la prolifération des peurs, notamment tournées vers la science (OGM....), est intéressante. Le désenchantement du monde et la chute dans le capitalisme, conduisent à un monde de compétition aveugle où l'histoire est vide de sens. Sa conclusion "rationaliste" insiste sur le déclin des vocations scientifiques (40% en 15 ans) qui va de pair avec la peur, qui n'est plus motivée par la nature hostile mais par la science qui peut détruire l'humanité, sans compter son aspect ardu pour les élèves élevés dans l'idéologie pédagogiste. Il est clair que le vrai scientifique n'a pas peur de chercher, quellles que soient ses motivations, les plus hautes (beauté et mystère du monde, soif de vérité, effort commun pour un développement de l'humanité...) comme les moins hautes... la connaissance est un bon moyen de vaincre ses peurs irrationnelles.



09/2008

Même pour les français éloignés de Paris la venue du pape Benoît XVI à Paris et son discours au Collège des Bernardins, une initiative totalement originale pour le dialogue entre la Sagesse chrétienne et la Culture française, ou encore l'accueil du premier membre (étranger associé) de l'Académie des Sciences Morales et Politiques devenu pape, sont des événements culturels majeurs. Le discours aux invités du monde de la culture (intellectuels, artistes....) écouté avec un respect évident malgré la diversité de l'auditoire est historique. Nos opinions et choix de vie - comme ceux de nos élèves (dont certains faisaient aussi partie des dizaines de milliers de jeunes du "chemin de lumière" ou de la messe des invalides) - ne sont pas moins divers que ceux des auditeurs de ces paroles. Voici les mots de conclusion du discours de Benoît XVI : «Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l'humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable.» Le rejet de toute autre opinion que le scientisme associé à un matérialisme athée n'a que trop duré pour les questions d'anthropologie en SVT dans l'Éducation Nationale. Amorçons le dialogue avec l'histoire des sciences, l'épistémologie, la biologie théorique. Abordons des questions aussi profondes que l'hérédité, la procréation, l'évolution... avec des points de vue ouverts sur les autres disciplines. C'est le but de ce site.



08/2008

Les intéressantes pages d'Antoine Danchin, de l'Institut Pasteur, ont été assez récemment reformatées et déplacées sur le site de l'ENS Ulm. Il est le digne (et dernier ?) représentant d'une biologie théorique moléculaire centrée sur l'information et vraiment réfléchie (érudite). Je conseille par exemple sa page de biologie théorique, ou ses pages d'histoire en science en travaux...



07/2008

J'ai inséré dans le cours sur la nutrition de terminale des extraits des travaux de Nissim Amzallag (L'homme végétal. Pour une autonomie du vivant, 2003, Albin Michel) qui tournent autour de l'autonomie du vivant :
* le CO2 n'est pas un facteur limitant de la croissance de la plante (ce qui invalide le discours de certains concernant les conséquences de l'évolution de la teneur de l'atmosphère en CO2 au cours des dernières décennies);
* des plantules voisines ne luttent pas pour la lumière (idée de compétition) mais au contraire
adaptent leur croissance à celle de leurs voisines;
* la baisse de croissance d'une plante dont le système racinaire est partiellement asséché cesse si l'on supprime le réseau racinaire inutile; ce qui indique que la plante cherche un
équilibre pour sa croissance entre le niveau des ressources et ses propres caractéristiques physiologiques;
* la
symbiose, notamment mycorhizienne, semble davantage tenir de la concorde (utilisation harmonieuse conjointe des ressources) entre espèces que de supposés bénéfices ou d'une dépendance...



07/2008

Pour ceux qui n'ont pas encore de quoi s'offrir "De la science aux fourneaux" par Hervé This (Belin 2007), écoutez une petite émission sur Canal Académie. J'y ai appris: (1) qu'il existe des "récepteurs" du "gras" (des lipides); (2) que la salade est "cuite" par l'huile et non pas le vinaigre; (3) que l'huile entre entre les cellules de la pomme de terre chaude; (4) qu'il n'y a pas de moutarde dans la mayonnaise mais dans la rémoulade; (5) que la longueur en bouche (mesurée en caudalies) de l'huile est bien plus grande que celle de l'eau ou de l'alcool; (6) que le goût de bouchon est davantage une saveur qu'une odeur; (7) que les homards sont bleus grâce aux molécules rouges d'astaxanthine accolées et torsadées...



07/2008

Bien qu'encore en travaux, j'ai présenté dans une longue page (De la mutation au problème de la variation ) mes efforts de clarification de la notion de mutation, notamment à l'aide des travaux de N. Amzallag. Elle contient un peu d'histoire des sciences avec l'article de Luria (comme pour l'alcaptonurie) mais aussi beaucoup de réflexions sur l'interprétation des données expérimentales du fait du profond ancrage du travail de N. Amzallag dans l'expérience. Une page simplifiée a été écrite à l'attention des élèves: Les mutations.
La
page sur les VIH présente ces virus dans la même optique d'un système immunitaire dynamique en mettant davantage l'accent sur les cellules et les organes que sur les molécules.



réactualisé 05/2008

Science in School, revue scientifique européenne (en anglais) à destination des scolaires, éditée par l'EIROforum (réunion de 7 organismes scientifiques européens) continue ses publications qui devraient donner des idées aux collègues, notamment pour des TPE SVT(ou physique-chimie)-langues. Certains articles sont traduits en français. L'un d'entre eux m'a semblé intéressant à analyser.. pour les élèves de première très avancés et les élèves de terminale. La grande migration: sur le migration des cellules embryonnaires de la future ligne latérale du poisson-zèbre. Ici une traduction et quelques analyses.



04/2008

Une belle réponse de Bernard Joly, président de la Société française d'histoire des sciences et des techniques, au courrier d'un lecteur de La Recherche (418, avril 2008, 7) au sujet de son article dans le dossier: Les alchimistes à l'origine de la science moderne, 416, février 2008, pp30-45: « À l'opposé du relativisme qui nie les évolutions historiques et qui prétend que tout se vaut, cette conception [de l'alchimie comme chimie du passé] reconnaît l'existence de ruptures fondamentales. Mais ce sont des ruptures à l'intérieur de l'histoire des sciences. Non pas des ruptures qui opposeraient l'obscurantisme à la raison, mais des remises en question, par de nouvelles exigences de la raison, des acquis antérieurs de la rationalité scientifique». Voilà une mise au point qui peut s'adresser à G. Lecointre et H. LeGuyader, pour leur lamentable introduction à l'histoire des classifications dans leur ouvrage "Classification phylogénétique du vivant". Je mets en garde les collègues contre toute utilisation pédagogique irréfléchie de ce texte particulièrement biaisé, que l'on commence à retrouver sur les sites académiques. Que l'on se comprenne bien, il s'agit non pas de s'attaquer aux classifications phylogénétiques (cladistes), qui sont devenues la règle, mais au relativisme parfois sous-jacent véhiculé, innocemment ou non. Voir page sur le cladisme et nommer-classer.



03/2008

Jean-Robert Pitte, ancien Président de la Sorbonne, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, parle de son livre : Stop à l'arnaque du bac sur canalacadémie. Professeur de la Sorbonne empêché de faire cours, bac bradé ... le désespoir est grand. Sur les causes profondes, les mots de Benoît XVI me semblent très justes: « à la racine de la crise de l'éducation se trouve [...] une crise de confiance dans la vie».



01/2008

Un ouvrage intéressant qui mériterait une vulgarisation de la part de ses auteurs : Mathématiques et sciences de la nature. La singularité physique du vivant. Francis Bailly et Guiseppe Longo, Hermann, 2006; le sous-titre révèle bien la position moniste assumée : ils déclarent ainsi que le vivant est du domaine - et seulement du domaine - d'une physique originale (l'état vivant est proposé comme une situation critique étendue (loin de l'équilibre) maintenue par homéostasie - ou/et homéorhésie).. Pour moi, malgré la cohérence de leur démarche, ceci reste une négation de l'originalité du vivant, par rapport à un matière physique. Je reviendrais dans mes pages sur leur intéressant travail (sur la finalité contingente et l'itération notamment) mais je préfère, ô combien, l'éclairage aristotélico-platonicien de Thom qui fait jaillir l'originalité du vivant du sein même des mathématiques, ou, bien sûr, celui de Bergson, qui place la biologie au centre de sa métaphysique.



01/2008

Les pages sur l'alcaptonurie et la phénylcétonurie sont en ligne après bien des années d'attente. La page sur l'alcaptonurie a pris résolument la direction de l'histoire des sciences, mais cela n'a pas été possible pour la phénylcétonurie du fait de la masse de matériel disponible.
Une petite page apéritive sur
Bergson a été ajoutée; le temps devient un élément majeur de toute réflexion en biologie théorique.


10/2007

Tout comme les dernières versions de IE sur PC (bouton zoom en bas à droite de la fenêtre de navigation), le navigateur gratuit OPERA (http://www.opera.com/) , sous Mac et PC, a une fonctionnalité très intéressante pour les projections dans les classes: un zoom qui s'applique sur la totalité de la page (et aussi des images), on se déplace ensuite dans la page avec les flèches-ascenseurs de la fenêtre ; pomme^+ sous Mac...



08/2007

Un panorama des thèmes et concepts du cours à embrasser d'un seul coup d'œil



réactualisé 07/2007

J'ai enfin trouvé sur internet en libre accès le texte de l'article d'Helen Pearson : What is a gene ? (Nature, vol 441, 25 May 2006, 399-401) qui a fait date : http://pasteur.crg.es/portal/pls/portal/docs/1/7260.PDF. Je vous conseille de le télécharger avant que le lien ne soit obsolète. Je renvoie à une page avec une traduction maladroite personnelle. Sans être une étude exhaustive, il pointe quelques résultats qui, ces deux dernières années, ont profondément ébranlé le paradigme de la biologie moléculaire (que l'on pourrait énoncer ainsi : le gène est une unité d'information stable, transmise héréditairement) :
- 1er résultat: la
complexité de l'information génétique nécessite l'imagination de réseaux pour rendre compte des mécanismes de synthèse de protéines (qui s'oppose à la linéarité de l'ADN). Par exemple des portions de gènes très éloignées et situées dans des parties non codantes pour un produit mais codantes pour un autre, et qui sont réunies ensuite..., d'innombrables chevauchements... : ces mécanismes dépassent de loin l'épissage alternatif en termes de complexité. Or quand on a un réseau il est clair que les relations expérimentales déterministes ne peuvent plus être explorées de la même manière que lorsque l'on a une chaîne de réactions (voir les travaux de Nissim Amzallag sur cette question; voir aussi le nouveau cours de 1ère S, notamment la partie historique)). Pour l'enseignant que je suis il est clair que cette complexité INVENTÉE comme explication n'est plus utile à des élèves comme outil de pensée (un enseignement de mathématiques sur les réseaux serait bien plus profitable; pour illustrer mon propos : une petite conférence "diffusion des savoirs de l'ENS" accessible à un enseignant de SVT montrant un système génétique simple (1 gène, 1 produit dimérique, trois opérateurs transcriptionnels) chez le phage lambda: Étude des dynamiques d'un réseau de gènes par Denis Mestivier (univ. Paris VII) [18 novembre 2004] disponible sur internet http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=477 , qualité d'enregistrement moyenne). Mon cours de 1ère S reprend donc le problème de la signification des molécules au sein des dynamiques sans entrer dans la complexité de ces nouveaux modèles.
- 2ème résultat: la remise en cause de l'expression unitaire (discontinue) de chaque gène moléculaire par synthèse de nombreux ARNm (en fonction de l'activité de la cellule) dont la plupart seraient traduits. Au contraire, il semblerait que
l'ADN soit transcrit en masse, de façon continue, et qu'il donnerait naissance à une énorme quantité d'ARN (de différentes longueurs) dont seule une petite partie serait traduite (voir Transcriptional Maps of 10 Human Chromosomes at 5-Nucleotide Resolution, Cheng J. et al. Science 308, 1149-1154 (2005), accessible librement sur internet à l'adresse: http://www.euchromatin.com/ChengJ01.htm).
- 3ème résultat: la transmission héréditaire d'une
information génétique de moins en moins stable et associée aussi à l'ARN. Deux articles très médiatisés sont signalés: l'article de l'équipe française niçoise publiée dans le même n° de Nature (RNA-mediated non-mendelian inheritance of an epigenetic change in the mouse, Rassoulzadegan, M. et al. Nature 441, 469-474 (2006) : http://intl.emboj.org/ nature/ journal/ v441/ n7092/full/ nature04674.html ) et celui - controversé- d'une équipe américaine travaillant sur les plantes (Genome-wide non-mendelian inheritance of extra-genomic information in Arabidopsis, Lolle, S. J., Victor, J. L., Young, J. M. & Pruitt. R. E. Nature 434, 505-509 (2005) disponible par exemple à l'adresse: http://contanatura-hemeroteca.weblog.com.pt/arquivo/Lolle%20et%20al.pdf ). Ce qui me semble encourageant est que de plus en plus de chercheurs de génétique moléculaire sont maintenant davantage ouverts à des interprétations plus complexes qui nous feront probablement enfin sortir du paradigme actuel. Helen Pearson rapporte les paroles de Robert Pruitt, co-auteur de l'article précédemment cité: "It definitely changes my view of inheritance."


On peut aussi lire (en anglais) un résumé de l'article d'Helen Pearson : Genetics: What is a gene?; The idea of genes as beads on a DNA string is fast fading. Protein-coding sequences have no clear beginning or end and RNA is a key part of the information package, reports Helen Pearson. (Génétique : Qu'est-ce qu'un gène ? ; L'idée de gènes enfilés comme des perles sur un segment d'ADN s'estompe rapidement. Les séquences codantes des protéines n'ont ni début ni fin clairs et l'ARN est un élément clé du stockage de l'information, rapporte Helen Pearson) (http://pasteur.crg.es/portal/page/portal/Internet/06_NOTICIAS/HIDE-NOTICIAS/149D30433A129A11E04012AC0E0145DE).


06/2007

Le sujet de bac 1èreES confirme les craintes exprimées (voir cours). Dans la partie "Place de l'homme dans l'évolution", la première question du sujet porte sur "Résistance des moustiques aux insecticides : montrez [à partir de documents] que les conditions de l'environnement peuvent jouer un rôle dans l'évolution d'une espèce". C'est inadmissible. Quand à la deuxième partie sur la comparaison-homme chimpanzé, elle se passe de commentaires. Non pas que le sujet comporte des difficultés particulières, mais je réagis contre cette forme de sous-culture qui consiste, sous des prétextes de culture, à faire passer un enseignement dépassé et idéologique (concernant des mécanismes évolutifs moléculaires auxquels plus grand monde ne croît) et qui, surtout, nécessite un cours de génétique qui n'est pas au programme de cette partie (cette année il faisait partie des deux thèmes au bac mais ce n'est pas toujours le cas).
Pour le
sujet de 1èreL, la première question (alimentation SVT) ne posait pas de problèmes particuliers: les documents permettaient de comprendre ce que représentait l'absorption du fer par l'organisme... mais cela reste un exercice difficile pour un élève littéraire et je ne suis pas sur que l'on puisse considérer qu'il s'agit ici de culture scientifique. La seconde question sur la place de l'homme dans l'évolution reste toujours dans la même ligne idéologique que le sujet de 1èreES, mais portent plus ou moins sur l'homme.



03/2007

La sensation d'être méprisé est devenue permanente. Les politiques au pouvoir dans l'Éducation Nationale depuis 30 ans n'ont cessé de dévaloriser les professeurs, et particulièrement les professeurs agrégés pour ce qui me concerne. La dernière mesure de discrédit atteint des sommets : http://www.legifrance.gouv.fr/ WAspad/UnTexteDeJorf? numjo=MENH0700231D (remplacements au pied levé, service sur plusieurs établissements, intervention dans d'autres disciplines, suppression des déjà insuffisantes rémunérations des services complémentaires...). Pour ceux qui sont très mal informés sur le temps de travail des enseignants, il est peut-être grand temps de rappeler que les enseignants ne sont pas payés pendant les vacances (service annualisé à 45h hebdomadaires sur 10 mois et payé sur 12 mois) http://www.cetace.org/ documents/temps_travail_ enseignants.pdf. La Société des Agrégés (http://www.societe desagreges.net/ index.htm) n'a cessé de clamer l'injustice qui était faite à ce corps d'intellectuels qui appartiennent à la catégorie A supérieure. Ils devaient évoluer selon la même grille que les administrateurs civils ... mais on les a laissé sans revalorisation depuis 40 ans (voir la tribune du collègue de Sciences Physiques Claude Roche, dans l'Agrégation n°421, p 534-535). Plutôt que de faire confiance à l'État, j'aurais probablement mieux fait de m'efforcer d'acquérir un statut social honorable par l'argent lorsque l'âge m'en laissait encore la possibilité.



1/02/07
1/03/2007 ...

Génétiquement indéterminé - le vivant auto-organisé est paru aux éditions Quæ (Cemagref, Cirad, Ifremer, Inra) et est disponible http://www.quae.com/livre/?GCOI=27380100948540; à lire d'urgence : Avec les mots de Sylvie Pouteau « L'hypothèse du déterminisme génétique [i.e. du programme génétique, c'est moi qui ajoute] ne permet plus de faire avancer les connaissances en biologie. C'est sur ce constat de départ qu'un cycle de conférences a été organisé à l'Institut Jean-Pierre Bourgin de l'INRA à Versailles, autour du thème de la complexité et des nouvelles approches en biologie. Cet ouvrage reprend le contenu de quatre d'entre elles». plan du livre Le chapitre de G.N. Amzallag sur la variation (Ch 1 : Du sens de la variabilité) me paraît être un incontournable pour un enseignant. Les exemples sont tirés principalement des travaux de l'auteur sur les brassinostéroïdes, les gibberellines et la tolérance-adaptation au NaCl (...) chez quelques plantes. C'est une vraie réflexion d'expérimentateur qui ouvre bien des perspectives sur l'analyse des données expérimentales; c'est un appel à créer de nouveaux outils d'analyse dans une perspective ouverte sortant du génétiquement déterminé. Les indicateurs utilisés en écophysiologie évolutive sont interrogés : plasticité, canalisation , coefficient de variation, connectance.... À intégrer de toute urgence dans les cours universitaires, pour le lycée je ne pourrais encore une fois que me contenter de citer les conclusions sans pouvoir m'appuyer sur l'étude d'exemples dont le niveau d'analyse est trop élevé pour le secondaire . On pourrait regretter la prudence de l'auteur car les articles cités sont en anglais et le lecteur doit y avoir accès voir saisir la profondeur du propos mais comme il le dit lui-même ...« on ne s'étonnera pas que les résultats et les conclusions présentées ici soient encore très lacunaires. Ils ne forment que l'ébauche d'une approche d'un horizon encore largement inexploré, pour des raisons non seulement conceptuelles, mais encore pratiques.» Page récente présentant sa démarche
J'ai été suffisamment intrigué et passionné par l'article de Vincent Fleury (Ch4, Morphogenèse des structures arborisées et conditions physiques d'une croissance biologique auto-organisée, 111-140) pour passer outre des petites difficultés de style et de quelques maladresses vis-à-vis de la description des systèmes biologiques, et acheter deux de ses ouvrages (Des pieds et des mains ; Genèse des formes de la nature, Flammarion, col. Champs, 2003 et De l'œuf à l'éternité - Le sens de l'évolution, Flammarion, 2006 à destination du grand public (et donc de mes élèves)). On y retrouve les mêmes défauts mais on y trouve aussi d'excellentes choses. Voilà un physicien passionné par le vivant qui aborde les questions par un côté encore bien inexploré : la morphogenèse. Il rejoint donc la famille des Grassé, Thom et autres scientifiques résolument tournés vers un nouveau paradigme. V. Fleury n'a pas toujours la prudence d'expression de N. Amzallag et le choix de la médiatisation (peut-être trop rapide) de ses idées fera fuir certains biologistes, c'est dommage. Car, sans êtres abouties, ses idées et ses ouvrages sont des ouvertures qu'il ne faut pas négliger. Je m'inscris résolument à ses côtés. Pour en revenir au chapitre 4 de Génétiquement indéterminé, le texte est très accessible à des lycéens. J'utiliserais ses propos dans mes cours. Mais je persiste à penser que la vision mathématique de René Thom sur la morphogénèse est autrement plus profonde (voir la page sur les modèles thomiens) que la simple prise en compte des lois physiques en biologie qui constitue cependant une démarche à encourager.


11/2006

Je recommande l'Appel pour la refondation de l'École: http://www.refondation-ecole.net
Un candidat à l'élection présidentielle qui s'engagerait sur ce texte serait providentiel et me ferait reconsidérer mon départ de l'Éducation Nationale.
Parmi d'autres je relève les points suivants:
* RENDRE AU MAÎTRE SA LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE : elle me paraît être gravement en danger d'une part dans la formulation des programmes (politiquement et idéologiquement marqués) et d'autre part du fait de l'insistance obsessionnelle des inspections pédagogiques à faire appliquer une démarche par résolution de problème (comme si la biologie consistait en une série de problèmes qui doivent trouver des solutions).
* RÉTABLIR UN BON NIVEAU D'EXIGENCE : et que cela ne soit pas les parents ou les chefs d'établissements qui en déterminent les limites...
* En vidant les programmes, en abaissant les exigences, en déstructurant les enseignements, les réformes successives ont conduit à un renforcement sans précédent de la sélection par la naissance et par l'argent. (
http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/17mai.pdf sur le site du GRIP)


10/2006

Dans la nouvelle présentation du cours de seconde (partie cellule, ADN et unité du vivant), qui propose bien sûr aussi l'abandon de la notion de programme génétique (qu'aucun scientifique ne comprends plus comme un programme pour gouverner la vie (voir Qu'est-ce que la vie ?) mais plutôt comme le résultat d'un réseau STABLE d'interactions génétiques et épigénétiques ou environnementales par rapport à la cellule,..), l'accent est mis sur 2 idées qui sont des ouvertures:
- la nutrition, comme les deux autres fonctions globales du vivant, ne peut pas s'étudier uniquement à l'aide de la chimie (ce qui implique que les types trophiques ne doivent pas être vus sous l'angle des seules molécules carbonées); la notion de champ de nutrition est probablement la plus simple à utiliser;
- la division cellulaire est un phénomène qui ne peut pas être compris uniquement en terme de reproduction. Il serait préférable d'envisager des divisions de croissance et de renouvellement (dans un pluricellulaire ou dans une colonie), des divisions de développement (y compris dans une colonie) et des divisions de reproduction (chez un unicellulaire non colonial et dans les organes sexuels des pluricellulaires, ce qui inclus la méïose). Les chromosomes, vus comme les "organites" de la division, restent entourés de bien des mystères et leur étude cytologique ne fait que commencer.


09/2006

Devant la prolifération des cours en ligne, ces pages vont prendre une autre direction: non plus un cours mais des points de vue différents de ceux des manuels, des ouvertures...
Pour le point de vue consensuel vous avez les manuels et la plupart des sites internet grand public (de médiatisation comme certains préfèrent appeler la vulgarisation).
Peut-être le temps est-il venu de présenter la science comme un continuel conflit et non comme une connaissance consensuelle ?


Le besoin d'histoire des sciences peut être illustré avec une page complémentaire sur la transformation bactérienne et une page sur le concept un gène-une enzyme. Je suis bien conscient qu'une analyse des résultats expérimentaux à la lumière de nos connaissances actuelles est bien insuffisante (mais cependant nécessaire ?). L'histoire de la génétique est donc en cours de révision sous une forme plus documentée. Une page complémentaire sur quelques travaux de T.H. Morgan est aussi disponible.


Qu'est-ce que la biologie théorique ? Une page d'explications pour justifier ma démarche car certaines oppositions me viennent de l'éducation nationale qui devrait au contraire soutenir une démarche de biologie théorique. Je ne suis pas un héraut autoproclamé de la biologie théorique mais seulement un professeur qui cherche à faire son travail le plus consciencieusement possible. Je ne crois plus à la validité de la notion de programme génétique. Je l'enseigne donc comme une étape historique, en essayant d'en cerner les contours philosophiques et je m'efforce de présenter toutes les démarches alternatives.
Ces mots d'Edgar Morin me paraissent très justes : « Du coup, la biologie moléculaire, expliquant les machineries chimiques de la vie, mais non la vie elle-même, a cru que la vie était une notion mythologique, de toute façon indigne de la science, et a expulsé la vie hors de la biologie»
(Science avec conscience, Seuil 1990, p 251, cité in La raison malmenée. De l'origine des idées reçues en biologie moderne, Gérard Nissim AMZALLAG, CNRS Éditions, 2002 p 18).


Une nouvelle source d'idées et quelle source ! À conseiller à tous :
L'homme végétal : pour une autonomie du vivant
, Gérard Nissim AMZALLAG, Albin Michel, 2003 (préface de Bernard Werber); c'est un plaidoyer contre l'organisme vivant-machine. Un vrai travail de biologiste qui revendique un objet et des méthodes propres. C'est fort bien documenté (avec les références des articles scientifiques) et rédigé dans un langage très accessible, parfait pour des lycéens.
L'appui théorique qu'il prend sur les structures dissipatives de Prigogine, est pour moi discutable car c'est une théorie qui confère au hasard une existence qu'il n'a pas à mon sens, mais n'enlève rien à la qualité de sa réflexion. Beaucoup mieux encore, il propose une véritable théorie de l'évolution à l'aide de sa notion de dissociation autonome. Les périodes de stabilité de l'organisme alternant avec des périodes de dissociation, initiées par l'organisme lui-même (sécrétion d'AMPc chez les bactéries, d'un stéroïde chez les pluricellulaires ?), qui lui permettent, après un retour transitoire des parties (cellules, organes) à plus d'autonomie, de retrouver un état NOUVEAU de stabilité qui émerge des nouvelles interactions existant entre ses parties et le milieu auquel l'organisme devient alors extrêmement sensible. C'est donc pendant ces crises (métamorphoses) qu'il y a adaptabilité et développement et.... évolution (c'est moi qui prolonge l'idée sous-entendue). L'état adulte d'un pluricellulaire serait la perte de la capacité à entrer en dissociation autonome selon les modalités régnant lors des crises du développement. Il expose enfin une théorie du développement psychique de l'homme et de la conscience en distinguant différents niveaux de dissociations plus ou moins autonomes. Le titre fait référence à l'analogie de développement (rapporté à des dissociations autonomes) que l'on peut établir entre le cerveau (perpétuellement en crise de développement) et un végétal (possédant une embryogénie indéfinie). La résonance féconde entre la dissociation autonome de Nissim Amzallag et la progression autonome de Rosine Chandebois n'échappera à personne (voir une page annexe déjà ancienne sur la théorie de cette dernière).
La raison malmenée. De l'origine des idées reçues en biologie moderne, Gérard Nissim AMZALLAG, CNRS Éditions, 2002
Une histoire des idées en biologie qui n'hésite pas à traquer le mensonge (qui finalement est omniprésent chez les scientifiques, soit comme un ami soit comme un ennemi). Salutaire. A mettre entre les mains de tous les élèves qui veulent s'orienter vers la recherche. Cet ouvrage fait le pendant de l'ouvrage précédent. Il me paraît judicieux de le lire après avoir lu L'homme végétal pour que la nudité des critiques soit voilée par la profonde sincérité qui émane des idées fécondes du premier ouvrage. Un enseignant de SVT honnête ne peut pas enseigner le programme actuel de lycée sans y ajouter bien des remises en cause. C'est une question de vérité. Ce livre peut beaucoup l'aider dans sa démarche.
(Plan, préface et introduction sont disponibles à l'adresse: http://netmc.9online.fr/AdV/Amzallag_Raison.html )


Si les mathématiques sont devenus pour moi le futur de la biologie (voir buts ci-dessous), je ne suis pas étonné de trouver parmi les mathématiciens un intellectuel qui se bat pour l'école: je recommande l'analyse de Laurent Lafforgue http://www.ihes.fr/%7elafforgue/demission.html et ses textes sur l'enseignement.


Les diapositives de la conférence donnée au Palais des Congrès de Poitiers le samedi 8 octobre 2005 (Conférence grand public - 20h30) pour le 4ème Congrès Mondial "de" Biologie Cellulaire et Moléculaire (voir la plaquette de présentation sur le site de la région Poitou-Charentes. Congrès international organisé avec le soutien de la revue CMB, Cellular and Molecular Biology: http://www.cmbworldcongress2005.com) sont disponibles en ligne (avec quelques explications complémentaires)
Je renvoie aussi à deux pages présentant les fondements de ce qui a été rapidement abordé lors de cette conférence: la cellule, une théorie des modèles.


Buts
Ce site s'adresse d'abord à mes élèves (actuels et anciens) et ensuite à mes collègues (comme base de discussion).

Ce site est bien sûr une expérience : j'ai hésité longtemps avant d'oser taper ces pages et il faudra certainement encore plus de temps pour qu'elles reflètent réellement ma pensée. Pour dire en quelques mots les motifs qui me poussent:

* un souhait "réenchanter la science"... mais avec ma propre personnalité (je suis piètre animateur au sens moderne.... et pourtant quelle merveille d'animer, de donner de l'âme...les animateurs me paraissent souvent des agitateurs de vent...pour le style "C'est pas sorcier" voir les traces de mon passage à l'iufm), que les élèves s'émerveillent devant une enzyme active, devant deux cellules qui se séparent, devant un imago qui sort de son exuvie... et cherchent de toute leur INTELLIGENCE à comprendre sans se contenter des fables que leur distillent parfois leurs manuels scolaires ou les médias.

* la certitude qu'il est urgent d'introduire dans l'enseignement de SVT (et aussi de Physique-Chimie) une partie officiellement dévolue à l'histoire des sciences et à l'acquisition de la démarche expérimentale (ce qui peut se faire aussi dans le cadre d'une initiation à la philosophie... pourquoi pas avant la terminale); En fait je crois qu'il faudrait mieux parler d'une histoire de la raison humaine et de certains concepts des SVT. Je suis souvent amené lors de l'élaboration de mes cours à parler de changement de paradigme. Mais je précise que ma pensée n'est pas du tout issue d'une philosophie New Age mais bien d'une recherche de la vérité pour laquelle je crois que la raison humaine est faite (je considère l'encyclique de Jean-Paul II "foi et raison" comme une référence incontournable (http://www.vatican.va/edocs/FRA0075/_INDEX.HTM), au sujet du New Age on peut voir http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/interelg/documents/rc_pc_interelg_doc_20030203_new-age_fr.html).

* la nécessité de modifier fondamentalement les programmes pour en revenir au réel, à l'observation du vivant et de ne présenter une technique aux élèves que lorsqu'ils peuvent en maîtriser l'analyse, bref, faire peu de choses mais plus à fond. La version commentée des programmes est devenue obsolète au 24/08/2001 et étant donné que le cours est maintenant assez étoffé, elle ne sera pas reprise sous cette forme dans la prochaine mouture du site.

* la conviction (acquise récemment - 2004) que l'avenir des Sciences de la Vie et de la Terre passe par la mathématisation («les mathématiques sont le langage universel», René Thom), non pas à cause de leur objet (qui peut être abordé de bien d'autres manières) mais à cause de la scientificité qui nécessite une intersubjectivité (un consensus en fait) que la philosophie ne peut donner seule. Le développement de la Biologie Théorique est le grand défi du XXIème siècle pour les sciences de la vie.


Avertissement


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Les options pédagogiques et intellectuelles ne regardent que l'auteur et n'ont en aucun cas une reconnaissance officielle des autorités pédagogiques ou administratives de l'éducation nationale.

L'auteur s'engage à répondre à tous les courriers décents et pertinents (voir remarque récente ci-dessus).


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