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5
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Commentaires
de l'actualité
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archives
(les
pictogrammes indiquent le sujet du commentaire:
scientifique ,
philosophique
ou politique )
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Devant
le nombre croissant d'élèves qui me
sollicitent pour les aider à rechercher des
documents, notamment pour les TPE, ou même
résoudre leurs exercices scolaires (!!!) je
précise que ce n'est pas le rôle de ce
site. Voyez l'énoncé des buts au
bas
de cette page.
Je peux par contre répondre à une
demande d'éclaircissement (sur une question
détaillée dans ces pages)
correctement formulée et faisant preuve d'un
niveau de connaissance honorable...
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11/2009
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Un premier jet de la
première partie des pages sur
les
génomes...
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09-10/2009
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Enfin un article de
vulgarisation pédagogiquement valable dans
La Recherche ! Il faut saluer
l'article
de Marie-Laure Théodule " Maladie
d'Alzheimer : trois nouveaux gènes
identifiés " dans le n° 435 du
mois de novembre 2009.
Les propos tranchent radicalement des habituelles
fadaises sur la liaison
génotype-phénotype. Il y a un vrai
effort d'expression scientifiquement exacte tout en
restant accessible à un large public.
Chapeau ! L'histoire rapportée montre
clairement les méthodes, les objectifs, les
financements et les espoirs portés par cette
longue traque génétique tant in
silico que lors d'analyses
génétiques de populations tests.
Même l'encadré sur la prudence
nécessaire à l'interprétation
des tests est clair et exact. Voilà un texte
à utiliser en classe... pour les terminales.
La Recherche m'a autorisé à placer
une
copie sur ce site (les
images en moins). Pour tirage voici une
copie
en version texte.
Après 2 ans d'attente depuis la publication
de Génétiquement
indéterminé aux éditions
Quæ (voir
ci-dessous),
La Recherche publie enfin un dossier sur
l'indéterminisme: Le
hasard au cur de la
vie, octobre 2009,
434. Mais l'autonomie et
la variabilité sont les grands absents de ce
dossier qui ne parle que de la vision de Kupiec; le
livre cité ci-dessus n'est même pas
référencé !!! Et puis, il n'y
a aucune ouverture sur une autre approche de la
causalité que la séparation de Kant
entre déterminisme, seul scientifique
à ses yeux et liberté
(voir biologie
théorique
et 4
causes en
SVT).
L'"indéterminisme" des systèmes
génétiques présentés
reste un déterminisme moléculariste
statistique; il y a une certaine incapacité
à penser le vivant au travers des fonctions
et autres grandeurs mathématiques. Une
occasion manquée.
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08/2009
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En observateur de plus en plus
averti, Denis Duboule fait une intervention
remarquable lors de la séance de
l'Académie des sciences du 30 juin 2009
consacrée à Darwin... à
écouter sur Canal
Académie
(son intervention correspond
à la dernière demi-heure de
l'enregistrement). Il parle avec beaucoup de
justesse de " théorie de la variation
contrainte ", de la séparation
inéluctable entre l'évolution et la
génétique, et enfin du rôle
central du temps. Cependant sa conférence
du 21 février 2006 à
l'Académie des
Sciences (disponible
sur
l'IN2P3) " La
génétique moléculaire de
l'évolution ; une science du XXIe
siècle ? " où il présentait
déjà les mêmes thèses,
me paraît plus complète, et moins
conformiste puisqu'il y égratignait
gentiment les néodarwiniens dogmatiques.
J'ai intégré certaines de ses
idées "postdarwiniennes" à ma
page
sur
l'évolution.
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02/2009
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Une page qui tranche avec toutes
les autres: La
création selon la Foi
catholique. Je ne parle
pas de Dieu dans mes cours ni dans aucune page de
ce site. Mais je suis catholique. Au nom d'un
athéisme méthodologique on
parle beaucoup contre Dieu: enseignants,
élèves, parents, Éducation
Nationale. Au-delà de "la
vie est le mystère qui est le vrai sujet de
la biologie", si j'avais
à parler de Dieu, sur les sujets
traités ici , voici
donc ce que je
dirais...
À titre expérimental je lance un
FORUM
ouvert pour ces questions de relations entre
science et foi
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12/2008
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Cette aventure touche à
sa fin.
Tout est parti de "la vie est un travail" et tout
doit y revenir. C'est la question centrale. Soit la
biologie se constitue en science de la vie, au
carrefour des sciences expérimentales et des
sciences de l'homme, soit elle est vaine. Lamarck,
en constituant le mot biologie, pour
désigner une science du vivant vitaliste et
mécaniste, avait clairement ce projet. Il
n'a pas été suivi, du moins comme
penseur du vivant, même si c'est bien en
direction d'un matérialisme
mécaniciste que les scientifiques sont
allés, par un renversement paradoxal de
l'explication physico-chimique, vitaliste, en
mécanisme. Les idées de Bergson
représentent pour moi l'espoir d'une
biologie qui réconcilie l'homme avec son
animalité et son histoire. Et le travail de
René Thom porte en germe la possible
réconciliation scientifique entre
matérialisme et idéalisme.
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12/2008
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Pour tous, un livre
d'André Pichot, au carrefour
de l'épistémologie et de l'histoire
des sciences: Histoire de la notion de
vie, Gallimard, 1993
(16
euros);
quelques extraits sur deux pages: le
darwinisme moderne, afin
de dépister les incohérences que l'on
colporte dans l'enseignement, et la
notion de vie
aujourd'hui, où
l'auteur présente une conception personnelle
originale qui réconcilie matérialisme
et évolutionnisme (sans nier
l'originalité de la vie).
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10/2008
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Je conseille d'écouter
l'intervention de Luc Ferry (Les dangers
du "principe de précaution": Regard critique
du philosophe) qui s'est exprimé
lors du colloque
sur les OGM à l'Académie des sciences
en septembre 2008. Son
analyse des causes de la prolifération des
peurs, notamment tournées vers la science
(OGM....), est intéressante. Le
désenchantement du monde et la chute dans le
capitalisme, conduisent à un monde de
compétition aveugle où l'histoire est
vide de sens. Sa conclusion "rationaliste" insiste
sur le déclin des vocations scientifiques
(40% en 15 ans) qui va de pair avec la peur, qui
n'est plus motivée par la nature hostile
mais par la science qui peut détruire
l'humanité, sans compter son aspect ardu
pour les élèves élevés
dans l'idéologie
pédagogiste. Il est
clair que le vrai scientifique n'a pas peur de
chercher, quellles que soient ses motivations, les
plus hautes (beauté et mystère du
monde, soif de vérité, effort commun
pour un développement de
l'humanité...) comme les moins hautes... la
connaissance est un bon moyen de vaincre ses peurs
irrationnelles.
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09/2008
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Même pour les
français éloignés de Paris la
venue du pape Benoît XVI à Paris et
son discours au Collège
des Bernardins, une
initiative totalement originale pour le dialogue
entre la Sagesse chrétienne et la Culture
française, ou encore l'accueil du premier
membre (étranger associé) de
l'Académie
des Sciences Morales et
Politiques devenu pape,
sont des événements culturels
majeurs. Le discours
aux invités du monde de la
culture (intellectuels,
artistes....) écouté avec un respect
évident malgré la diversité de
l'auditoire est historique. Nos opinions et choix
de vie - comme ceux de nos élèves
(dont certains faisaient aussi partie des dizaines
de milliers de jeunes du "chemin de lumière"
ou de la messe des invalides) - ne sont pas moins
divers que ceux des auditeurs de ces paroles. Voici
les mots de conclusion du discours de Benoît
XVI : «Une culture
purement positiviste, qui renverrait dans le
domaine subjectif, comme non scientifique, la
question concernant Dieu, serait la capitulation de
la raison, le renoncement à ses
possibilités les plus élevées
et donc un échec de l'humanisme, dont les
conséquences ne pourraient être que
graves. Ce qui a fondé la culture de
l'Europe, la recherche de Dieu et la
disponibilité à L'écouter,
demeure aujourd'hui encore le fondement de toute
culture
véritable.»
Le rejet de toute autre opinion que le
scientisme
associé à un matérialisme
athée n'a que trop duré pour les
questions d'anthropologie
en SVT dans l'Éducation Nationale.
Amorçons le dialogue avec l'histoire des
sciences, l'épistémologie, la
biologie théorique. Abordons des questions
aussi profondes que
l'hérédité, la
procréation, l'évolution... avec des
points de vue ouverts sur les autres disciplines.
C'est le but de ce site.
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08/2008
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Les intéressantes pages
d'Antoine Danchin, de l'Institut
Pasteur, ont été assez
récemment reformatées et
déplacées sur le site de l'ENS Ulm.
Il est le digne (et dernier ?) représentant
d'une biologie théorique moléculaire
centrée
sur l'information et
vraiment réfléchie (érudite).
Je conseille par exemple sa page
de biologie
théorique, ou ses
pages
d'histoire en science en
travaux...
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07/2008
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J'ai inséré dans
le cours sur la nutrition de terminale des extraits
des travaux de Nissim Amzallag
(L'homme
végétal. Pour une autonomie du
vivant, 2003, Albin Michel)
qui tournent autour de l'autonomie du
vivant :
* le
CO2 n'est pas un facteur limitant de la
croissance de la plante
(ce qui invalide le discours de certains concernant
les conséquences de l'évolution de la
teneur de l'atmosphère en CO2 au
cours des dernières décennies);
* des plantules voisines ne luttent pas pour la
lumière (idée de compétition)
mais au contraire adaptent
leur croissance à celle de leurs
voisines;
* la baisse de croissance d'une plante dont le
système racinaire est partiellement
asséché cesse si l'on supprime le
réseau racinaire inutile; ce qui indique que
la plante cherche un équilibre
pour sa croissance entre le niveau des ressources
et ses propres caractéristiques
physiologiques;
* la symbiose,
notamment mycorhizienne, semble davantage tenir de
la concorde (utilisation
harmonieuse conjointe des ressources) entre
espèces que de supposés
bénéfices ou d'une
dépendance...
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07/2008
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Pour ceux qui n'ont pas encore
de quoi s'offrir "De la science aux fourneaux"
par Hervé This (Belin 2007),
écoutez une petite émission sur
Canal
Académie.
J'y ai appris: (1) qu'il
existe des "récepteurs" du "gras" (des
lipides); (2) que la salade est "cuite" par l'huile
et non pas le vinaigre; (3) que l'huile entre entre
les cellules de la pomme de terre chaude; (4) qu'il
n'y a pas de moutarde dans la mayonnaise mais dans
la rémoulade; (5) que la longueur en bouche
(mesurée en caudalies) de l'huile est bien
plus grande que celle de l'eau ou de l'alcool; (6)
que le goût de bouchon est davantage une
saveur qu'une odeur; (7) que les homards sont bleus
grâce aux molécules rouges
d'astaxanthine accolées et
torsadées...
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07/2008
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Bien qu'encore
en
travaux, j'ai
présenté dans une longue page
(De
la mutation au problème de la variation
) mes efforts de
clarification de la notion de
mutation, notamment à l'aide
des travaux de N. Amzallag. Elle contient un peu
d'histoire des sciences avec l'article
de Luria (comme pour
l'alcaptonurie)
mais aussi beaucoup de réflexions sur
l'interprétation des données
expérimentales du fait du profond ancrage du
travail de N. Amzallag dans l'expérience.
Une page simplifiée a été
écrite à l'attention des
élèves:
Les mutations.
La page
sur les VIH
présente ces virus dans la même
optique d'un système immunitaire dynamique
en mettant davantage l'accent sur les cellules et
les organes que sur les molécules.
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réactualisé
05/2008
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Science
in School, revue
scientifique européenne (en anglais)
à destination des scolaires,
éditée par l'EIROforum
(réunion de 7 organismes scientifiques
européens) continue ses publications qui
devraient donner des idées aux
collègues, notamment pour des TPE SVT(ou
physique-chimie)-langues. Certains articles sont
traduits
en français.
L'un d'entre eux m'a
semblé intéressant à
analyser.. pour les élèves de
première très avancés et les
élèves de terminale. La grande
migration: sur le migration des cellules
embryonnaires de la future ligne latérale du
poisson-zèbre. Ici
une traduction et quelques
analyses.
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04/2008
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Une belle réponse de
Bernard
Joly, président
de la Société française
d'histoire des sciences et des techniques, au
courrier d'un lecteur de La
Recherche (418, avril 2008,
7) au
sujet de son article dans le dossier: Les
alchimistes à l'origine de la science
moderne, 416, février 2008, pp30-45:
« À
l'opposé du relativisme qui nie les
évolutions historiques et qui prétend
que tout se vaut, cette conception
[de l'alchimie
comme chimie du passé]
reconnaît
l'existence de ruptures fondamentales. Mais ce sont
des ruptures à l'intérieur de
l'histoire des sciences. Non pas des ruptures qui
opposeraient l'obscurantisme à la raison,
mais des remises en question, par de nouvelles
exigences de la raison, des acquis
antérieurs de la rationalité
scientifique».
Voilà
une mise au point qui peut s'adresser à G.
Lecointre et H. LeGuyader, pour leur lamentable
introduction à l'histoire
des
classifications
dans leur ouvrage "Classification
phylogénétique du vivant". Je
mets en garde les collègues contre toute
utilisation pédagogique
irréfléchie de ce texte
particulièrement biaisé,
que l'on commence à retrouver sur les sites
académiques. Que l'on se comprenne bien, il
s'agit non pas de s'attaquer aux classifications
phylogénétiques (cladistes), qui sont
devenues la règle, mais au relativisme
parfois sous-jacent véhiculé,
innocemment ou non. Voir page sur le
cladisme
et nommer-classer.
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03/2008
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Jean-Robert Pitte, ancien
Président de la Sorbonne, membre de
l'Académie des sciences morales et
politiques, parle de son livre : Stop à
l'arnaque du bac sur canalacadémie.
Professeur de la Sorbonne empêché de
faire cours, bac bradé ... le
désespoir est grand. Sur les causes
profondes, les mots de
Benoît XVI me
semblent très justes: « à la
racine de la crise de l'éducation se trouve
[...] une crise de confiance dans la
vie».
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01/2008
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Un ouvrage intéressant
qui mériterait une vulgarisation de la part
de ses auteurs : Mathématiques et
sciences de la nature. La singularité
physique du vivant. Francis Bailly et
Guiseppe Longo, Hermann,
2006; le sous-titre
révèle bien la position
moniste assumée : ils
déclarent ainsi que le vivant est du domaine
- et seulement du domaine - d'une physique
originale (l'état vivant est proposé
comme une situation critique étendue (loin
de l'équilibre) maintenue par
homéostasie - ou/et
homéorhésie).. Pour moi,
malgré la cohérence de leur
démarche, ceci reste une négation de
l'originalité du vivant, par rapport
à un matière physique. Je reviendrais
dans mes pages sur leur intéressant travail
(sur la finalité contingente et
l'itération notamment) mais je
préfère, ô combien,
l'éclairage aristotélico-platonicien
de Thom qui fait jaillir l'originalité du
vivant du sein même des mathématiques,
ou, bien sûr, celui de Bergson, qui place la
biologie au centre de sa métaphysique.
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01/2008
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Les pages sur l'alcaptonurie
et la phénylcétonurie
sont en ligne après bien des années
d'attente. La page sur l'alcaptonurie a pris
résolument la direction de l'histoire des
sciences, mais cela n'a pas été
possible pour la phénylcétonurie du
fait de la masse de matériel disponible.
Une petite page apéritive
sur
Bergson a
été ajoutée; le
temps
devient un élément majeur de toute
réflexion en biologie théorique.
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10/2007
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Tout comme les dernières
versions de IE sur PC (bouton zoom en bas à
droite de la fenêtre de navigation), le
navigateur gratuit OPERA
(http://www.opera.com/)
, sous Mac et PC, a une fonctionnalité
très intéressante pour les
projections dans les classes: un zoom
qui s'applique sur la totalité de la page
(et aussi des images), on se déplace ensuite
dans la page avec les flèches-ascenseurs de
la fenêtre ; pomme^+ sous
Mac...
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08/2007
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Un panorama
des thèmes et concepts du cours à
embrasser d'un seul coup d'il
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réactualisé
07/2007
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J'ai
enfin trouvé sur internet en libre
accès le texte de l'article d'Helen
Pearson : What is a gene ?
(Nature, vol 441, 25 May 2006, 399-401) qui a fait
date : http://pasteur.crg.es/portal/pls/portal/docs/1/7260.PDF.
Je vous conseille de le télécharger
avant que le lien ne soit obsolète.
Je
renvoie à une page avec une traduction
maladroite
personnelle.
Sans être une étude exhaustive, il
pointe quelques résultats qui, ces deux
dernières années, ont
profondément ébranlé le
paradigme de la biologie moléculaire
(que l'on
pourrait énoncer ainsi : le gène est
une unité d'information stable, transmise
héréditairement)
:
- 1er résultat: la
complexité
de l'information
génétique
nécessite l'imagination de
réseaux pour rendre compte des
mécanismes de synthèse de
protéines (qui s'oppose à la
linéarité de l'ADN). Par exemple des
portions de gènes très
éloignées et situées dans des
parties non codantes pour un produit mais codantes
pour un autre, et qui sont réunies
ensuite..., d'innombrables chevauchements... : ces
mécanismes dépassent de loin
l'épissage alternatif en termes de
complexité. Or quand on a un réseau
il est clair que les relations
expérimentales déterministes ne
peuvent plus être explorées de la
même manière que lorsque l'on a une
chaîne de réactions (voir les travaux
de Nissim Amzallag sur cette question; voir aussi
le nouveau
cours de 1ère
S,
notamment la partie historique)).
Pour
l'enseignant que je suis il est clair que cette
complexité INVENTÉE comme explication
n'est plus utile à des élèves
comme outil de pensée (un enseignement de
mathématiques sur les réseaux serait
bien plus profitable; pour
illustrer mon propos : une petite conférence
"diffusion des savoirs de l'ENS" accessible
à un enseignant de SVT montrant un
système génétique simple (1
gène, 1 produit dimérique, trois
opérateurs transcriptionnels) chez le phage
lambda: Étude des dynamiques d'un
réseau de gènes par Denis Mestivier
(univ. Paris VII) [18 novembre 2004]
disponible sur internet http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=477
, qualité d'enregistrement moyenne). Mon
cours
de 1ère S
reprend donc le problème de la signification
des molécules au sein des dynamiques sans
entrer dans la complexité de ces nouveaux
modèles.
- 2ème résultat: la remise en
cause de l'expression unitaire (discontinue) de
chaque gène moléculaire par
synthèse de nombreux ARNm (en fonction de
l'activité de la cellule) dont la plupart
seraient traduits. Au contraire, il semblerait que
l'ADN
soit transcrit en masse, de façon
continue,
et qu'il donnerait naissance à une
énorme quantité d'ARN (de
différentes longueurs) dont seule une petite
partie serait traduite (voir Transcriptional
Maps of 10 Human Chromosomes at 5-Nucleotide
Resolution, Cheng J. et al. Science 308,
1149-1154 (2005), accessible
librement sur internet à l'adresse:
http://www.euchromatin.com/ChengJ01.htm).
- 3ème résultat: la
transmission héréditaire d'une
information
génétique de moins en moins stable et
associée aussi à
l'ARN.
Deux articles très médiatisés
sont signalés: l'article de l'équipe
française niçoise publiée dans
le même n° de Nature (RNA-mediated
non-mendelian inheritance of an epigenetic change
in the mouse, Rassoulzadegan, M. et al.
Nature 441, 469-474 (2006) :
http://intl.emboj.org/ nature/ journal/ v441/
n7092/full/
nature04674.html
) et celui - controversé- d'une
équipe américaine travaillant sur les
plantes (Genome-wide non-mendelian
inheritance of extra-genomic information in
Arabidopsis, Lolle, S. J., Victor, J. L.,
Young, J. M. & Pruitt. R. E. Nature 434,
505-509 (2005) disponible
par exemple à l'adresse: http://contanatura-hemeroteca.weblog.com.pt/arquivo/Lolle%20et%20al.pdf
). Ce qui me semble encourageant est que de plus en
plus de chercheurs de génétique
moléculaire sont maintenant davantage
ouverts à des interprétations plus
complexes qui nous feront probablement enfin sortir
du paradigme actuel. Helen Pearson rapporte les
paroles de Robert Pruitt, co-auteur de l'article
précédemment cité: "It
definitely changes my view of inheritance."
On peut aussi lire (en anglais) un
résumé de l'article d'Helen Pearson :
Genetics:
What is a gene?; The idea of genes as beads on a
DNA string is fast fading. Protein-coding sequences
have no clear beginning or end and RNA is a key
part of the information package, reports Helen
Pearson. (Génétique
: Qu'est-ce qu'un gène ? ; L'idée de
gènes enfilés comme des perles sur un
segment d'ADN s'estompe rapidement. Les
séquences codantes des protéines
n'ont ni début ni fin clairs et l'ARN est un
élément clé du stockage de
l'information, rapporte Helen
Pearson)
(http://pasteur.crg.es/portal/page/portal/Internet/06_NOTICIAS/HIDE-NOTICIAS/149D30433A129A11E04012AC0E0145DE).
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06/2007
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Le sujet
de bac 1èreES
confirme les craintes exprimées
(voir cours).
Dans la partie "Place de
l'homme dans
l'évolution", la première
question du sujet porte sur "Résistance
des moustiques aux
insecticides : montrez
[à partir de
documents] que les
conditions de l'environnement peuvent jouer un
rôle dans l'évolution d'une
espèce". C'est inadmissible.
Quand à la
deuxième partie sur la comparaison-homme
chimpanzé, elle se passe de commentaires.
Non pas que le sujet comporte des
difficultés particulières, mais je
réagis contre cette forme de
sous-culture qui consiste, sous des
prétextes de culture, à faire passer
un enseignement dépassé et
idéologique (concernant des
mécanismes évolutifs
moléculaires auxquels plus grand monde ne
croît) et qui, surtout, nécessite un
cours de génétique qui n'est pas au
programme de cette partie (cette année il
faisait partie des deux thèmes au bac mais
ce n'est pas toujours le cas).
Pour le sujet
de 1èreL, la
première question (alimentation SVT) ne
posait pas de problèmes particuliers: les
documents permettaient de comprendre ce que
représentait l'absorption du fer par
l'organisme... mais cela reste un exercice
difficile pour un élève
littéraire et je ne suis pas sur que l'on
puisse considérer qu'il s'agit ici de
culture scientifique. La seconde question sur la
place de l'homme dans l'évolution reste
toujours dans la même ligne
idéologique que le sujet de 1èreES,
mais portent plus ou moins sur
l'homme.
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03/2007
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La sensation d'être
méprisé est devenue permanente. Les
politiques au pouvoir dans l'Éducation
Nationale depuis 30 ans n'ont cessé de
dévaloriser les professeurs, et
particulièrement les professeurs
agrégés pour ce qui me concerne. La
dernière mesure de discrédit atteint
des sommets : http://www.legifrance.gouv.fr/
WAspad/UnTexteDeJorf?
numjo=MENH0700231D
(remplacements au pied
levé, service sur plusieurs
établissements, intervention dans d'autres
disciplines, suppression des déjà
insuffisantes rémunérations des
services complémentaires...). Pour ceux qui
sont très mal informés sur le temps
de travail des enseignants, il est peut-être
grand temps de rappeler que les enseignants ne sont
pas payés pendant les vacances (service
annualisé à 45h hebdomadaires sur 10
mois et payé sur 12 mois) http://www.cetace.org/
documents/temps_travail_
enseignants.pdf. La
Société des Agrégés
(http://www.societe
desagreges.net/
index.htm) n'a
cessé de clamer l'injustice qui était
faite à ce corps d'intellectuels qui
appartiennent à la catégorie A
supérieure. Ils devaient évoluer
selon la même grille que les administrateurs
civils ... mais on les a laissé sans
revalorisation depuis 40 ans (voir la tribune du
collègue de Sciences Physiques Claude Roche,
dans l'Agrégation n°421, p
534-535). Plutôt que de faire confiance
à l'État, j'aurais probablement mieux
fait de m'efforcer d'acquérir un statut
social honorable par l'argent lorsque l'âge
m'en laissait encore la possibilité.
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1/02/07
1/03/2007 ...
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Génétiquement
indéterminé - le vivant
auto-organisé est
paru aux éditions Quæ
(Cemagref, Cirad, Ifremer, Inra) et est
disponible http://www.quae.com/livre/?GCOI=27380100948540;
à
lire d'urgence :
Avec les mots de
Sylvie Pouteau «
L'hypothèse du déterminisme
génétique
[i.e.
du programme génétique, c'est moi qui
ajoute] ne permet
plus de faire avancer les connaissances en
biologie. C'est sur ce constat de départ
qu'un cycle de conférences a
été organisé à
l'Institut Jean-Pierre Bourgin de l'INRA à
Versailles, autour du thème de la
complexité et des nouvelles approches en
biologie. Cet ouvrage reprend le contenu de quatre
d'entre elles».
plan du livre
Le
chapitre de G.N. Amzallag sur
la variation (Ch 1 : Du sens de la
variabilité) me paraît
être un incontournable pour un enseignant.
Les exemples sont tirés principalement des
travaux de l'auteur sur les
brassinostéroïdes, les gibberellines et
la tolérance-adaptation au NaCl (...) chez
quelques plantes. C'est une vraie
réflexion d'expérimentateur
qui ouvre bien des perspectives sur l'analyse
des données expérimentales; c'est un
appel à créer de nouveaux outils
d'analyse dans une perspective ouverte sortant du
génétiquement
déterminé. Les indicateurs
utilisés en écophysiologie
évolutive sont interrogés :
plasticité, canalisation , coefficient de
variation, connectance.... À intégrer
de toute urgence dans les cours
universitaires, pour le lycée je ne
pourrais encore une fois que me contenter de citer
les conclusions sans pouvoir m'appuyer sur
l'étude d'exemples dont le niveau d'analyse
est trop élevé pour le secondaire .
On
pourrait regretter la prudence de l'auteur car les
articles cités sont en anglais et le lecteur
doit y avoir accès voir saisir la profondeur
du propos mais comme il le dit lui-même
...« on ne s'étonnera pas que les
résultats et les conclusions
présentées ici soient encore
très lacunaires. Ils ne forment que
l'ébauche d'une approche d'un horizon encore
largement inexploré, pour des raisons non
seulement conceptuelles, mais encore
pratiques.» Page
récente présentant sa
démarche
J'ai
été suffisamment intrigué et
passionné par l'article de Vincent
Fleury (Ch4,
Morphogenèse des structures
arborisées et conditions physiques d'une
croissance biologique
auto-organisée, 111-140) pour
passer outre des petites difficultés de
style et de quelques maladresses vis-à-vis
de la description des systèmes biologiques,
et acheter deux de ses ouvrages (Des pieds et
des mains ; Genèse des formes de la
nature, Flammarion, col. Champs, 2003 et De
l'uf à l'éternité - Le
sens de l'évolution, Flammarion, 2006
à destination du grand public (et donc de
mes élèves)). On y retrouve les
mêmes défauts mais on y trouve aussi
d'excellentes choses.
Voilà
un physicien passionné par le vivant qui
aborde les questions par un côté
encore bien inexploré : la
morphogenèse. Il rejoint donc la famille des
Grassé, Thom et autres scientifiques
résolument tournés vers un nouveau
paradigme. V. Fleury n'a pas toujours la prudence
d'expression de N. Amzallag et le choix de la
médiatisation (peut-être trop rapide)
de ses idées fera fuir certains biologistes,
c'est dommage. Car, sans êtres abouties, ses
idées et ses ouvrages sont des ouvertures
qu'il ne faut pas négliger. Je m'inscris
résolument à ses côtés.
Pour
en revenir au chapitre 4 de
Génétiquement
indéterminé, le texte est très
accessible à des lycéens.
J'utiliserais ses propos dans mes cours.
Mais
je persiste à penser que la vision
mathématique de René Thom sur la
morphogénèse est autrement plus
profonde
(voir
la page
sur les modèles
thomiens)
que
la simple prise en compte des lois physiques en
biologie qui constitue cependant une
démarche à
encourager.
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11/2006
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Je recommande
l'Appel
pour la refondation de
l'École:
http://www.refondation-ecole.net
Un candidat à l'élection
présidentielle qui s'engagerait sur ce texte
serait providentiel et me ferait
reconsidérer mon départ de
l'Éducation Nationale.
Parmi d'autres je
relève les points suivants:
* RENDRE AU MAÎTRE SA LIBERTÉ
PÉDAGOGIQUE : elle me paraît
être gravement en danger d'une part dans la
formulation des programmes (politiquement et
idéologiquement marqués) et d'autre
part du fait de l'insistance obsessionnelle des
inspections pédagogiques à faire
appliquer une démarche par
résolution de problème (comme si
la biologie consistait en une série de
problèmes qui doivent trouver des
solutions).
* RÉTABLIR UN BON NIVEAU D'EXIGENCE :
et que cela ne soit pas les parents ou les chefs
d'établissements qui en déterminent
les limites...
* En vidant les programmes, en abaissant les
exigences, en déstructurant les
enseignements, les réformes successives ont
conduit à un renforcement sans
précédent de la sélection par
la naissance et par l'argent. (http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/17mai.pdf
sur le site du GRIP)
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10/2006
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Dans la nouvelle
présentation du
cours de seconde (partie
cellule, ADN et unité du
vivant), qui propose
bien sûr aussi l'abandon de la notion
de programme génétique
(qu'aucun scientifique ne
comprends plus comme un programme pour gouverner la
vie (voir Qu'est-ce
que la vie ?) mais
plutôt comme le résultat d'un
réseau STABLE d'interactions
génétiques et
épigénétiques ou
environnementales par rapport à la
cellule,..), l'accent est
mis sur 2 idées qui sont des ouvertures:
- la nutrition, comme les deux autres fonctions
globales du vivant, ne peut pas s'étudier
uniquement à l'aide de la chimie (ce qui
implique que les types trophiques ne doivent pas
être vus sous l'angle des seules
molécules carbonées); la notion de
champ de nutrition est probablement
la plus simple à utiliser;
- la division cellulaire est un
phénomène qui ne peut pas être
compris uniquement en terme de reproduction. Il
serait préférable d'envisager des
divisions de croissance et de
renouvellement (dans un pluricellulaire ou
dans une colonie), des divisions de
développement (y compris dans une
colonie) et des divisions de
reproduction (chez un unicellulaire non
colonial et dans les organes sexuels des
pluricellulaires, ce qui inclus la
méïose). Les chromosomes, vus comme les
"organites" de la division, restent entourés
de bien des mystères et leur étude
cytologique ne fait que commencer.
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09/2006
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Devant la
prolifération des cours en ligne, ces pages
vont prendre une autre
direction: non plus un cours mais des points de vue
différents de ceux des manuels, des
ouvertures...
Pour le point de vue consensuel vous avez les
manuels et la plupart des sites internet grand
public (de médiatisation comme
certains préfèrent appeler la
vulgarisation).
Peut-être le temps est-il venu de
présenter la science comme un continuel
conflit et non comme une connaissance
consensuelle ?
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Le besoin
d'histoire des sciences peut être
illustré avec une page
complémentaire sur la transformation
bactérienne
et une page
sur le concept un gène-une
enzyme. Je
suis bien conscient qu'une analyse des
résultats expérimentaux à la
lumière de nos connaissances actuelles est
bien insuffisante (mais cependant nécessaire
?). L'histoire
de la
génétique
est donc en cours de révision sous une forme
plus documentée. Une page
complémentaire sur quelques travaux de T.H.
Morgan est
aussi disponible.
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Qu'est-ce
que la biologie théorique ?
Une page
d'explications pour justifier ma démarche
car certaines oppositions me viennent de
l'éducation nationale qui devrait au
contraire soutenir une démarche de biologie
théorique. Je ne suis pas un héraut
autoproclamé de la biologie théorique
mais seulement un professeur qui cherche à
faire son travail le plus consciencieusement
possible. Je
ne crois plus à la validité de la
notion de programme
génétique.
Je l'enseigne donc comme une étape
historique, en essayant d'en cerner les contours
philosophiques et je m'efforce de présenter
toutes les démarches alternatives.
Ces mots d'Edgar Morin me paraissent très
justes : « Du coup, la biologie
moléculaire, expliquant les machineries
chimiques de la vie, mais non la vie
elle-même, a cru que la vie était une
notion mythologique, de toute façon indigne
de la science, et a expulsé la vie hors de
la biologie» (Science
avec conscience, Seuil 1990, p 251, cité
in La raison malmenée. De l'origine
des idées reçues en biologie
moderne, Gérard Nissim
AMZALLAG, CNRS Éditions, 2002 p
18).
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Une nouvelle source d'idées et quelle source
! À conseiller à tous :
L'homme végétal : pour une autonomie
du vivant, Gérard Nissim
AMZALLAG, Albin Michel, 2003 (préface
de Bernard Werber); c'est un plaidoyer contre
l'organisme vivant-machine. Un vrai travail de
biologiste qui revendique un objet et des
méthodes propres. C'est fort bien
documenté (avec les références
des articles scientifiques) et rédigé
dans un langage très accessible, parfait
pour des lycéens.
L'appui
théorique qu'il prend sur les structures
dissipatives de Prigogine, est pour moi discutable
car c'est une théorie qui confère au
hasard une existence qu'il n'a pas à mon
sens, mais n'enlève rien à la
qualité de sa réflexion. Beaucoup
mieux encore, il propose une véritable
théorie de l'évolution à
l'aide de sa notion de dissociation
autonome. Les périodes de
stabilité de l'organisme alternant avec des
périodes de dissociation, initiées
par l'organisme lui-même
(sécrétion d'AMPc chez les
bactéries, d'un stéroïde chez
les pluricellulaires ?), qui lui permettent,
après un retour transitoire des parties
(cellules, organes) à plus d'autonomie, de
retrouver un état NOUVEAU de
stabilité qui émerge des nouvelles
interactions existant entre ses parties et le
milieu auquel l'organisme devient alors
extrêmement sensible. C'est donc pendant ces
crises (métamorphoses) qu'il y a
adaptabilité et développement et....
évolution (c'est moi qui prolonge
l'idée sous-entendue). L'état adulte
d'un pluricellulaire serait la perte de la
capacité à entrer en dissociation
autonome selon les modalités régnant
lors des crises du développement. Il expose
enfin une théorie du développement
psychique de l'homme et de la conscience en
distinguant différents niveaux de
dissociations plus ou moins autonomes. Le titre
fait référence à l'analogie de
développement (rapporté à des
dissociations autonomes) que l'on peut
établir entre le cerveau
(perpétuellement en crise de
développement) et un
végétal (possédant une
embryogénie indéfinie). La
résonance féconde entre la
dissociation autonome de Nissim Amzallag et
la progression autonome de Rosine Chandebois
n'échappera à personne (voir une
page
annexe déjà
ancienne sur la théorie de cette
dernière).
La raison
malmenée. De l'origine des idées
reçues en biologie moderne,
Gérard Nissim AMZALLAG, CNRS
Éditions, 2002
Une histoire des idées en biologie qui
n'hésite pas à traquer le
mensonge (qui finalement est
omniprésent chez les scientifiques, soit
comme un ami soit comme un ennemi). Salutaire. A
mettre entre les mains de tous les
élèves qui veulent s'orienter vers la
recherche. Cet ouvrage fait le pendant de l'ouvrage
précédent. Il me paraît
judicieux de le lire après avoir lu
L'homme végétal pour que la
nudité des critiques soit voilée par
la profonde sincérité qui
émane des idées fécondes du
premier ouvrage. Un enseignant de SVT honnête
ne peut pas enseigner le programme actuel de
lycée sans y ajouter bien des remises en
cause. C'est une question de vérité.
Ce livre peut beaucoup l'aider dans sa
démarche.
(Plan,
préface et introduction sont disponibles
à l'adresse: http://netmc.9online.fr/AdV/Amzallag_Raison.html
)
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Si les mathématiques sont devenus pour moi
le futur de la biologie
(voir
buts
ci-dessous), je
ne suis pas étonné de trouver parmi
les mathématiciens un intellectuel qui se
bat pour l'école: je recommande l'analyse de
Laurent Lafforgue http://www.ihes.fr/%7elafforgue/demission.html
et ses textes sur l'enseignement.
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Les diapositives
de la conférence
donnée au Palais des Congrès de
Poitiers le samedi 8 octobre 2005
(Conférence
grand public - 20h30)
pour le 4ème
Congrès Mondial "de" Biologie Cellulaire et
Moléculaire
(voir
la plaquette
de présentation sur le site de la
région
Poitou-Charentes.
Congrès international organisé avec
le soutien de la revue CMB, Cellular and Molecular
Biology:
http://www.cmbworldcongress2005.com)
sont disponibles
en ligne
(avec
quelques explications
complémentaires)
Je
renvoie aussi à deux pages présentant
les fondements de ce qui a été
rapidement abordé lors de cette
conférence: la cellule,
une théorie
des
modèles.
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Buts
Ce site
s'adresse d'abord à mes élèves
(actuels et anciens) et ensuite à mes
collègues (comme base de
discussion).
Ce site est bien
sûr une expérience : j'ai
hésité longtemps avant d'oser taper
ces pages et il faudra certainement encore plus de
temps pour qu'elles reflètent
réellement ma pensée. Pour dire en
quelques mots les motifs qui me
poussent:
* un
souhait "réenchanter la
science"... mais avec ma propre
personnalité
(je suis
piètre animateur au sens moderne.... et
pourtant quelle merveille d'animer, de donner de
l'âme...les animateurs me paraissent
souvent des agitateurs de vent...pour le style
"C'est pas sorcier" voir les traces
de mon passage à
l'iufm),
que les élèves
s'émerveillent devant une enzyme active,
devant deux cellules qui se séparent,
devant un imago qui sort de son exuvie... et
cherchent de toute leur INTELLIGENCE à
comprendre sans se contenter des fables que leur
distillent parfois leurs manuels scolaires ou
les médias.
* la certitude
qu'il est urgent d'introduire dans
l'enseignement de SVT (et aussi de
Physique-Chimie) une partie officiellement
dévolue à l'histoire des
sciences et à l'acquisition de la
démarche expérimentale (ce qui
peut se faire aussi dans le cadre d'une
initiation à la philosophie... pourquoi
pas avant la terminale); En fait je crois qu'il
faudrait mieux parler d'une histoire de la
raison humaine et de certains concepts des
SVT. Je suis souvent amené lors de
l'élaboration de mes cours à
parler de changement de paradigme. Mais
je précise que ma pensée n'est pas
du tout issue d'une philosophie New Age mais
bien d'une recherche de la vérité
pour laquelle je crois que la raison humaine est
faite (je
considère l'encyclique de Jean-Paul II
"foi et raison" comme une
référence incontournable
(http://www.vatican.va/edocs/FRA0075/_INDEX.HTM),
au sujet du New Age on peut voir
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/interelg/documents/rc_pc_interelg_doc_20030203_new-age_fr.html).
* la
nécessité de modifier
fondamentalement les programmes pour en
revenir au réel, à
l'observation du vivant et de ne
présenter une technique aux
élèves que lorsqu'ils peuvent en
maîtriser l'analyse, bref, faire peu de
choses mais plus à fond. La
version
commentée des
programmes
est devenue obsolète au 24/08/2001 et
étant donné que le cours est
maintenant assez étoffé, elle ne
sera pas reprise sous cette forme dans la
prochaine mouture du site.
* la conviction
(acquise récemment - 2004) que l'avenir
des Sciences de la Vie et de la Terre passe par
la mathématisation («les
mathématiques sont le langage
universel», René Thom), non pas
à cause de leur objet (qui peut
être abordé de bien d'autres
manières) mais à cause de la
scientificité qui nécessite une
intersubjectivité (un consensus en fait)
que la philosophie ne peut donner seule. Le
développement de la Biologie
Théorique est le grand défi du
XXIème siècle pour les sciences de
la vie.
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Avertissement
Ce site est une
page personnelle. Les textes personnels
présentés peuvent être
utilisés dans le respect de la
propriété intellectuelle. Les textes
recopiés d'autres auteurs ne le sont
qu'à but strictement pédagogique et
les sources sont toujours citées. Les
illustrations sont originales, sauf mentions
spéciales et dans ce cas volontairement
présentées avec une résolution
les rendant inutilisables pour un autre but que
celui d'illustrer le cours.
Les options
pédagogiques et intellectuelles ne regardent
que l'auteur et n'ont en aucun cas une
reconnaissance officielle des autorités
pédagogiques ou administratives de
l'éducation nationale.
L'auteur s'engage
à répondre à tous les
courriers décents et pertinents
(voir
remarque récente
ci-dessus).
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