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retour plan
du cours, accueil,
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Plan de la page |
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Résumé scolaire de la première partie (en bas de page) : ce qu'on attend comme connaissances de la part d'un bon élève |
Un cours tout à fait dans la ligne du programme est disponible sur internet sous le titre Introduction à l'Environnement et au Développement Durable; voir la chapitre 2 : Climats et changements climatiques : http://venus.uvsq.fr/uved/2-climat.html L'ambitieux programme demande de réinvestir les connaissances acquises en classe de seconde sur les enveloppes externes de la terre et la place du globe terrestre dans le système solaire. Deux exemples sont choisis: les climats et les variations du niveau des mers. |
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Cette partie présente une originalité qui conduit à plusieurs difficultés, certaines insurmontables : |
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1 - elle étudie
des faits du
passé, inaccessibles
à l'expérience, ce qui implique que les
modèles que l'on fait fonctionner vers le
passé ne sont pas falsifiables (ou testables) au
moyen de l'expérience. |
2 - les modèles complexes de la climatologie ne sont pas accessibles à l'enseignant du secondaire (et donc aux élèves). Je n'ai aucun moyen de valider les résultats présentés ni surtout les scénarios envisagés et donc je ne perdrai pas mon temps à me faire l'écho de polémiques sur les résultats de telle ou telle équipe. Il est évident que mes sources ne peuvent être qu'institutionnelles même si elles sont manipulées. |
3 - on est dans un domaine où science, politique et économie sont étroitement imbriqués. L'enseignant de SVT est chargé de la présentation scientifique des fondements des inquiétudes et de la juste préoccupation de l'homme au sujet de l'avenir de son environnement. Mais je crains que l'objectif scientifico-pratique de l'enseignant de SVT ne se limite à une mise en garde des élèves devant le manque de précaution lors de l'utilisation de certains paramètres ou certains indices de corrélation. |
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En paléontologie (du grec paleo = ancien et logos = parler) l'expérience ne sert qu'à recueillir des informations sur l'archive, pas sur le fait passé. Dans les modèles le principe raisonnable utilisé par les paléontologues est l'actualisme (ou principe des causes actuelles) selon lequel "les lois expérimentales actuelles étaient valables par le passé". |
Une datation n'est pas une mesure
comme une autre. Mais le biologiste, qui étudie l'être vivant et qui est garde une vision anthropomorphique (la biologie est une connaissance tout en étant une science) sait bien que la vie se déroule, que le temps passe, que la mort survient, que ce qui était n'est plus, et que ce qui n'est pas encore n'est rien ni nulle part. Il faut rendre hommage ici aux concepteurs du programme de TS qui nous demandent de traiter du temps dans un petit chapitre (voir page sur le temps). |
Je ne crois pas qu'il existe beaucoup de
biologistes (et de paléontologues) qui croient que
l'état actuel d'un système vivant est un
phénomène dont la dynamique est
réversible. Une dynamique déterministe
conditionne le phénomène à un ensemble
de causes non seulement en nombre fini mais surtout qui
agissent toujours
(nécessaires) (voir
page sur les 4
causes d'Aristote en
SVT). Elle
peut donc être rembobinée dans le passé
afin de connaître un état antérieur du
système. C'est faire fi de la vie "jaillissement
incessant de nouveauté" (avec les mots de
Bergson). |
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Un premier effort serait de bien séparer : |
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* les paramètres expérimentaux, mesurés (avec des valeurs actuelles) ou extrapolés dans le passé (puisque les modèles physiques sont considérés comme réversibles); par exemple la température de l'air à un instant donné en un lieu donné. |
* et les paramètres des modèles, indirects ou calculés, interprétés ou prédictifs; par exemple la température moyenne du globe dans un hémisphère à un instant donné (cette valeur ne peut être une somme infinie de valeurs expérimentales, c'est une valeur théorique liée à un modèle); ou encore le temps dans une carotte de glace qui est un paramètre indirect déduit à partir d'une loi de corrélation, le paramètre mesuré étant la profondeur du prélèvement de la glace. |
Nous ferons ainsi la différence
entre des liaisons expérimentales
formalisées par des lois
expérimentales et des liaisons logiques
formalisées par des lois de
corrélation. Les lois
expérimentales établissent des
relations
déterministes entre
des paramètres mesurables (par
exemple la température de l'atmosphère
mesurée à partir du |
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Cette différence ce retrouve dans l'opposition entre météorologie (qui repose sur des relations déterministes) et climatologie (qui utilise des modèles avec des corrélations permettant de trouver des lois comportementales ou statistiques mais pas forcément déterministes). Voir ci-dessous une analogie lumineuse due à Christophe Cassou. |
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Objectifs de ce paragraphe |
Se situer dans
l'échelle des temps géologiques. 700.000 c'est
très peu de temps à l'échelle des temps
géologiques. Mais c'est une période
très longue à l'échelle de notre
siècle, des méthodes d'instigation en
climatologie et même surtout des modèles
climatologiques.
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Le terme «Quaternaire» a été créé en 1829 par le géologue français Jules Desnoyers. Le Quaternaire comprend un terme inférieur, ou Pléistocène, établi en 1939 par le géologue anglais Charles Lyell, qui a aussi énoncé le principe des causes actuelles, et un terme supérieur, ou Holocène, créé en 1867 par le Français Paul Gervais. Par convention et pour la plupart des quaternaristes, le Pléistocène est compris entre 1,806 million d'années (Ma) et 11 800 ans et l'Holocène entre 11 800 ans et le présent (chiffres d'après l'échelle de 2008 de l'ISC, voir ci-dessous). |
Les géologues ont tendance
maintenant (G. S. Odin, IUGS, 2000) à faire entrer le
Quaternaire dans l'ère Cénozoïque
en en faisant une
période
(pour les divisions de
l'échelle stratigraphique, voir l'ancien
cours de
TS).
Dans l'ancienne mouture de
l'échelle stratigraphique internationale (2004, pour
une mise à jour tous les 4 ans) le
Pléistocène et l'Holocène
étaient deux époques au sein de la
période Néogène,
dernière de l'ère
Cénozoïque, le terme quaternaire était
alors totalement abandonné.
Mais la dernière
édition (2008) reprend à nouveau le terme
Quaternaire
(Quaternary) qui redevient une
période qui fait suite au Néogène, mais
c'est la limite Pléistocène/Pliocène
qui fluctue (1,8 ou 2,6 Ma).
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Les quaternaristes utilisent une origine des temps géologiques placée arbitrairement en 1950, pour la chronologie du carbone 14 et qualifiée de "present". L'âge d'un échantillon est alors noté par un chiffre suivi de B.P. (before present) , signifiant "avant 1950". À la fin du XIXe siècle, le Quaternaire a été considéré comme la période de l'apparition de l'homme et de celle des plantes et faunes actuelles; son étude portait essentiellement sur l'histoire des glaciations. En y associant les travaux aux basses latitudes, sur les lignes de rivages marins, une première échelle stratigraphique du Quaternaire a été proposée. Avec l'obtention, dès les années 1970, des carottes océaniques, une stratigraphie cohérente avec les glaciations est établie; le rôle des variations des radiations solaires est précisé. Les termes stratigraphiques comme Würm, Riss, Mindel et Günz n'ont qu'une valeur régionale, ici pour les glaciations d'Europe occidentale. |
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1.1 - Des outils et des modèles |
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Objectifs de ce paragraphe |
Les outils du
"quaternariste" sont pour certains classiques et pour
certains originaux. Il faut non seulement connaître le
principe de chaque outil mais surtout son champ
d'application et les incertitudes liées à son
utilisation.
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1.1.1 - Les données
paléontologiques
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1.1.1.1 - Des macrofossiles en milieu continental Le Quaternaire est une période récente et froide et a donc laissé des restes assez nombreux et bien conservés en milieu continental. L'obstacle majeur est souvent présenté par des fouilles maladroites ou le pillage de sites répertoriés par des hommes passionnés ou vénaux. |
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L'homme fournit d'abord les plus recherchés des fossiles. Le plus ancien fossile français attribué au genre fossile Homo (voir l'ancien cours de terminale pour une discussion sur la paléoanthropologie) est une mandibule datée de -450.000 à -400.000 ans (Montmaurin, Pyrénées Orientales). Vers -300.000 c'est l'homme de Tautavel dont on a retrouvé les deux pariétaux (grotte de la Caune d'Arago, Pyrénées Orientales). Les plus anciennes traces de foyers (domestication du feu) datent en France de -400.000 ans (cabane de Terra Amata près de Nice: http://www.musee-terra-amata.org/ choisir Expositions et Foyers et structures d'habitat...). Les néandertaliens disparaîtront vers -30.000 ans, laissant la place aux sapiens, déjà apparus depuis plusieurs dizaines de milliers d'années. Actuellement l'hypothèse la plus attirante serait d'associer l'espèce sapiens (au sein du genre Homo) ou le genre Sapiens, à l'homme au sens anthropologique (pleinement homme au sens ontologique et non plus paléontologique; mais l'association n'est pas forcément datée du tout début de l'apparition de l'espèce fossile : on peut exiger des caractéristiques culturelles ou sociales tardives avant de parler d'homme - voir cours de 1èreL-ES). Le genre fossile Sapiens serait apparu vers -100.000 ans probablement au Moyen-Orient et aurait envahi le monde en chassant les Homo neandertalensis qui y habitaient encore. L'art "explosera" entre -34.000 et -10.000 ans. L'agriculture arrivera en Europe vers -6.000 ans, en provenance du croissant fertile. |
Les grands mammifères (mammouths et éléphants, hippopotames, rhinocéros de Merck et laineux, ours, renards, loups, hyènes, lions des cavernes, bisons, aurochs, chevaux, rennes et cerfs, chevreuils, mouflons, élans et bouquetins, sangliers...) tous connus en France sont autant d'indicateurs du climat (tableau de A Thévenin (1978) d'évolution de la faune dans Les premiers habitants de l'Europe, 1.500.000-100.000 ans, Laboratoire de préhistoire du musée de l'homme, Muséum d'Histoire naturelle, 1981; p 50-51); par leur abondance (estimée par le nombre de fossiles), leur répartition en latitude....; l'interprétation des fossiles reste cependant une science historique basée sur l'actualisme et la connaissance de l'écologie des organismes les ayant laissé est susceptible de sans cesse s'améliorer. |
Les rongeurs forment un deuxième groupe très étudié étant donné notamment les régimes alimentaires variés et les fossiles de dents et d'os crâniens retrouvés en grand nombre. |
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Cours de 1èreL-ES sur l'évolution de l'homme |
Exemple d'exercice: Didier, n°4 p29 (attention les âges sont donnés avec le nom des épisodes glaciaires et interglaciaires (se référer à la p 25) |
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1.1.1.2 - Des microfossiles en milieu continental: reconstitution des associations végétales estivales de climat tempéré à partir des pollens et spores fossiles |
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Les diagrammes polliniques permettent parfois de reconstituer les associations végétales estivales. |
En effet, cette méthode repose sur un postulat paradoxal: les espèces dont on utilise le pollen ou les spores n'ont pas évolué (ni au niveau de leur pollen, ni au niveau de leur écologie...) il y a une analogie forte avec la notion de fossile de faciès... |
D'autre part, cette méthode présente 2 limites: |
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* lorsque l'on sait que la répartition actuelle des pollens est la même entre une station d'Omiakon ou Verkhoïansk en Sibérie et une station située au pied des Vosges, on comprend que le spectre pollinique ne permet d'apprécier les associations végétales qu'en saison chaude, la période hivernale semblant peu affecter la diversité des espèces; |
* la méthode des diagrammes polliniques nécessite une végétation diversifiée, et non désertique par exemple; en pratique elle est essentiellement limitée aux régions continentales européennes. |
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1.1.1.3 - En milieu océanique: des organismes planctoniques sensibles à la température de l'eau de mer |
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L'exemple le plus courant est donné par les Foraminifères (Protistes dont certaines espèces sont planctoniques et d'autres benthiques). |
Certains Foraminifères à test trochospiralé sont des bio-indicateurs de température. En effet, le test (ou coquille interne car recouverte partiellement d'un cytoplasme à l'extérieur) s'enroule sur lui-même en spirale (dans la mesure ou chaque nouvelle loge englobe partiellement la loge précédente en tournant autour de la première loge ou proloculus) dans un sens qui dépend de la température de l'eau de mer où vit l'animal (c'est une loi expérimentale établie pour quelques espèces). L'organisme occupe toutes les loges. Son cytoplasme sort par d'innombrables pores (perforations) du test par lesquels il pointe des filaments de cytoplasme anastomosés (filopodes reliées entre eux par des ponts ou anastomoses). |
L'enroulement est senestre (lorsque l'on se déplace sur la spirale dans le sens d'enroulement, on tourne vers la gauche (sinistra en latin), c'est-à-dire dans le sens opposé aux aiguilles d'une montre, vu d'au-dessus) dans les eaux les plus chaudes et l'enroulement est dextre (on tourne vers la droite (dextera en latin), c'est-à-dire dans le sens des aiguilles d'une montre) dans les eaux plus froides. |
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On extrapole( en remontant le temps) cette loi expérimentale actuelle (grâce au principe de l'actualisme) aux fossiles des mêmes espèces et l'on dispose ainsi d'un paléothermomètre biologique. |
Exemple d'exercice: Belin n°8 p 236 (doc b) et Didier doc 1 p 12 |
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1.1.2
- Les données géologiques et lithologiques:
des reliefs et sédiments glaciaires et
périglaciaires
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Les variations climatiques induisent des changements dans l'érosion, dans la sédimentation, dans le niveau des mers, dans le développement des glaciers.... |
En voici deux exemples parmi les plus courants: |
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* les reliefs et sédiments glaciaires et périglaciaires se retrouvent partout en France: les reliefs glaciaires sont ceux laissés par la présence de glaciers sur des continents aujourd'hui libres de glaces (voir carte Belin p 263): moraines (frontale et latérale), vallées en U, alluvions glaciaires... Les reliefs périglaciaires sont ceux des zones soumises à des alternances importantes de gel et de dégel, on y trouve des sols polygonaux, des galets usés par des vents violents chargés en matière solide...Les lss sont des sédiments éoliens glaciaires. Remarques: |
* les terrasses alluviales
emboîtées sont fréquentes au Nord de
l'Europe. Elles sont interprétées
(difficilement) en fonction des variations du niveau de la
mer et des changements climatiques. Voici 6 points à
considérer: ![]() Une vue artistique des limites des glaces (tant marines que continentales) au Nord du globe (latitudes boréales) actuelles par comparaison avec celles estimées pour la fin de la dernière glaciation (vers -12.700 ans, voir plus bas les mesures fines réalisées à l'aide des méthodes isotopiques). (d'après E.U.) Pour les latitudes australes (pour l'hémisphère Sud) il n'y aurait quasiment pas de changement. |
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Objectifs |
Devant la
complexité des outils il faut revenir à des
questions simples: quelle grandeur du passé cet outil
permet-il de connaître et quelle confiance peut-on lui
accorder ?
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Un thermomètre mesure une
température. Les climatologues, glaciologues et
quaternaristes utilisent principalement les isotopes non
radiogéniques de l'oxygène comme
thermomètre. Mais le plus difficile est souvent de
dater l'échantillon dont on a approché la
température.
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1.1.3.1 - le delta ( |
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Le tableau ci-dessous présente les méthodes et résultats obtenus dans la recherche de la température et dans la recherche du temps |
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Une loi de fractionnement isotopique de l'oxygène en fonction de la température... |
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![]() ALLURE (les points expérimentaux ne sont pas réels) de LA courbe obtenue EXPÉRIMENTALEMENT sur des échantillons actuels (d'après Didier, p11 CORRIGÉ grâce au Nathan, doc2A p 113) Le |
Le
Du point de vue général,
lors des changements de phase (solide < - > liquide
< - > gazeux), l'isotope le plus lourd
(18O) est concentré dans la phase la plus
dense (par exemple dans l'eau liquide par rapport à
la vapeur d'eau, gazeuse) et l'isotope le plus léger
(16O) dans la phase la moins dense (vapeur d'eau
gazeuse par exemple par rapport à l'eau liquide). Le
rapport isotopique (18O/16O) peut
être relié expérimentalement
à la température régnant lors du
changement d'état. Des explications et une courbe EXPÉRIMENTALE (avec des points réels de mesure) sont disponibles à l'adresse: http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-delta-temperature.xml
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Remarque: |
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Les Foraminifères benthiques vivent au fond de l'océan, où la température ACTUELLE est peu variable est voisine de 1 à 2°C. On connaît alors une variation
expérimentalement démontrée du
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![]() Une courbe expérimentale à température constante (1°C) (allure très approximative dessinée d'après les trois données du document 2 du Nathan p 113) |
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Remarques: |
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* la question de l'origine
moléculaire des isotopes resurgit ici. La
réponse est probablement très complexe. Je
renvoie à une page sur les carbonates
où quelques équilibres sont
précisés, mais j'ignore totalement la
composition isotopique de ces espèces en
solution; |
* la différence principale entre
le mécanisme de précipitation invoqué
ici et la formation de neige puis de glace aux pôles
est que l'on est ici dans un mécanisme VIVANT.
D'abord il est mal connu (les espèces chimiques, les
équilibres, les complexes moléculaires qui
orientent la formation de la calcite ou de l'aragonite selon
les espèces d'organismes...). Ensuite, le
fractionnement isotopique n'est plus ici une simple loi
physique correspondant à un seul changement
d'état. Voici quelques exemples de raisonnements qui
sont loin de me satisfaire. |
Habituellement les mécanismes
biologiques sont très discriminants; |
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Un thermomètre empirique = formule des paléotempératures donnant la température de l'eau de mer en fonction de la différence entre le |
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Les paléoclimatologues utilisent
alors une courbe empirique (déterminée
point à point de façon expérimentale
puis formulée mathématiquement mais non
théoriquement du fait de la complexité du
vivant,
voir remarque
ci-dessus) qu'ils appellent
"formule des paléotempératures" qui
n'est utilisable que si l'on connaît le
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*
la notation |
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Courbe
expérimentale de mesure
des paléotempératures (de l'air) à
partir de |
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Remarques: |
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* Il existe de nombreuses preuves que la
valeur du |
* Pour l'utilisation du
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Extension dans le temps des lois expérimentales: l'actualisme |
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Par le principe de l'actualisme
les mesures de |
En effet; comme pour toute mesure isotopique, même avec des isotopes stables (non radiogéniques), le thermomètre et surtout le paléothermomètre ne fonctionne que si l'échantillon piège dans sa structure solide les rapports isotopiques extérieurs qui existaient lors de la formation du solide. Ensuite ces rapports ne doivent plus évoluer, le système doit rester fermé. Il y a donc toujours une incertitude "absolue" liée à la méthode. |
Je rappelle encore une fois que l'actualisme ne doit pas être confondu avec l'uniformitarisme (qui s'oppose au catastrophisme) selon lesquelles les conditions physiques et chimiques ne changent pas au cours des temps géologiques. Certains parlent aussi d'une loi de continuité biologique qui s'oppose au catastrophisme appliqué à l'évolution biologique. |
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Les paléothermomètres : Des mesures expérimentales du
Remarque: |
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Des paramètres expérimentaux aux paramètres des modèles : les corrélations |
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Des mesures expérimentales
du |
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Les paramètres des modèles
climatiques qui suivent sont déduits ou
CALCULÉS à partir des données
précédentes sur le
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le volume des glaces peut
être relié d'une façon intuitive
à la température moyenne annuelle: plus il
fait chaud moins le volume des glaces continentales des
pôles (inlandsis) est élevé et
inversement. De la même manière que
précédemment on peut corréler le
LA
loi de
corrélation
est donc : le volume des glaces augmente
lorsque le
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le niveau moyen des mers de
la même façon évolue de façon
intuitive avec la température moyenne et donc avec le
volume des précipitations neigeuses s'accumulant sur
l'inlandsis. Donc on peut aussi corréler le
niveau moyen des mers avec les paramètres
précédents. LA
loi de
corrélation
est donc : le niveau moyen des mers
baisse donc lorsque le
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à la recherche du temps (t) = dater les échantillons de glace ou de carbonates |
CAROTTES DE GLACE |
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(les carottes de glace des pôles peuvent mesurer plus de trois milles mètres de long ce qui permettra probablement d'atteindre presque le million d'années sachant qu'il tombe environ 10 cm d'eau en moyenne par an sur le plateau central du Groenland, et que la neige déposée se compacte de plus en plus avec l'enfouissement) |
Les échantillons de glace récoltés par des carottages sont datés par plusieurs techniques utilisées conjointement:
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CAROTTES DE SÉDIMENTS |
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(les carottes sédimentaires marines sont couramment d'une longueur de 20 m (mais peuvent être plusieurs fois plus longues) et atteignent entre 100.000 ans et 1.000.000 d'années de dépôts sédimentaires plus ou moins compactés sachant que l'épaisseur de l'accumulation sédimentaire varie d'environ 0,1 à 10 cm par millier d'années selon les apports) |
Les échantillons de carbonates
biogéniques (d'origine biologique) sont soit des
sédiments
(milieu de vie contenant beaucoup
d'eau) plus ou moins compactés
soit des roches sédimentaires marines.
Ces dépôts contiennent de nombreux fossiles de
coquilles calcaires d'invertébrés en milieu
peu profond, mais sont majoritairement composés de
tests de Foraminifères
(principalement planctoniques,
même si ce sont les espèces connues comme
benthiques sur lesquelles on fait des mesure de
Les âges sont donnés avec des fourchettes variables mais qui sont plus souvent de l'ordre du million d'années pour les ères antequaternaire et de quelques milliers d'années pour le Quaternaire. |
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Le rapport
deutérium/hydrogène léger est un
thermomètre isotopique 8 fois plus sensible que le
thermomètre Il a été intensivement utilisé pour la carotte de Vostok (Antarctique). C'est aussi sur ce site (3.500 m d'altitude, température annuelle moyenne de -55°C et température minimale enregistrée de -89,7°C) qu'ont été prélevées des carottes de glace dans lesquelles on a pu retrouver d'innombrables inclusions fluides (bulles de fluides) ayant emprisonné l'atmosphère fossile entourant la neige lors de son dépôt. |
Les mesures fines réalisées de la teneur en CO2 de ces inclusions fluides ont donné des résultats en accord avec les paramètres déduits des variations de température estimées: plus la température est supposée élevée, plus la teneur en CO2 était élevée dans l'inclusion. |
Une utilisation conjointe des
méthodes isotopiques |
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On s'est aperçu que les changements (de forte amplitude et de longue durée) de la température du sol se propagent dans le sous-sol et conduisent à un signal thermique perturbant le géotherme (courbe de la température du sous-sol en un lieu). |
Une analyse de type inverse du traitement de signal, permet de retracer l'histoire des perturbations avec une précision suffisante pour que l'on puisse déchiffrer, dans un profil de température actuel, les changements climatiques des derniers millénaires (conférence du 7/10/2004 : Histoire de la température du sol au cours des derniers millénaires, Laurent Guillou-Frottier, BRGM, Orléans sur le site Planet-terre). |
Sans apporter de résultat mirobolant cette technique (qui a nécessité une calibration à partir des résultats d'autres techniques) vient renforcer l'arsenal disponible. Ses promoteurs affirment qu'elle est la seule méthode directe d'enregistrement des paléotempératures. Ceci est vrai si l'on considère la surface du sol, mais il ne faut pas oublier que toute mesure de température est celle d'un support matériel (solide: roche, neige, glace, ou fluide : eau, air, gaz...). C'est l'accès à la température du support qui est directe, alors que dans le cas d'une mesure isotopique on doit passer par une loi de fractionnement isotopique qui dépend de la température. |
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Dans le modèle présenté d'autres corrélations sont mises en évidence entre les paramètres précédents et d'autres paramètres expérimentaux ou logiques: l'énergie solaire incidente en relation avec le développement de la biomasse, le volume des glaces polaires et l'albédo, la température de l'atmosphère en relation avec l'effet de serre, la teneur en CO2 de l'atmosphère ou de l'eau de mer et sa fixation par les êtres vivants. |
Il existe aussi d'autres lois expérimentales que nous n'avons pas développé: évolution de la teneur en CO2 de l'eau de mer en fonction de la température et de la teneur en CO2 de l'atmosphère par exemple. Par exemple la loi d'Arrhénius (du nom du chimiste suédois Svente Arrhénius (1859-1927) qui reçut le prix Nobel de chimie en 1903) qui relie la vitesse d'une réaction chimique à la température (voir par exemple, et http://earthobservatory. nasa.gov/ Library/Giants/ Arrhenius/ arrhenius.html (en anglais) pour les liens avec le climat). |
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Dans ce modèle, deux paramètres principaux interviennent: l'énergie solaire incidente et la teneur en CO2 de l'atmosphère; |
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en période interglaciaire, la température est élevée (0) parce que l'énergie solaire incidente est élevée (1) et l'albédo est faible (2); la teneur en CO2 élevée associée à une forte température favorise un fort développement de la biomasse continentale et marine qui fixe le CO2 (3) et (4) ce qui conduit à une diminution (relative) de la teneur en CO2 atmosphérique (5); cette baisse est responsable d'une diminution de l'effet de serre (6) qui modère alors la température de cette période interglaciaire (7); |
en période glaciaire, la
température est basse (0) parce que l'énergie
solaire incidente est faible (1) et que l'albédo est
forte (2); la teneur en CO2
légèrement plus faible et la
température moyenne peu élevée ne
permettent qu'un faible développement de la biomasse
continentale et marine qui fixe peu le CO2 (3) et
(4) ce qui conduit à une augmentation relative de la
teneur en CO2 atmosphérique (5); cette
augmentation est responsable d'une augmentation de l'effet
de serre (6) qui modère alors la baisse de
température de cette période glaciaire
(7); |
Remarques: |
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1.3 - Des modèles explicatifs aux modèles prédictifs Conférence de
Christophe Cassou sur la Physique du climat
disponible pour les enseignants (après inscription)
sur le site
de PlanetTerre |
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« Le climat est
parfaitement° prévisible, alors que le temps ne
l'est pas » |
J'ai cru comprendre: ° dans ce cas, y
aurait-il un peu de présomption dans un tel
adverbe... ? |
Mais la prévision n'est pas le propos de l'auteur, car il ne s'agit pas de fiabilité des prévisions, mais d'une différence d'utilisation des modèles, ce qui est particulièrement clairement expliqué dans la conférence de Christophe Cassou (à partir de la 48ème minute; je vous engage à suivre ce passage). |
Le météorologue et le climatologue utilisent les mêmes équations (Navier-Stokes), mais le premier s'intéresse principalement aux conditions initiales (température, humidité, force du vent...), alors que le second s'intéresse aux conditions aux limites (rayonnement solaire, albédo... et forçages). Tous les deux font des prévisions (température, humidité, vent...). |
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Une petite présentation modifiée qui j'espère ne change pas la teneur de ses propos:
image: http://files. myopera.com/ patrameau/ blog/ cycliste_arrivee.gif |
Prévisions d'arrivée d'une course cycliste : une analogie pour comprendre la différence entre météorologie et climatologie; un seul modèle - deux utilisations ![]() ![]() ![]() |
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Utilisation du modèle pour une prévision de
type
"météorologique"
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Utilisation du modèle pour une prévision de
type
"climatique"
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Les climatologues utilisent des moyennes
statistiques* des différents paramètres. |
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L'approche physique du climat repose donc sur un modèle d'un système couplé en équilibre dynamique. Les variations sont donc considérées comme nées d'une contrainte (on parle de forçage) qui peut être externe ou interne au système.
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forçages naturels
externes (signal
naturel): |
forçage artificiel
(anthropique) externe (signal
anthropique): |
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Le soleil est
le moteur du climat Pour les données simples sur le rayonnement solaire voir le cours de seconde |
Les premières intuitions sur une cause astronomiques des variations climatiques sont rapportées à un mathématicien français: Joseph Alphonse Adhémar, vers 1842, qui faisait intervenir la précession des équinoxes. |
Les courbes calculées par Berger (vers 1980), à la suite notamment des travaux de Milankovitch (vers 1930) constituent une théorie astronomique qui fait intervenir principalement la distance au soleil d'un point terrestre pendant une année, ce qui déterminait un ensoleillement plus ou moins intense. La période des variations envisagées est de l'ordre de plusieurs milliers d'années. |
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Les trois paramètres orbitaux pris en compte sont: - l'excentricité, qui est la caractère plus ou moins elliptique de l'orbite terrestre, variant entre 0 et 0,07; valeur actuelle = 0,017; - l'obliquité, qui est l'angle caractérisant l'inclinaison de l'axe de rotation de la terre par rapport au plan de l'écliptique, qui varie entre 22° et 24°30' avec une périodicité d'environ 40 000 ans; valeur actuelle: 23°26'; - la précession qui est le déplacement de la position des équinoxes le long de l'orbite terrestre (due à la rotation de la terre sur elle-même), de périodicité voisine de 20 000 ans, pouvant varier de 0 à 360°. On désigne par périhélie le point orbital d'une planète le plus proche du soleil. Les géologues ont corrélé les cycles orbitaux avec des cycles sédimentaires. L'excentricité correspondant à des cycles d'environ 100.000 ans, l'obliquité à des cycles de 41.000 ans et la précession à des cycles de 23.000 ans. Par exemple voir la conférence
Vincent Courtillot : "Le réchauffement climatique"
aux Journées
Scientifiques 2009 de l'Université de
Nantes) dont la photo ci-dessous
est extraite. Alternances de lits
de sédiments colorés (rose / blanc /
gris / blanc) au niveau d'une plage du sud de la
Sicile; les périodes chaudes correspondent
à des sédiments rosés et les
périodes plus froides à des
sédiments grisés. On retrouve les
cycles orbitaux avec des périodes courtes
(à gauche, numérotées de 45
à 54) de l'ordre de 23.000 ans
(correspondant à la précession) et
des cycles de période plus longue (à
droite, numérotées de 20 à 24)
de l'ordre de 100.000 ans (correspondant à
l'excentricité). Les maxima de concentration
des sédiments en CaCO3 pouvant
être corrélés aux minima de
l'excentricité avec une période de
l'ordre de 400.000 ans. |
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1.3.2 - Les continents et les océans amplifient les effets astronomiques |
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Plus une masse continentale est compacte (dans un cas extrême il n'y a qu'un seul continent, ou Pangée, comme cela est probablement arrivé plusieurs fois au cours de l'histoire de la terre), plus les circulations circum-équatoriales (qui longent l'équateur) sont réduites, ce qui empêche les échanges thermiques entre les eaux du globe. Une bonne circulation équatoriale assurent l'homogénéisation des masses d'eau froides en provenance des pôles et des masses d'eau chaudes équatoriales qui ne présentent pas la même densité et qui se mélangent difficilement. Des masses continentales fragmentées et dispersées favorisent un climat moyen tempéré alors que des masses regroupées favorisent un climat moyen froid (période de glaciation avec installation d'un inlandsis sur le ou les continents placés aux pôles). |
D'une manière plus complexe on peut signaler l'importance climatique des océans ou plutôt du couplage océan-atmosphère (voir par exemple: L'origine des glaciations, Wallace Broecker, in L'atmosphère, Dossier Pour la Science, Hors série juin 1996, 28-34); la circulation des masses d'air (l'air chaud monte et l'air froid descend) est corrélable (même si les modèles sont extrêmement complexes, on s'en doute, notamment du fait de la fluidité de l'atmosphère) avec la température de surface des eaux marines, elle-même sous la dépendance de sa composition chimique. Par exemple la salinité de l'eau est essentielle: une eau chaude évapore plus d'eau et à tendance à se refroidir (la chaleur latente de vaporisation mesure cette énergie nécessaire pour évaporer de l'eau) tout en augmentant sa teneur en sel (le sel ne passe pas dans la phase gazeuse, il y a distillation), ce qui augmente aussi sa densité (le sel est plus dense que l'eau), ce qui tend à la faire s'enfoncer. Une eau douce de rivière, plus légère, se mélange mal à l'eau salée mais plus facilement à l'eau chaude de surface et tend à faire diminuer la teneur en sel du mélange. Globalement on a dans l'Atlantique une circulation des eaux chaudes et moins salées depuis le sud vers le nord, le long des côtes ouest de l'Afrique et de l'Europe, un réchauffement des masses d'air arctiques au nord puis un courant de retour d'eaux froides et salées du nord vers le sud le long de la côte est des Amériques. |
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pour la nature du rayonnement solaire voir par exmple la page sur l'atmosphère |
On dit -un peu vite- que la terre et l'atmosphère se comportent comme un corps noir qui piège le rayonnement solaire infrarouge (IR). L'albédo (du latin albus = blanc) d'une surface est le pourcentage de la lumière solaire incidente réfléchie par cette surface. |
L'albédo terrestre, c'est-à-dire de la planète terre, dépend d'une part de la composition de son atmosphère (surtout du fait des nuages et des aérosols qui réfléchissent près d'1/3 de l'énergie solaire incidente) et d'autre part de la nature des surfaces terrestres (la neige réfléchit fortement le rayonnement solaire alors que la végétation l'absorbe pour une grande part). En période glaciaire, la présence d'inlandsis de grande taille,, augmente fortement la valeur de l'albédo de surface et donc refroidit la terre. |
Les biomes sont des
groupements de végétaux comme les savanes, les
forêts caducifoliées tempérées ou
encore les déserts ou les steppes. Les valeurs de
l'albédo moyen pour ces types de
végétation sont assez stables: |
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1.3.3 - La teneur de l'atmosphère en gaz
à effet de serre est un paramètre essentiel de
la régulation de la température
atmosphérique
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Les gaz dits à effet de serre piègent les rayonnements IR reémis par la terre (albédo). |
Or, on observe un décalage dans le temps entre une période d'insolation maximale et une augmentation du rayonnement thermique reémis. On parle ainsi de phénomène d'hystérésis de l'albédo, le terme hystérésis désignant le décalage dans l'évolution d'un phénomène physique par rapport à sa cause. |
La contribution de l'atmosphère à l'effet de serre peut aussi varier en fonction de sa composition (par exemple en CO2 émis par respiration par les organismes vivants ou encore par combustion de matière organique par l'activité humaine: déforestation, carburants...). |
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Voici un tableau
présentant quelques sources
Depuis 1988, Maureen Raymo, Flip Froelich and Bill Ruddima ont développé un modèle climatique: l'uplift-weathering : «the hypothesis that the late Cenozoic cooling of climate, the Ice Age, was caused by enhanced chemical weathering and consumption of atmospheric CO2 in the mountainous regions of the world, in particular the Himalayas (l'hypothèse selon laquelle le refroidissement climatique de la fin du Cénozoïque, l'âge glaciaire, serait du à l'augmentation de l'érosion chimique et la consommation du CO2 atmosphérique dans les régions montagneuses du globe, en particulier dans l'Himalaya)». Ce modèle donne une place prépondérante au forçage tectonique (la chaîne de l'Himalaya étant une chaîne de collision). Il en séduit aussi beaucoup puisqu'il suppose que la teneur en CO2 atmosphérique est un facteur majeur du climat. |
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On peut aussi signaler le rôle des volcans dans l'émission de poussières qui diminueraient l'ensoleillement. |
Remarque: |
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Le temps de résidence moyen d'un atome de carbone dans un réservoir est déterminé en divisant la taille du réservoir par le flux d'échange. Par exemple pour l'atmosphère on obtient un temps de résidence de 4 ans (770/ 90+105). Pour la biosphère marine on trouve un chiffre de l'ordre de 4 à 5 semaines (2/14+6 ou 1/10 +3). Par contre le temps de résidence pour le réservoir des eaux intermédiaires et profondes est beaucoup plus long (38.000 / 100+0,45) soit 378 ans. On notera le faible taux d'exportation du carbone marin par sédimentation (0,45 Gt par an). Mais, comme ce phénomène semble durer depuis des milliard d'années et que le réservoir des roches carbonatées exporte très faiblement (roches sédimentaires métamorphisées puis repris dans les cycles orogéniques ou le volcanisme ou encore la fabrication de ciments par l'homme), ce réservoir constitue de loin le plus grand réservoir terrestre de carbone. |
Le rôle de l'homme semble devoir être minimisé en tant qu'être vivant qui consomme environ 0,1 tonne de carbone par an soit 10-10Gt de C.an-1 pour sa nourriture organique, ce qui représente pour 6.109 individus un rejet de l'ordre de 0,6 Gt de carbone.an-1 (1% de la respiration des décomposeurs du sol chiffrée à 55 Gt de C.an-1). Par contre les chiffres de la combustion des hydrocarbures fossiles et de la déforestation sont de plus grande importance. |
Remarque: |
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Quel est le bilan des perturbations anthropiques sur le cycle du carbone ? |
Voici les éléments présentés dans l'ouvrage cité ci-dessus. On estime que le cycle du carbone est en équilibre avant les perturbations anthropiques récentes. On considère qu'il y a 2 puits régulateurs essentiels: |
* l'océan est le premier puits; si l'on injectait dans l'atmosphère une quantité de dioxyde de carbone équivalente à 100 ans d'activité humaine actuelle (700 Gt de C) et que l'océan était le seul puits, on estime que seulement 1/5 du C injecté resterait A L'ÉQUILIBRE dans l'atmosphère (ce qui provoquerait une augmentation de la concentration de l'atmosphère en CO2 de 20% soit 0,0043%) et que le reste serait absorbé par l'océan (effet Revelle). Par contre on ne sait pas chiffrer précisément le déplacement des équilibres pour les carbonates des eaux marines (CaCO3 par exemple). Il est certain que l'on déplacerait les équilibres mais chiffre ce déplacement se révèle très difficile à approcher, à l'échelle globale. Comme l'homme injecte du CO2 dans l'atmosphère en continu celui-ci n'est donc bien sûr PAS À L'ÉQUILIBRE avec l'océan. On pense qu'en fait l'océan absorberait les 2/3 du C d'origine anthropique excédentaire par rapport à sa simple respiration. Le problème de fond est bien que la production anthropique de C est trop rapide pour que les mécanismes naturels l'évacuent à l'équilibre. * la biosphère continentale est le deuxième puits; pour l'instant on ne sait pas chiffrer précisément son apport dans l'évolution rapide de la teneur atmosphérique en dioxyde de carbone. |
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Pour des données plus
récentes je vous encourage à
télécharger ou à visionner la
conférence de Gilles Ramstein (CEA) du 15
février 2006 à l'ENS : La
stabilité des climats de la Terre : perturbations
naturelles et anthropiques CH4,
CO2, O2 et vie |
Tous les principes mis en place dans le chapitre précédent sont à nouveau utilisés. L'actualisme, toujours sous-tendu, impose une prudence dans les interprétations des faits paléontologiques. On s'est bien sûr intéressé aux paramètres des modèles mis en place pour l'explication des variations climatiques récentes (vus dans le chapitre précédent). Voici les résultats les plus marquants pour lesquels nous ne verrons cependant que quelques indices paléoclimatiques. |
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Deux périodes sont particulièrement importantes: |
- la période connue la plus froide: du milieu du Carbonifère jusqu'au milieu du Permien, à la fin du Paléozoïque (entre -320 et -270 Ma); plus froide encore que la période glaciaire actuelle. |
- la période connue la plus chaude: de la fin du Jurassique (vers -150 Ma) jusqu'à un peu plus du milieu du Crétacé (-80 Ma). |
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Pour des précisions et des corrections sur les documents quelque peu inexacts de certains manuels scolaires voir la conférence de Michel Steinberg : Pertinence de quelques critères sédimentologiques en paléoclimatologie, sur le site de Planet-terre |
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TP: Carbonates, cycle du carbone, altération des roches.... (non fait) |
Une courbe très approximative
montrant quelques grandes variations de la teneur
atmosphérique en CO2 au cours des temps
géologiques estimées à partir
des indices géologiques et climatiques des
modèles actuellement utilisés en ce
début du XXIème siècle (principalement
analyses isotopiques des carbonates des paléosols,
des tests de Foraminifères; et la densité des
stomates observés sur les feuilles de quelques
espèces de plantes fossiles comme
Rhachiphyllum, Lepidopteris, Tatarina
et Ginkgo - voir Belin
exercice n°5 p 254-255) |
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3. Les variations du niveau de la mer On sait depuis fort longtemps que le niveau de la mer est monté et descendu au cours des périodes passées: pour preuve des évaporites au fond de la Méditerranée ou des grottes provençales comme la grotte Chauvet dont l'entrée est maintenant sous les eaux mais qui ne l'était pas lorsqu'elle a été "décorée"... Depuis quelques dizaines d'années on suit, à quelques centimètres près, par satellite, la hauteur de la surface océanique et on lui trouve une topographie qui n'a pas fini de nous étonner. Mais une fois encore les interprétations sont loin de faire l'unanimité. Voici quelques éléments issus des manuels scolaires... |
Pour cette partie le manuel de référence est le Nathan, p 150-152 modifié avec les commentaires du programme (qui comporte un cours, ce qui ne lasse pas de scandaliser... et leur ôte une bonne part de légitimité) et l'encyclopedia universalis (qui n'est pas vraiment au top pour cette partie...) |
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Un cycle sédimentaire comprend trois périodes: |
1 - la montée des eaux ou transgression pendant laquelle la séquence sédimentaire est la suivante: éléments les plus grossiers comme les galets ou les graviers (donc les plus lourds donc arrachés à la côte et peu transportés) puis éléments intermédiaires comme les sables et enfin les éléments les plus légers déposés en milieu plus profond et moins agité. La fraction biogénique de ces sédiments est toujours importante mais les espèces varient selon le milieu plus ou moins agité et surtout selon qu'il est ou non soumis à l'émersion lors des marées (zone intertidale = zone de balancement des marées). |
2 - une période plus ou moins stable de sédimentation pendant laquelle les dépôts sont franchement marins avec des espèces de plateau continental (moins de 200 m de profondeur). |
3 - la descente des eaux ou régression pendante la quelle la séquence est inversée par rapport à la transgression. |
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Remarque: |
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Au cours du Quaternaire on a des cycles sédimentaires de faible amplitude (une dizaine de mètres de dépôts), de courte durée (10.000 ans) avec une variation du niveau marin rapide (0,1 cm.an-1). |
Au Crétacé on a des cycles sédimentaires de forte amplitude (parfois plusieurs centaines de mètres de dépôts), de longue durée (des dizaines de millions d'années) avec des variations de niveau marin estimées très lentes (0,001 cm.an-1). |
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On pense que le niveau mondial des mers est contrôlé par le volume d'eau des bassins océaniques. |
On peut estimer que le volume d'eau total entre les trois réservoirs de la planète atmosphère-hydrosphère-lithosphère (voir page sur l'hydrogéologie) est resté fixe depuis leur formation initiale vers 4,5 Ga. |
Dans ce cas, les variations de volume de l'eau de mer, principal réservoir (80% du volume total de l'eau terrestre ? mais cela dépend grandement des estimations données pour la lithosphère qui ont tendance singulièrement à augmenter ces dernières années) sont répercutées de façon importante sur les réservoirs secondaires comme l'atmosphère et les eaux douces, dont les glaces, qui ne représentent que 2,3% du volume total de l'eau terrestre |
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Réserves (en 1020g) en eau de l'atmosphère (0,13), l'hydrosphère (‰14.000) et de la lithosphère (40 à près de 10.000 selon les estimations) Les chiffres en rouge sont les tailles des réservoirs (en 1020g - voir le tableau (planète bleue) pour d'autres chiffres) et les chiffres en vert sont les flux d'eau (en 1020g pour une année). |
remarque: |
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Une conférence
à recommander: La fonte des glaciers, des
glaces de mers et des glaces continentales,
Frédérique Rémy, glaciologue à
suivre sur Canal-Académie
: |
On notera qu'au niveau des océans le bilan annuel des précipitations par rapport à l'évaporation est négatif (-0,4) (plus d'eau évaporée (4,25) que d'eau reçue (3,85) ) alors que le bilan est positif (+0,4) pour les précipitations (1,11) par rapport à l'évapotranspiration (0,71) au niveau des continents. Les flux
précipitations-évaporation s'annulent
globalement entre les océans et les continents.
Aucune eau n'entre ni ne sort des autres
réservoirs... et pourtant de l'eau est sans aucun
doute emmenée avec les roches sédimentaires
dans la lithosphère profonde notamment au niveau des
zones de subduction. De même de l'eau profonde est
injectée avec les roches magmatiques en surface...
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Ecouter une conférence: L'évolution du niveau des océans, par Anny Cazenave de l'Académie des sciences, juin 2009 |
Remarque: |
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TD - Histoire et niveau de la mer d'après Jacques Labeyrie, L'homme et le climat, Denoël, 1985, ch 5 p 155-173 |
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Les Sumériens, des riverains du golfe Persique chassés par la montée du niveau de la mer ? |
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Les Sumériens sont connus pour avoir développé une civilisation mésopotamienne florissante. C'est une des premières, si ce n'est la première, des trois grandes civilisations avec la celle de la vallée de l'Indus et celle de l'Égypte. On leur doit les premières grandes citées connues (Ur, Uruk...) et la première écriture de type cunéiforme. Mais aussi d'innombrables connaissances utilisées actuellement encore comme le système sexagésimal de la division de l'heure en 60 minutes et de la minute en 60 secondes ou encore l'invention de la roue dont l'origine, datée d'environ -3500 ans avant Jésus Christ, est située en Mésopotamie. La naissance de l'écriture marque, rappelons-le, le début de l'histoire. De nombreux historiens pensent que la Bible, dans le livre de la Genèse (XI, 1) désigne explicitement la migration des sumériens quand elle écrit: «Partis de l'Orient, les hommes trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear (la Babylonie) et ils s'y installèrent». En tout cas les historiens s'accordent pour dire que les Sumériens arrivèrent de l'Est (Orient) et trouvèrent déjà une civilisation florissante qu'ils dominèrent au début du IIIème millénaire avant Jésus Christ. |
Leur montée dans la vallée de la Mésopotamie semble pouvoir être corrélée à la montée du niveau marin qui les chassait vers le Nord Ouest. La remontée des eaux s'arrêta vers 3450 ans avant Jésus Christ (et correspond à peu près au niveau actuel car on pense que la montée des eaux à été suivie localement d'une descente de l'ordre de 3-4 m) et c'est donc là que les tribus se fixèrent et formèrent probablement la première population sumérienne de Mésopotamie. Leur contrée d'origine se situerait alors sur les rives du golfe persique "rétréci", au sud-est de l'Iran actuel. Des recherches archéologiques sous-marines dans les eaux peu profondes du golfe persique seraient bienvenues pour tester cette hypothèse. |
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Le changement
climatique est toujours à l'uvre
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Je recommande un petit livre qui ne paie
pas de mine (reliure pitoyable et iconographie illisible)
mais dont le contenu est intéressant, bien que pas
toujours clair : Les climats de la terre au cours du
temps, PUF, 2007. |
Ce qui paraît être
certain: |
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Les climats de la terre au cours du temps, collectif, Académie Européenne Interdisciplinaire des Sciences Nice-Côte d'Azur, PUF, 2007, 10 euros (ISBN 978-2-9519-1046-1) |
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Les explications des intervenants
(géologues, climatologues, géographes): |
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Une conférence intéressante sur le rôle du soleil dans le climat par Thierry Dudok de Wit sur canal-académie Je recommande aussi la conférence "Le réchauffement climatique" de Vincent COURTILLOT aux Journées Scientifiques 2009 de l'Université de Nantes, bien loin du battage scientifico-politico-médiatique
Je tiens à souligner combien le terme de climato-sceptique employé par les média est ici totalement déplacé, aucun des intervenants ne contestant les évolutions climatiques en cours, ou le bien fondé de la limitation du dégagement anthropique de CO2. |
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Changement climatique (ou évolution climatique) mais pas uniquement réchauffement |
Le rapport de 2001 du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat = IPCC = Intergovernmental Panel on Climate Change) propose des scénarios d'évolution climatique et fournit des estimations à l'horizon 2100 de +1,4°C à 5,8°C d'augmentation de la température moyenne du globe. |
Les modèles du GIEC sont d'abord bien évidemment autrement plus riches que la simple annonce de l'augmentation de la température moyenne du globe, notion quelque peu floue et contestable (nombre et lieux des points de mesure, périodicité...), rapportée souvent de façon naïve par les média. À l'échelle
géologique (du
quaternaire) le
réchauffement global semblait être un
fait, mais son
évolution future est loin de faire l'unanimité
(voir Grudd ci-dessous).
De plus, que ce changement éventuel soit perceptible
comme tel, cela est nettement plus délicat. Pour
l'homme, il s'agit surtout d'une période
d'instabilité climatique. Pour les êtres
vivants il semble que le réchauffement soit une
certitude. Son étude a même été
à l'origine d'un formidable élan pour
l'écologie scientifique qui devient vraiment
évolutive et s'ouvre à de nouvelles
perspectives.
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Le GIEC pense que le réchauffement des dernières décennies est dû à l'effet de serre, lui-même dû au CO2 anthropique... ce que l'on est en droit de contester. |
Le rapport de 2001 du GIEC impute
à l'homme l'augmentation du CO2 et
établit un lien très fort entre cette
augmentation du CO2 et le scénario de
réchauffement climatique envisagé, alors
principalement dû à une augmentation de
l'effet de serre.
Pour les versions officielles voir http://www.ipcc.ch/ languages/ french.htm Pour les
sceptiques
(ou du moins ceux qui émettent des objections aux
conclusions du GIEC), voir par exemple:
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Les faiblesses de la modélisation
climatique, utilisée notamment par les experts du
GIEC, viennent de la difficulté de tenir justement
compte de l'eau des nuages et des océans, ce qui rend
l'argumentation sur l'importance du CO2 moins
convaincante. En tout cas, l'augmentation du CO2
ne peut jouer un rôle significatif que depuis
1960, voire 1980 (et non dans les autres variations
quaternaire).
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Deux articles sont parus dans
Science in School, revue scientifique
européenne (en anglais) à destination des
scolaires, et éditée par l'EIROforum
(réunion de 7 organismes
scientifiques européens). Ils
sont dans la ligne du GIEC mais argumentent
sérieusement les habituelles affirmations sur le
changement climatique (disponibles en
anglais et en français): Pour suivre les polémiques, voir par exemple le dossier du magazine La Recherche: Enquête sur les experts du climat, Nicolas Chevassus-au-Louis, La Recherche, 370, Décembre 2003, 59-63... ainsi que les échanges des courriers des lecteurs qui ont été publiés dans les numéros suivants... plus récemment: Dossier La Recherche: Le défi climatique, 31, mai 2008. |
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En 2009 la voix de Vincent
Courtillot ne peut être ignorée : |
Parler de réchauffement global n'a peut-être aucun sens:
Les variations du
CO2 qui suivent les variations de
température enregistrées dans les glaces de
l'Antarctique sont maintenant clairement
interprétées : les augmentations de
CO2 sont la conséquence du
réchauffement climatique et non leur cause |
Les courbes de températures moyenne des derniers millénaires en Europe sont fausses et doivent être corrigées:
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Il ne s'agit donc PAS de lutter contre le réchauffement climatique mais de contrôler nos rejets de déchets, y compris de CO2 |
L'expression "lutte contre le
réchauffement climatique" fleurit depuis le
sommet de Copenhague de 2009. Elle n'a de sens que si l'on
donne un rôle majeur au facteur anthropique ce qui est
loin de faire l'unanimité (voir ci-dessus). Elle ne
peut, en outre, être comprise de tout scientifique que
comme une prétention inadmissible. Elle est donc
à proscrire. Les rapports du GIEC ont largement contribué à la mise en place du protocole de Kyoto en cours. Et l'attribution du Prix Nobel de la paix 2007 à ses promoteurs n'est pas imméritée. Mais ce ne peut être qu'un début. |
La lutte contre l'émission de gaz à effet de serre (et non contre le réchauffement climatique), qui s'insère dans des politiques de développement durable, est sans conteste, moralement bonne (il y a une «responsabilité commune de protéger la nature»). Mais, comme toute politique, elle ne doit pas oublier qu'elle est au service du développement de l'homme, de tout l'homme, dans ses dimensions biologique, sociale, économique, politique ... et spirituelle*. |
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* Un journaliste à
fait une compilation éclairée des sources
chrétiennes de l'écologie:
L'écologie de la Bible à nos jours :
Pour en finir avec les idées
reçues, Patrice de
Plunkett, 2008, éd. L'uvre un livre à
recommander: |
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Le sujet concerne le climat du
passé. Le climat est défini par les
caractéristiques habituelles de la succession dans
le temps des états de l'atmosphère au-dessus
d'un lieu. Il faut donc trouver des archives pour
chaque période envisageable. Ensuite essayer de
trouver un modèle qui rende compte de la
régularité du climat. Enfin il restera
à faire jouer le modèle pour réaliser
des prévisions dans le futur. * La période qui couvre les
700.000 dernières années ne correspond pas
exactement à ce que l'on appelle une
époque dans l'échelle des temps
géologiques car elle est à cheval sur la
dernière époque, la plus courte qui va de
l'actuel jusqu'à 11.500 ans et qui est
l'Holocène et sur la période
précédente: le
Pléistocène qui remonte de 11.800 ans
à 2,6 ou 1,8 Ma, selon les auteurs. L'ensemble
Holocène-Pléistocène est depuis 2008
une période : le
Quaternaire. Pour cette période, la plus
récente, les archives sont nombreuses et assez bien
conservées. Les premières indications sur les
climats du passé sont données par les
fossiles issus des êtres vivants dont les
caractéristiques et les associations sont
d'excellents indicateurs paléoclimatiques. En
milieu continental on retrouve ainsi de nombreux
fossiles de grands Mammifères et de Rongeurs,
sans oublier les Hominidés. Les pollens
nous renseignent aussi sur les associations
végétales en période estivale. On peut
ainsi dire qu'en Europe, les derniers 11.500 ans
correspondent à un fort réchauffement avec un
retrait des glaces et une remontée du niveau marin.
En milieu océanique les variations sont
beaucoup plus fines mais on a quelques indicateurs
paléoclimatiques comme certaines espèces de
Foraminifères dont le sens d'enroulement de la
coquille dépend de la température de l'eau de
mer dans laquelle ils vivent. Mais il ne faut pas oublier
que la température de l'eau de mer n'est pas un
paramètre relié directement au climat. Les
données fournies directement par les terrains
continentaux (données lithologiques) sont aussi
précieuses: trace de la présence de
glaciers ou de la remontée du niveau des mers
modifiant les profils d'équilibre des rivières
et déplaçant les terrasses
alluviales. Mais les progrès les plus
récents viennent de l'analyse isotopique fine des
carottes de glace et de sédiments marins de cette
période. En effet on possède deux
paléothermomètres isotopiques dont
l'utilisation reste cependant délicate. Les résultats obtenus pour
l'ensemble de cette période ne sont pas vraiment des
données météorologiques auxquelles on
est habitué de nos jours mais de grandes tendances
et des variations. Ils correspondent à une
suite de réchauffements et de refroidissements
d'amplitude variable (de quelques degrés à
près de 20°C) et de période
variable (20.000 à près de 100.000 ans).
Le réchauffement global il y a 11.500 ans
s'intègre dans ces variations.
Le
18O
est le rapport entre l'isotope 18 et l'isotope 16 de
l'oxygène dans un échantillon rapporté
à un standard calculé pour une eau de mer
moyenne. L'isotope le plus lourd se concentrant dans les
phases les plus denses lors des changements de phase de
l'eau, on estime ainsi la température de formation
de la neige qui a donné naissance à la
glace récupérée dans les calottes (le
18O
de la neige diminue avec la température de formation
de celle-ci). Le temps est ensuite estimé grâce
aux variations annuelles des isotopes et grâce au
degré de compaction de la neige en fonction de la
profondeur. Actuellement les carottes les plus longues
permettent de remonter à plus de 700.000 ans,
couvrant ainsi la période de notre étude.
On peut aussi estimer le
18O
dans l'eau de mer à partir de la mesure du
18O
dans les carbonates des tests des
Foraminifères retrouvés dans les carottes
sédimentaires. Pour des températures de l'eau
de mer comprises entre 10 et 30°C la différence
entre le
18O
dans les carbonates et l'eau de mer (déplacement
isotopique) est d'environ -1 lorsque la
température augmente de 4°C.
Le modèle explicatif le plus courant, du au travail
de pionnier de Adhémar (1842) puis Berger (vers 1980)
fait reposer les principales variations sur les cycles
astronomiques calculés à partir des trois
paramètres classiques: excentricité de
l'orbite terrestre qui mesure son caractère plus ou
moins elliptique), obliquité de l'axe de
rotation de la terre par rapport au plan de
l'écliptique (ce sont les variations de
l'inclinaison) et précession,
déplacement de la position des équinoxes le
long de l'orbite terrestre. Les modèles
mathématiques obtenus rendent très bien
compte des principales variations de l'ensoleillement
et donc de la température de l'atmosphère
pour ces derniers 700.000 ans. Les variations fines et
locales sont ensuite expliquées à partir
des paramètres secondaires qui sont d'abord
l'albédo (rayonnement infrarouge
réémis par la terre et exprimé en % du
rayonnement solaire incident), puis de la teneur en
CO2 de l'atmosphère. Une augmentation
de l'albédo est corrélée à
augmentation de la surface des inlandsis et à une
diminution de la végétation qui favorise une
baisse de température. Le CO2 produit par
les organismes continentaux et marins et piégé
dans les sédiments est responsable de l'effet de
serre. Les variations de ces paramètres
continentaux et océaniques amplifient les effets
astronomiques mais avec un décalage dans le temps
qui est surtout net pour l'albédo au sujet duquel on
parle d'hystérésis.