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La création |
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Cette page, à la différence de toutes les autres pages de mon site, est une page de Foi et non de science. Il ne s'agit plus des sciences naturelles, mais des vérités surnaturelles sur la nature et, particulièrement, sur l'homme. Je ne considère ici que les questions qui sont en rapport avec les sujets scientifiques traités sur ce site.
Catéchisme de
l'Église Catholique,
référencé CEC dans cette page;
ressource en ligne: http://www.vatican.v
a/archive/ ccc/index_fr.htm; Autres lectures : BeniNews:
un site que
j'apprécie et qui fait très bien ce
que je ne sais pas faire: http://beninews.canalblog.com/
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1.
Prolégomènes
- Bible sur fond
jaune
- Magistère de
l'Église catholique sur fond vert
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La création Vraiment, il est juste et bon C'est toi qui as formé l'homme
à ton image C'est toi que la terre et le ciel, |
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1.1 -
vérités naturelles et vérités
surnaturelles
(VS)
: raison et Foi
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![]() blason du pape Benoît XVI explications sur le site du vatican
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La Foi, vertu théologale, est un don de Dieu. Elle illumine la raison. La raison, seule, sans l'aide de la foi, parvient à connaître Dieu, vraiment, mais de façon très imparfaite, à travers le monde créé. Avec l'aide de la foi, elle se hisse à des sommets inexplorés. La raison, dans la Foi, apprend à s'abandonner. Elle se détache de la vaine science et, guidée par l'Esprit Saint (Dieu lui-même), elle atteint les vérités divines elles-mêmes, qui ne lui sont pas accessibles par nature, mais par grâce. |
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Deux vérités
naturelles : Ces deux vérités, ordonnées l'une à l'autre (existence de Dieu puis acte créateur), sont des vérités premières dans les trois religions monothéistes. Juifs, chrétiens et musulmans, non seulement s'accordent sur l'existence du Dieu unique et sur son action créatrice, mais ils affirment ensemble que tout homme droit, peut trouver, par sa seule raison, ces vérités, notamment en observant la nature. Les vérités naturelles sur l'homme forment ce que l'on appelle la loi naturelle (voir par exemple un document récent du Saint Siège). |
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Des vérités
surnaturelles : Ces vérités sont surnaturelles, car elles ne peuvent être atteintes par la seule raison, et exigent donc que Dieu nous les révèle. Elles nécessitent donc une révélation : on dit que ce sont des vérités révélées. Elles requièrent la foi. Nous les approfondirons dans les paragraphes suivants (notés VS : vérité surnaturelle). Pour approfondir : |
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Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent: « je suis croyant, mais ma foi n'a rien à voir avec mes connaissances scientifiques; ce sont deux domaines séparés....»; en effet, si ce n'est pas faux dans le fond (j'aimerais parfois que cela soit la réalité), dans la pratique, il me paraît impossible de ne pas s'engager dans certains débats qui, sous des dehors de scientificité, sont en fait des débats moraux ou philosophiques, voire politiques. |
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On ne peut pas dire que science et Foi sont séparées dans la mesure où un scientifique pourrait totalement occulter sa Foi (il faut bien qu'il pense, sa raison ne peut pas ne pas être orientée par sa Foi). Ce n'est pas une séparation c'est un changement de niveau dans la vérité. Vérité scientifique et vérité transcendante sont présentes en même temps dans l'objet naturel, créé. Et cela ne devrait poser aucun problème aux scientifiques croyants. On ne peut donc pas dire non plus que les
questions scientifiques ne touchent jamais les questions de
Foi. Bien souvent, comme dans le cas où l'on parle de
l'homme, elles ont le même sujet. |
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1.2 - l'Écriture
Sainte dans la foi catholique : les écrits canoniques
(reconnus par l'Église pour la liturgie) sont
inspirés et inerrants
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Dieu nous PARLE, non de nous, mais de
LUI, dans l'Écriture qui est inspirée
(c'est Dieu, et l'Esprit Saint tout
particulièrement, qui est l'auteur principal de
l'Écriture Sainte) et
inerrante (ne conduit jamais
à l'erreur) puisqu'elle vient
de Dieu et est interprétée en Église
car c'est une
parole
vivante. |
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Dans la Genèse, le récit
(que l'on peut qualifier de littéraire,
poétique, imagé, non-historique... mais aussi
de vrai, inspiré, inerrant) n'est qu'un support de la
Parole divine qui n'est pleinement
donnée que dans le Christ, Verbe de Dieu. Dieu nous a
tout dit dans le Christ.
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«Cependant,
la
foi chrétienne n'est pas une
" religion du
Livre ".
Le christianisme est la religion de la
" Parole " de Dieu, " non d'un verbe
écrit et muet, mais du
Verbe
incarné et
vivant "»
(S. Bernard, hom. miss. 4,
11 : Opera, ed. J. Leclercq-H. Rochais, v. 4
[Romae 1966] p. 57).
CEC108
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L'Église catholique
reconnaît comme canoniques (utilisés dans la
liturgie) les livres de
l'Ancien
Testament, issus de la Bible
hébraïque (et écrits en hébreu
sauf quelques passages en araméen pour Esdras, Daniel
et Jérémie), auxquels elle ajoute
des livres non
reconnus par la tradition juive, suivie par les
protestants (du fait qu'on ne les
connaît qu'en version grecque, c'est ce que l'on
appelle la version des Septante; ces livres, recueillis par
la diaspora juive puis par l'église catholique sont
appelés
deutérocanoniques): |
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Bible en ligne sur catholique.org: Livre de la Génèse: http://bible.catholique.org/ livre-de-la-genese/ 3507-chapitre-1 |
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Le récit de la Genèse est compris et enseigné par le Magistère (l'Église, corps mystique du Christ, dans sa fonction enseignante, représentée par l'évêque de Rome (le Pape) et les évêques en communion avec lui, CC n°16) comme une révélation de Dieu créateur de l'univers à partir de rien (en latin : de rien = ex nihilo). Il n'y a pas de matière ou autre chose qui préexiste à l'univers. Si le mot matière désigne différentes approches philosophiques du monde créé (la matière prime est puissance pure pour Aristote), il est important de savoir que Dieu est un être spirituel subsistant (non créé) qui n'a pas de matière. La matière créée n'est pas une expansion de la substance divine et ne subsiste pas sans l'acte créateur de Dieu. C'est pour cela que l'on parle aussi de "création continuée" pour insister que le fait que l'acte créateur de Dieu dure, ou est actuel (voir Bergson pour une approche du temps comme être). |
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Quoi d'extraordinaire si Dieu avait tiré le monde d'une matière préexistante? Un artisan humain, quand on lui donne un matériau, en fait tout ce qu'il veut. Tandis que la puissance de Dieu se montre précisément quand il part du néant pour faire tout ce qu'il veut (S. Théophile d'Antioche, Autol. 2, 4 : PG 6, 1052).» CEC 297 « La foi en la création " de rien " est attestée dans l'Écriture comme une vérité pleine de promesse et d'espérance. Ainsi la mère des sept fils les encourage au martyre: Je ne sais comment vous êtes apparus dans mes entrailles; ce n'est pas moi qui vous ai gratifiés de l'esprit et de la vie; ce n'est pas moi qui ai organisé les éléments qui composent chacun de vous. Aussi bien le Créateur du monde, qui a formé le genre humain et qui est à l'origine de toute chose, vous rendra-t-il, dans sa miséricorde, et l'esprit et la vie, parce que vous vous méprisez maintenant vous-mêmes pour l'amour de ses lois (...). Mon enfant, regarde le ciel et la terre et vois tout ce qui est en eux, et sache que Dieu les a faits de rien et que la race des hommes est faite de la même manière (2 M 7, 22-23. 28).» |
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Voilà encore une
vérité révélée que la
raison ne peut trouver seule.
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L'univers a un début puisqu'il est créé à partir de rien. Mais l'acte créateur de Dieu est bien plus qu'un début, on pourrait parler de commencement. Ce début n'est pas celui d'un début dans le temps, mais d'un début dans l'être ou dans l'existence. Avant il n'y avait rien. Puis, par un acte d'amour de Dieu, il y a un univers, qui est (qui dure). L'origine de l'être de l'univers (et sa durée) est donc inaccessible à la raison, elle est dans le dessein libre de Dieu. |
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Dieu est hors du temps. Il est
transcendant. Il n'y a aucun début ni fin en
Dieu (il se donnera son nom pour Moïse "Je
suis"= "Yahvé"). Pour ce qu'il nous en a
révélé, Dieu était "seul" (un
Dieu en 3 personnes) avant de créer l'univers (et
d'innombrables personnes). L'origine de l'univers est
transcendante : elle transcende la réalité
matérielle (temps, espace... ce que l'on peut mesurer
et toucher) puisqu'elle se trouve dans la volonté et
la toute-puissance de Dieu.
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Il est donc essentiel de comprendre que les sciences naturelles (et donc les SVT, sciences de la vie et de la terre, comme on les appelle dans l'enseignement secondaire depuis quelques temps) sont des sciences limitées à la connaissance par la raison qui n'atteignent pas les vérités surnaturelles qui doivent nous être révélées par Dieu. Pour un croyant il ne peut y avoir de conflit entre les découvertes des sciences naturelles et les vérités surnaturelles. |
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Il est donc faux de dire que la
théorie du BigBang ou toute autre théorie qui
présente une singularité initiale pour
l'univers est plus en accord avec l'Écriture qu'une
théorie qui présenterait une matière
dispersée ou qui proposerait un début par
fusion d'une infinité d'univers.... Théories
scientifiques et transcendance de l'origine du monde ne sont
pas incompatibles mais ne visent pas le même type de
connaissance. Si un scientifique affirme par contre que
sa théorie le conduit à croire que l'univers
existe depuis toujours et qu'il n'a pas de début
(dans le temps) il peut se placer en contradiction avec la
foi des hommes des trois religions monothéistes. Cela
dépend en effet de la manière dont il comprend
le temps. Si pour lui il ne s'agit pas d'une connaissance
absolue, mais juste de la connaissance propre à son
domaine de compétence (un temps mesurable) on peut
très bien imaginer que le temps qu'il
considère n'est que le temps physique et que sa
théorie n'est pas incompatible avec un début
dans l'être. Il faudrait vraiment qu'il choisisse de
sortir de son domaine et de prétendre que sa science
va contre les vérités surnaturelles et qu'il
s'oppose donc ouvertement à la vérité
révélée, pour que l'on puisse dire que
sa science l'a mené à une erreur. Mais dans ce
cas, il est clair que ce n'est pas sa science qui est en
cause, mais son désir de dépasser son domaine
de compétence et en faire une science universelle qui
refuse toute connaissance surnaturelle. |
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Le récit biblique de la création est une narration poétique qui raconte ce que Dieu veut que nous sachions sur l'origine du monde
Les titres et commentaires ajoutés viennent principalement de Comprendre les Écritures, Un cours complet d'introduction à la Bible, Scott Hahn, Wilson & Lafleur, 2008
(1) alliance = le mot hébreu pour "conclure en alliance" vient du mot "sept": pour dire "je conclus une alliance", on disait littéralement "je sept moi-même". |
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chapitre
1 du livre de la Genèse
(dans
ce récit Dieu est appelé
Elohim= Dieu ou dieux
(pluriel de
majesté de El =
dieu) en
hébreu; l'emploi d'Élohim suggère le
pouvoir infini du Créateur)
suite ----> |
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quatrième jour:
les générateurs de temps (ou arbitres du temps
: soleil et étoiles) suite |
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(3) alliance maritale: Dieu crée l'homme, homme et femme; et leur union (mari-femme) est une alliance à l'image de celle de l'homme avec Dieu. Une alliance indissoluble en vue de la reproduction (devenant la famille). La famille humaine est créée à l'image de la Trinité dans sa fécondité d'amour. Dans toute l'histoire sainte de l'ancien testament, l'homme n'a cessé de renier ces alliances. Dieu n'a cessé de revenir vers ce peuple infidèle et lui promettre une alliance nouvelle et éternelle (qui sera dans le Christ). Par exemple, la loi de Moïse, David, Salomon et tant d'autres ont été infidèles à l'alliance maritale qui sera rétablie par le Christ : « Jésus leur dit : " C'est à cause de votre dureté de cur qu'il a écrit pour vous cette loi. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit mâle et femelle. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux ne seront qu'une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l'homme donc ne sépara pas ce que Dieu a uni ! " » (Mc 10, 2-12) |
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(2)
voir ci-dessous
(4)
![]() La création est représentée comme un temple (d'après Scott Hahn, p 50) Certains chrétiens protestants (Américains au départ ?) et certains musulmans, qualifiés de créationnistes (ils refusent donc aussi l'évolution), font NOTAMMENT une lecture littérale de ce récit et comprennent le chiffre sept de façon numérique et non pas symbolique (sept = alliance en hébreu). Ce n'est pas l'interprétation de l'Église catholique ni de l'Église orthodoxe, ni même des juifs. |
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La création à une fin |
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L'univers à un fin. L'univers n'est pas créé sans but, mais par amour. Comme toute action de Dieu, la création trouve sa fin en Lui-même (son amour est principe et fin de toute chose). |
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On appelle bien
l'adéquation d'un acte avec sa fin. Un être qui
fait le bien est qualifié de bon. |
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Toute la création est
bonne. Dieu ne peut
créer que le bien. Le mal est entré dans le monde par ses créatures libres, mais Dieu n'a pas créé le mal. Dieu ne crée pas pour accroître sa gloire (rien ne lui manque, il est Tout, plénitude...), mais pour la manifester et la communiquer. La fin de la création c'est la gloire de Dieu manifestée et communiquée entre toutes les créatures. Toute la création est le reflet de
la gloire de Dieu. Le monde, et l'homme tout particulièrement (voir ci-dessous), a donc une fin naturelle en Dieu: manifester la gloire de Dieu. |
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Dieu est la cause et la fin de toute chose. |
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C'est un domaine où de nombreuses philosophies ou même de théories biologiques plus ou moins philosophiques ont tenté d'exclure Dieu de la finalité du monde, soit parce qu'elles veulent l'ignorer, soit parce qu'elles le rejettent au nom d'une attitude d'athéisme ou d'agnosticisme. Il n'est pas toujours facile de savoir si le rejet de Dieu est l'origine ou l'aboutissement du raisonnement des scientifiques officiellement athées. Je défends de toutes mes forces l'idée d'une biologie, constituée en science totalement originale du vivant (une biologie au sens de Lamarck) et qui, de fait, n'exclue pas Dieu (même si Lamarck, avec son matérialisme vitaliste, n'est pas loin d'un athéisme: voir par exemple sur le site du CNRS, un de ses historiographes: Lamarck, le Fondateur du transformisme, par Marcel Landrieu). Petit texte de Robert Jullien montrant deux cousins scientifiques qui on répondu de façon fort différente à cette question : Jacques MONOD et Théodore MONOD. |
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Les sciences naturelles (SVT) ignorent
donc Dieu (sans le rejeter) bien souvent par leur
méthode plutôt que par la nature de leur
objet. En effet la méthode scientifique
(voir page
sur la
science)
nous empêche d'atteindre le surnaturel, mais aussi
limite notre connaissance naturelle (rationnelle) à
une connaissance par les causes -
voir les 4
causes). D'autre part, l'objet
de la science, qui est l'ensemble des corps naturels,
matériels, exclut Dieu, même si ces corps sont
une voie vers Dieu. Mais si Dieu est pur esprit, l'homme ne
l'est pas et reste un "objet" de science, et pas uniquement
dans sa composante matérielle (mais aussi
psychologique, psychique... ou toute autre appellation d'une
science de l'esprit). Il est clair que les sciences
naturelles ne peuvent appréhender la fin surnaturelle
du monde même si elles ont un rôle important
à jouer dans la démonstration de la
beauté du monde, qui est le reflet de la gloire de
Dieu pour le croyant. |
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Dieu soutient sans cesse le monde dans l'être |
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Il n'y a pas apparition de l'univers (par un acte de création DANS LE TEMPS) puis maintien dans l'être par je ne sais quelle puissance intérieure. L'être du monde demande sans arrêt un soutien qui lui vient du Créateur. C'est donc une Création continue. Le terme de création continue a été employé par le Magistère, mais ce n'est pas une formule habituelle. |
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« Affirmer que le fondement du cosmos et ses développements se trouvent dans la sagesse providentielle du Créateur ne veut pas dire que la création a uniquement à voir avec le commencement de l'histoire du monde et de la vie. Cela implique plutôt que le Créateur fonde ces développements et les soutient, les étaie et les maintient constamment. Thomas d'Aquin pensait que la notion de création doit transcender l'origine horizontale du déploiement d'événements, qu'est l'histoire, et par conséquent toutes nos manières purement naturalistes de penser et de parler de l'évolution du monde. Thomas observe que la création n'est ni un mouvement ni une mutation. C'est en revanche la relation fondatrice et continue qui lie la créature au Créateur, car il est la cause de tout être et de de tout devenir (cf. Summa theologiae, I, q. 45, a. » Discours de Benoït XVI aux participants à la séance plénière de l'Académie Pontificale des sciences, octobre 2008 |
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Certes, il existe une différence entre l'acte créateur, avec apparition du temps lié au monde créé, et l'acte de soutien dans l'être. Habituellement il n'y a pas de séparation: un seul terme CRÉATION, désigne l'acte dans son début et son mouvement. Le terme de Providence (voir paragraphe suivant) n'étant pas lié à l'être, mais à la fin (le "souci" de Dieu pour ses créatures). Il ne faut pas oublier que la création reste un MYSTÈRE. Il ne manque pas de philosophes, Aristote en premier, je crois, pour avoir expliqué clairement la nécessité d'une cause première, qui soutienne en permanence dans l'être les êtres créés. Mais cette nécessité est bien souvent ignorée. Cette ignorance conduit alors à des incompréhensions concernant l'intervention de Dieu dans le monde. L'univers actuel n'est pas sorti de la main de Dieu il y a 4,5 Ga, mais il évolue depuis 4,5 Ga dans la main de son Créateur qui ne cesse de le créer. C'est aussi pour cela que le concept d'évolution, comme création continuée, est si facilement acceptable pour un croyant. Encore une fois on en revient au TEMPS qui n'existe pas pour Dieu, mais qui est inséparable de la création. |
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CEC 301 Avec la création, Dieu n'abandonne pas sa créature à elle-même. Il ne lui donne pas seulement d'être et d'exister, il la maintient à chaque instant dans l'être, lui donne d'agir et la porte à son terme. Reconnaître cette dépendance complète par rapport au Créateur est une source de sagesse et de liberté, de joie et de confiance : Oui, tu aimes tout ce qui existe, et tu n'as de dégoût pour rien de ce que tu as fait ; car si tu avais haï quelque chose, tu ne l'aurais pas formé. Et comment une chose aurait-elle subsisté, si tu ne l'avais voulue ? Ou comment ce que tu n'aurais pas appelé aurait-il été conservé ? Mais tu épargnes tout, parce que tout est à toi, Maître ami de la vie (Sg 11, 24-26).» |
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La Providence divine est inséparable de l'acte créateur de Dieu: c'est le soin avec lequel Dieu veille sans arrêt sur ses créatures. Les alliances de l'Ancien Testament, sans cesse rompues - par l'homme -, entre l'homme et Dieu, en sont l'expression ; jusqu'à la Nouvelle Alliance, dans le Christ, qui ne peut pas être brisée (voir ci-dessus). L'homme de Foi se sait environné par l'amour de Dieu qui veille à sa fin de façon concrète, immédiate, personnelle. C'est une confiance filiale en un Père aimant, même si les voies de la Providence nous paraissent obscures. En toute chose ce qui compte c'est la volonté de Dieu. |
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CEC 302 « La création a sa bonté et sa perfection propres, mais elle n'est pas sortie tout achevée des mains du Créateur. Elle est créée dans un état de cheminement (" in statu viæ ") vers une perfection ultime encore à atteindre, à laquelle Dieu l'a destinée. Nous appelons divine providence les dispositions par lesquelles Dieu conduit sa création vers cette perfection: Dieu garde et gouverne par sa providence tout ce qu'Il a créé, "atteignant avec force d'une extrémité à l'autre et disposant tout avec douceur" (Sg 8, 1). Car " toutes choses sont à nu et à découvert devant ses yeux " (He 4, 13), même celles que l'action libre des créatures produira (Cc. Vatican I : DS 3003). CEC 303 Le témoignage de l'Écriture est unanime : la sollicitude de la divine providence est concrète et immédiate, elle prend soin de tout, des moindres petites choses jusqu'aux grands événements du monde et de l'histoire. Avec force, les livres saints affirment la souveraineté absolue de Dieu dans le cours des événements : " Notre Dieu, au ciel et sur la terre, tout ce qui lui plaît, Il le fait " (Ps 115, 3) ; et du Christ il est dit : " S'Il ouvre, nul ne fermera, et s'Il ferme, nul n'ouvrira " (Ap 3, 7) ; " Il y a beaucoup de pensées dans le cur de l'homme, seul le dessein de Dieu se réalisera " (Pr 19, 21). CEC 308 C'est une vérité inséparable de la foi en Dieu le Créateur : Dieu agit en tout agir de ses créatures. Il est la cause première qui opère dans et par les causes secondes : " Car c'est Dieu qui opère en nous à la fois le vouloir et l'opération même, au profit de ses bienveillants desseins " (Ph 2, 13 ; cf. 1 Co 12, 6). Loin de diminuer la dignité de la créature, cette vérité la rehausse. Tirée du néant par la puissance, la sagesse et la bonté de Dieu, elle ne peut rien si elle est coupée de son origine, car " la créature sans le Créateur s'évanouit " (GS 36, § 3) ; encore moins peut-elle atteindre sa fin ultime sans l'aide de la grâce (cf. Mt 19, 26 ; Jn 15, 5 ; Ph 4, 13).» |
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5.1 - VS5
L'homme est la seule créature
créée à l'image de Dieu
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C'est l'origine de la dignité de l'homme. C'est une sorte de droit de naissance inaliénable, qui rend tous les hommes égaux en dignité et maîtres de toute la création. |
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Dans le Christ, cette création de l'homme comme image de Dieu prend une nouvelle dimension familiale puisque le Christ révèle son Père comme un père très aimant de tous les hommes qui sont alors frères dans le Christ. C'est la filiation divine de tout homme par le Christ. Nous sommes frères par et dans le Christ.
*«[§] Connaissez donc,
superbe, quel paradoxe vous êtes à
vous-même. Humiliez vous, raison impuissance, taisez
vous, nature imbécile ; apprenez que l'homme passe
infiniment l'homme ; et entendez de votre Maître votre
condition véritable que vous ignorez.». Pascal,
Pensées,
III, 1671
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VS5bis Chaque homme est créé par Dieu |
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L'origine unique, personnelle, de chaque âme humaine en Dieu, est une vérité de Foi qui est au niveau transcendant et qui s'accommode fort bien de diverses théories de l'évolution qui se situent habituellement au niveau de la matière. D'une façon plus profonde, il n'y a pas d'incompatibilité entre le concept d'évolution et la Foi, tout au contraire (voir ci-dessus). |
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Pie XII, encyclique
Humani generis, 1950
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L'homme est à la fois un
être matériel et spirituel. Nous appelons le
principe matériel "corps" et le principe spirituel
"âme". Dieu est l'auteur aussi bien du corps que de
l'âme (Paul
VI, Credo du peuple de Dieu, 8,
1968).
L'âme n'est pas "produite" par les parents, mais
créée de façon immédiate par
Dieu et elle est immortelle. Le corps, même s'il
demande le concours des parents, est aussi
créé par Dieu. En cela les parents participent
à l'acte créateur de Dieu. À la fin de
l'histoire, les corps ressusciteront et seront à
nouveau réunis à leur âme humaine qui
est faite pour insuffler vie au corps (CEC
366).
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CEC 362 « La personne humaine, créée à l'image de Dieu, est un être à la fois corporel et spirituel. Le récit biblique exprime cette réalité avec un langage symbolique, lorsqu'il affirme que " Dieu modela l'homme avec la glaise du sol ; il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant " (Gn 2, 7). L'homme tout entier est donc voulu par Dieu.» CEC 363 «..." âme " signifie le principe spirituel en l'homme.» |
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La liberté humaine s'enracine dans notre création "à l'image de Dieu".
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La liberté humaine ce n'est bien sûr pas de faire "ce que chacun veut, à tout instant", car on voit bien que l'on n'est pas libre de changer grand-chose dans nos penchants, nos habitudes, notre entourage, les événements extérieurs. Il ne faut pas confondre liberté et toute-puissance.
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Mais il ne faut pas croire non plus que
notre liberté serait une malfaçon, un manque,
un défaut de notre fin surnaturelle qui est en Dieu,
comme tout être créé. Comme toute
créature nous sommes créés pour Dieu,
notre volonté ne repose en paix qu'au sein de Dieu.
Notre liberté est un don, une confiance de Dieu, qui
veut aussi être aimé par des êtres
libres. Mal utilisée, elle nous entraîne vers
des fins misérables (des biens créés
qui ne nous conviennent pas). Bien utilisée, elle
nous élève au-dessus de la création
avec les anges, qui ont été
créés libres, eux aussi, mais qui, par contre,
sont de purs esprits.
La lutte durera jusqu'à la fin des temps entre ceux qui veulent rabaisser l'homme au rang d'un animal (quelles que soient les capacités qu'ils lui donnent) et ceux qui mettent leur fin dans l'amour des autres pour l'amour de Dieu. Quand on traite de l'évolution de l'homme, il peut être judicieux de donner quelques aperçus des positions anthropologiques des différentes philosophies ou religions pour éviter que les questions de Foi soient méprisées ou traitées de façon indigne par des enseignants ignorants ou maladroits. |
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« Et tamen
laudare te vult homo, aliqua portio creaturæ
tuæ. Tu excitas, ut laudare te delectet,
quia
fecisti nos ad te, et inquietum est cor nostrum,
donec requiescat in
te». |
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Dans les cours de SVT, il n'est pas rare que des positions contraires à notre Foi soient prises et soutenues comme étant scientifiques alors qu'elles sont philosophiques, morales (en rapport avec la fin de l'homme), voire politiques. L'athéisme - se déclarer contre Dieu - ou l'agnosticisme - se déclarer comme ignorant face à l'existence de Dieu - ne sont pas des positions scientifiques mais morales. la science n'est pas athée ni agnostique, elle est connaissance par l'homme et pour l'homme. La science expérimentale ne peut qu'être muette sur Dieu. |
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Le travail est une vocation de l'homme (encyclique Caritas in veritate, 69 - et nombreuses autres occurrences du progrès et du développement intégral de l'homme comme vocation, c'est-à-dire appel de Dieu). |
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Il n'est pas rare que l'on associe le travail à un châtiment (conséquence du péché originel) alors que l'homme, au Paradis, a travaillé et travaillera. Le travail est inséparable de la vie et c'est pourquoi la formule "la vie est un travail" me paraît si juste et si profonde. |
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Gn 3, 17s « maudit soit le sol à cause de toi... à force de peines tu en tireras subsistance... à la sueur de ton visage tu mangeras ton pain...» |
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C'est la peine qui est associée au péché, mais pas le travail qui, lui, est directement associé à l'acte créateur de Dieu. La peine est comme un aveuglement qui
nous empêche de voir dans le travail la gloire de Dieu
et la coopération à l'uvre divine: ce
n'est pas la douleur qui est le châtiment, c'est la
parole maudite (male-dicere) qui en fait vient de
nous, par le péché. En effet, ce n'est pas
Dieu qui maudit, c'est nous qui maudissons le sol et la
terre qui nous nourrit, c'est nous qui maudissons cette
nature qui produit pour nous épines et chardons...
Si, par la parole du Christ, nous bénissons
(bene-dicere) ce travail, cette terre, ces animaux,
ces plantes, nous éloignons le péché de
notre bouche et sanctifions notre travail à l'image
de Dieu.
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Gn 2, 15 «Yahweh Dieu prit l'homme et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder.» |
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L'homme est le maître de la création qu'il cultive et qu'il garde. Qu'il garde non pas contre un ennemi, mais qu'il conduit vers sa fin, qui est commune avec la sienne propre: la gloire de Dieu. L'image de Dieu en l'homme repose aussi sur cette orientation au travail. Dieu aussi travaille. |
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L'homme est appelé de par sa vocation à l'humanité à travailler à l'uvre du Créateur en participant par son travail à la création. Si l'homme, de par son pouvoir technologique va contre la création de Dieu (manipulations d'embryon, fécondation in vitro, gestation à but lucratif, assassinat d'embryons, congélation de la vie humaine....), il tente de façon dérisoire de s'opposer à Dieu, mais il pèche, vraiment, contre le travail de Dieu réalisé par amour. Il arrive à placer le péché au sein de son travail si proche du travail de vie de l'Esprit. |
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La Foi nous apporte là encore des vérités que la raison ne trouve pas seule sur la nature de la femme et sur les rapports de l'homme et de la femme. L'homme est la femme ne sont pas créés incomplets, mais POUR une communion de personnes où les deux sont à la fois égaux, en tant que personnes, et complémentaires, corporellement. |
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À l'heure des attaques contre la famille (on dénigre l'amour fidèle, le mariage indissoluble en vue de la procréation...) et même contre la nature sexuée de l'homme (théorie du genre), nous tournons notre cur vers Dieu, Créateur et Providence qui nous guide vers notre fin en Lui. |
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Je conseille le texte de la conférence du Père Raniero Cantalamessa, ofmcap, lors de la VIe Rencontre mondiale des Familles, le 14 janvier 2009 à Mexico : « Les relations et les valeurs familiales selon la Bible » sur Zenit.org |
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«
Étant donné que la foi
dans le Créateur est une partie essentielle du Credo
chrétien, l'Église ne peut pas et ne doit pas
se limiter à transmettre à ses fidèles
uniquement le message du salut. Celle-ci a une
responsabilité à l'égard de la
création et doit faire valoir cette
responsabilité également en public. Et en le
faisant, elle ne doit pas seulement défendre la
terre, l'eau et l'air comme des dons de la création
appartenant à tous. Elle doit
également protéger l'homme contre la
destruction de lui-même. Il est nécessaire
qu'il existe quelque chose comme une écologie de
l'homme, entendue d'une juste manière. Il ne
s'agit pas d'une métaphysique dépassée,
si l'Église parle de la nature de l'être humain
comme homme et femme et demande que cet ordre de la
création soit respecté. Ici, il s'agit de fait
de la foi dans le Créateur et de l'écoute du
langage de la création, dont le mépris serait
une autodestruction de l'homme et donc une destruction de
l'uvre de Dieu lui-même.
Ce qui est souvent exprimé et entendu par le terme
"gender", se résout en définitive dans
l'auto-émancipation de l'homme par rapport à
la création et au Créateur. L'homme veut se
construire tout seul et décider toujours et
exclusivement tout seul de ce qui le concerne. Mais de cette
manière, il vit contre la vérité, il
vit contre l'Esprit créateur. Les forêts
tropicales méritent, en effet, notre protection, mais
l'homme ne la mérite pas moins en tant que
créature, dans laquelle est inscrit un message qui ne
signifie pas la contradiction de notre liberté, mais
sa condition. De grands théologiens de la Scolastique
ont qualifié le mariage, c'est-à-dire le lien
pour toute la vie entre un homme et une femme, de sacrement
de la création, que le Créateur lui-même
a institué et que le Christ - sans modifier le
message de la création - a ensuite accueilli dans
l'histoire du salut comme sacrement de la nouvelle alliance.
Le témoignage en faveur de l'Esprit créateur
présent dans la nature dans son ensemble et de
manière particulière dans la nature de
l'homme, créé à l'image de Dieu, fait
partie de l'annonce que l'Église doit apporter. Il
faudrait relire l'Encyclique
Humanae vitae à partir de
cette perspective: l'intention du Pape Paul vi
était de défendre l'amour contre la
sexualité en tant que consommation, l'avenir contre
la prétention exclusive du présent et la
nature de l'homme contre sa
manipulation.» Benoît
XVI, Discours à la Curie Romaine à l'occasion
de la rencontre traditionnelle pour les vux de
Noël, 22 décembre
2008.
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Le récit biblique de la création est une narration poétique qui raconte ce que Dieu veut que nous sachions sur l'origine du monde
Les titres et commentaires ajoutés viennent principalement de Comprendre les Écritures, Un cours complet d'introduction à la Bible, Scott Hahn, Wilson & Lafleur, 2008
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chapitre
2 (à partir du verset 4) du livre de la Genèse
(dans
ce récit, à partir du verset 4, Dieu est
appelé Yahvé (ou
Jéhovah dans les traductions primitives); l'emploi de
Yahvé, relativement rare dans la Bible,
suggère l'amour d'alliance de Dieu)
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(4)
voir ci-dessus
(2) (5) Le sol se dit "adamah" en hébreu d'où le nom d'Adam, premier homme. (6) "Jardin" est traduit "paradis" dans la version grecque. Éden est un nom géographique.
(7)
Le terme homme prend, comme en français,
alternativement dans le récit, soit le sens
générique d'humain (qui désigne
alors à la fois l'homme et la femme) soit le sens
sexué d'humain mâle. |
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