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retour cours
seconde,
accueil,
panorama
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révision
en cours août 2007
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image de biodidac
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plan
1. Une algue unicellulaire (Protiste)
à "thalle" siphonné et phase reproductive
cnocytique (croissance
végétative, phase reproductive, cycle de
vie)
2. Un modèle expérimental
réhabilité en ce début de XXIème
siècle
2.1 Les
premières expériences
d'Hämmerling (vers
1930)
2.2 Autres
données historiques
2.3 L'état
des lieux en 1998 d'après D.F.
Mandoli
2.4 La
compréhension classique de la morphogenèse
à l'aide de la biologie moléculaire reste
une question ouverte
2.5 Pistes
pédagogiques, théoriques et encouragements
à utiliser ce modèle
exceptionnel
le 9/10/2007: Tous
les liens vers le site de l'université de Washington
(D. Mandoli) ont expiré pour une raison inconnue...
j'ai provisoirement intégré les images
à mon site grâce au site américain
d'archivage
(http://www.archive.org/web/web.php).
Pour les liensvous pouvez aussi accéder aux pages des
D. Mandoli par ce biais.
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1. Une algue
unicellulaire (Protiste) à "thalle" siphonné
et phase reproductive
cnocytique
données principales pour
Acetabularia
mediterranea
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Acetabularia est un genre
moderne qui serait apparu vers 38 Ma et dont on
connaît environ 8 espèces (discutées).
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Croissance végétative
(elle dure un an
habituellement - du printemps de l'année 1 au
printemps de l'année 2 - deux ans
parfois)
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Pour des photos voir la
page:
http://
perso.orange.fr/ gonzales. manuel/textes /la%20 mer/
Algues_marines_ benthiques/ acetabularia_
acetabulum.html
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Le "thalle"
végétatif est un axe dressé
pourvu de verticilles de poils ramifiés
stériles.

extraite de http://
faculty.washington.edu
/ mandoli/ images/ loops-large.gif
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Chez Acetabularia , où
l'axe dressé peut atteindre 4 à 6 cm de
haut, les rameaux verticillés sont très minces
(et caduques) et plusieurs fois ramifiés (l'algue
ressemble à une petite prêle -
Equisetum); 14 à 19 verticilles de rameaux
stériles sont observés lors de la croissance
de l'axe.
Le noyau unique et très volumineux est
localisé à la base de l'axe.
Une unique et gigantesque vacuole occupe la
majeure partie de la cellule, le cytoplasme étant
repoussé à la périphérie, contre
la paroi et autour des organites.
La paroi est calcifiée sauf au niveau du
rhizoïde. La cellule est chlorophyllienne (et donc
autotrophe) grâce à des chloroplastes. Chaque
cellule possède des millions de chloroplastes et de
mitochondries.
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On considère souvent
qu'Acetabularia est une algue
siphonnée
c'est-à-dire que l'on peut déterminer des
territoires cytoplasmiques non cloisonnés qui
peuvent être considérés comme autant ce
cellules anucléées avant la phase de
reproduction...(voir partie 2.3).
Le genre Acetabularia fait partie des Dasycladales,
regroupées dans les Chlorophycées
cnocytiques (thalles siphonné à plastes
chlorophylliens): leur thalle, uninucléé
à l'état végétatif, est
constitué par un axe dressé (dans un gel
calcifié) portant des ramifications
verticillées (disposés en verticilles,
c'est-à-dire selon un cercle autour de l'axe à
chaque niveau de verticille).
Des
cnocytes ? (en anglais)
http://www.ige.tohoku.ac.jp/
outou/ outou-e/ ceonocytes-e.html
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La croissance végétative
dure de un à deux ans avant de laisser la place
à la phase reproductrice. La fécondation
à lieu au printemps lorsque l'eau est chaude (en
Méditerranée !). Le zygote croît et
donne en été un thalle d'une quinzaine de
verticilles. Le thalle végétatif se
flétrit à l'automne et seul le rhizoïde
persiste en hiver. Un nouveau thalle croît au
printemps. Le thalle passe ensuite à la phase
reproductrice et forme un chapeau (voir ci-dessous).
Habituellement Acetabularia a donc un cycle de vie
bisannuel (qui se déroule sur deux ans), la
seconde année correspondant à la phase
reproductrice. Parfois le cycle est
trisannuel.
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gamétophore
est employé comme synonyme de
gamétange
Redessiné
d'après Acetabularia: A Unicellular Model
for Understanding Subcellular Localization and
Morphogenesis during Development, Jacques Dumais,
Kyle Serikawa and Dina F Mandoli, J Plant Growth
Regul (2000) 19:253-264, figures 4 et
5
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Phase reproductive
(du
printemps à l'été
de la seconde ou troisième
année)
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Le "thalle" reproductif comporte un
chapeau.
extraite de
http://faculty.washington.edu /mandoli/images/
loops-large.gif
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Le "thalle" reproductif n'est pas
unicellulaire mais c'est un
cnocyte,
c'est-à-dire un organisme possédant
plusieurs noyaux pour un seul territoire cytoplasmique.
Lors de la fructification (initiée par la
lumière
bleue), il se forme au
sommet de l'axe un nouveau verticille de rameaux
épaissis (gamétophores) qui constituent, par
coalescence latérale, les secteurs rayonnant d'un
disque en forme de parasol ou de champignon (d'où le
surnom de
"Mermaid's
Wineglass" - le
verre-à-vin des sirènes).
Voir ci-dessus (dessins de
droite). un modèle de
l'origine possible de cette morphologie
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C'est ici qu'intervient la
méiose. Le noyau
diploïde augmente de taille (près
de 100µm de diamètre) puis diminue
légèrement. Les chromosomes ne sont visibles
que sous forme de fins filaments, d'abord non accolés
puis accolés sous forme de bivalents (voir montage
ci-contre).
Les quelques 10-11 mitoses qui interviennent ensuite
se font avec des chromosomes plus épais et plus
courts (voir la photo ci-contre). On obtient ainsi une
centaine de petits noyaux haploïdes
(le volume nucléaire total est
estimé être multiplié par 40.000 - De et
Berger, 1996) qui migrent
(grâce au cytosquelette) dans les rayons du disque
(gamétophores), avec le cytoplasme qui quitte
le pédicelle; ils deviendront les noyaux des
cystes (ce sont des
spores)
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montage photographique des 20
bivalents (formés de la
prophase à la métaphase de la méiose)
d'Acetabularia acetabulum;
extraite de De DN, Berger S. 1990. Karyology of Acetabularia
mediterranea, Protoplasma 155:19-28, fig 2a
La taille des chromosomes
méiotiques est comprise entre 52,4 et 15,8
µm.
alors que celle des chromosomes mitotiques en
métaphase est comprise entre 6,0 et 2,1 µm
(photo suivante).

Noyau haploïde
d'Acetabularia acetabulum en métaphase (env.
10µm de diamètre);
la technique utilisée permet de montrer (supposer) la
persistance de la "membrane nucléaire";
la photographie a
été réalisée au microscope
fluorescent; les noyaux extraits sont fixés et
colorés au fluochrome; ici le noyau est
observée sous lumière bleue avec le marqueur
BP450/LP520 t; extraite de De DN, Berger S. 1990. Karyology
of Acetabularia mediterranea, Protoplasma 155:19-28, fig
11b
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Une question
importante est de savoir si la genèse du chapeau
commence avant la méiose ou si c'est le contraire.
Apparemment c'est bien la genèse du chapeau qui est
initiée par la lumière bleue avant que la
méiose ne soit lancée. La preuve étant
donnée par des expérience de genèse du
chapeau sans noyau (voir plus bas).
On notera ici que méiose et mitose
sont bien des phénomènes nucléaires qui
n'impliquent pas ici de
cytodiérèse,
d'où l'intérêt de considérer
séparément la mitose et la séparation
des cellules filles lors du phénomène de
division (voir cours
de seconde et de
1èreS).
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Les spores, entourées d'une paroi
cellulaire épaisse pourvue d'une fente circulaire
délimitant un opercule (clapet), sont
libérées par destruction de la plante
mère.
Après un temps de repos plus ou moins long (au
printemps suivant dans la nature), de nombreux petits
gamètes biflagellés s'en échappent
(2 à 6 millions par cellule !!!) et
produiront, par copulation, des zygotes
(E.U. article
"Chlorophytes").
Certains petits noyaux peuvent rester dans le
pédicelle avec un peu de cytoplasme et donner des
gamètes ou des cystes viables (observations de
Hämmerling, 1963 et Puiseux-Dao 1962).

Film vidéo de la formation des cystes en
microcinématographie chez A. cliftonii
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Une représentation de la vie d'un individu de
l'espèce Acetabularia mediterranea comme
"bisannuelle" et qui meurt donc après la phase
reproductive qui intervient à l'été de
la seconde année (la phase
végétative peut durer 2 ans et le cycle
devient alors trisannuel).
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La croissance est assez
lente, environ une semaine pour un article avec un
verticille de poils ramifiés.
Le passage phase
végétative - phase reproductive n'a pas
été détaillé ici
(voir ci-dessus
les schémas de détail; et voir
ci-dessous pour les changements
de morphologie de l'apex de l'axe).
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Si A. mediterranea
(=acetabulum) ne possède qu'un seul chapeau,
d'autres espèces, comme A. crenulata en
possèdent plusieurs par allongement du
pédicelle qui génère plusieurs
verticilles de loges donnant des chapeaux successifs.
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Chez A. crenulata les loges
forment des rayons qui sont séparés du pied
mère par des parois alors que chez A.
mediterranea les loges communiquent entre elles et avec
le pied mère.
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Cycle de vie
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Cycle simplifié
d'Acetabularia acetabulum
http://faculty.washington.edu/mandoli/images/simplelifecycle.jpg
un cycle plus complexe :

http://courses. washington. edu/dmandoli/
lifecycle.jpg
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Cycle classique présentant des
inexactitudes:

Acetabularia mediterranea
(simplifié d'après
P. Mazliak in Croissance et développement,
Physiologie végétale II, Hermann, 1982, fig.
5.7 p 404)
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Les poils
ramifiés en verticilles manquent (seuls les poils
verticaux ont été
représentés), voir
d'autres représentations. Par exemple l'image de D.
Mandoli (voir article cité plus bas):
De plus la
méiose, présentée ici comme
hypothétique, a été mise en
évidence depuis et est bien localisée au
niveau de la base de l'axe à la fin de la phase
reproductive lorsque le chapeau est déjà
formé (De DN, Berger S.
1990. Karyology of Acetabularia mediterranea, Protoplasma
155:19-28; Runft and Mandoli 1996; Shihira Ishikawa
1984).
Enfin, les deux types
de gamètes
(+/- ou
mâle/femelle)
ne peuvent pas provenir du même cyste, contrairement
à ce qui est représenté ici.
Par analogie
avec les plantes on peut dire qu'Acetabularia est donc un
organisme "monoïque" (qui présente les cellules
sexuelles de deux sexes dans des "organes"
différents).
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2. Un modèle
expérimental réhabilité en ce
début de XXIème
siècle
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Sources:
Acetabularia: A Unicellular Model for Understanding
Subcellular Localization and Morphogenesis during
Development, Jacques Dumais, Kyle Serikawa and Dina F
Mandoli, J Plant Growth Regul (2000) 19:253-264
Elaboration of body plan and phase change during development
of Acetabularia: How is the complex architecture of a giant
unicell built? Dina F. Mandoli,1998, Annual Review of Plant
Physiology & Plant Molecular Biology,
49:173-198
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Pour un bibliographie et
des données récentes (en anglais),
voir la page de Dina F. Mandoli
à l'Université de Washington:
http://faculty. washington.edu/ mandoli/
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Le laboratoire propose
même des kits (fort chers) pour l'enseignement....
cela serait une bonne idée de les développer
en France.
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avantages
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inconvénients
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du choix d'Acetabularia comme modèle
expérimental de la
morphogénèse
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* une taille exceptionnelle
favorisant les expérimentations (sections, greffes,
électrophysiologie, études des facteurs
nutritifs...), les observations (gradients...)
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* cicatrisation extrêmement
facile après section
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(cette propriété n'est
pas du tout générale, surtout pour une cellule
unique)
La cicatrisation n'est pas
homogène : 50% des cellules blessées au niveau
du rhizoïde (non calcifié) meurent. Les jeunes
cellules cicatrisent plus rapidement et plus facilement mais
une blessure empêche souvent le stade reproducteur.
Les cellules en phase de reproduction cicatrisent lentement
et difficilement mais atteignent alors une reproduction
complète. D'autre part le K+ en solution favorise la
cicatrisation - c'est aussi un facteur de coagulation dans
le sang humain - (voir par exemple:
Wounds
incurred in routine cell culture prolong the duration of the
life cycle of Acetabularia acetabulum and require K+ to
heal).
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* culture relativement facile
depuis les années 2000
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* difficultés de culture avant les
années 2000, ce qui a provoqué son abandon
vers les années 1980, mais il y a, depuis
l'année 2000, un regain d'intérêt.
La première difficulté reste un cycle
difficilement réductible à moins de 97
jours.
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(voir les travaux de Mandoli notamment
(1998); il existe des sociétés qui
commercialisent les souches et milieux de culture : c'est
par exemple un service de l'université d Austin
(Texas) http://www.utex.org/)
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* son génome est petit par
rapport à la taille de la cellule : 0,92 pg d'ADN
(ce qui est l'équivalent du
génome de la tomate et 4,6 fois plus grand que celui
d'Arabidopsis thaliana, un autre modèle bien connu
des généticiens). Une
cellule de plante vasculaire a en moyenne 3,0 pg d'ADN
(plantes annuelles) ou 8,5 pg d'ADN (plantes bisannuelles et
pérennes).
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* étant donné le nombre très
élevé de gamètes (2-6 millions -
faire le calcul
avec 1 méiose puis 10 mitoses suivies, dans le
gamétophore, de 10 autres mitoses: soit 4 X 210
+10 = 4,2 millions - voir cycle en anglais
ci-dessus) produits par une seule
cellule, on estime à 1,8 à 5,6 µg
d'ADN produit dans un cycle par une
génération
(là aussi,
faites le calcul avec 4 millions de gamètes à
0,92 pg d'ADN par gamète - voir
ci-contre), ce qui est
gigantesque; là encore ce métabolisme est
assez particulier à cet organisme et le fait
considérer comme primitif.
On peut aussi ajouter à ce
chiffre la quantité énorme d'ADN
synthétisée pour les millions de chloroplastes
et de mitochondries.
* mais le problème principal reste que cette
espèce s'auto-féconde très mal, ce qui
rend les études de croisements
génétiques plus difficiles (95% des
descendants d'une autofécondation ne se
développent pas en culture). D.F. Mandoli a
réussi à suivre pendant 7 ans sur 10
générations des lignées pratiquement
isogénétiques.
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Des expériences
de transformation ont été
réalisées (transfert de noyau, injections de
génomes étrangers, notamment viraux...) mais
les résultats sont encore partiels.
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* la proportion de bases GC n'est pas
inhabituelle ni pour le génome
nucléaire, ni pour le génome mitochondrial, ni
pour le génome chloroplastique (probablement aux
alentours de 44% pour le noyau), ce
qui permet d'utiliser les techniques habituelles de clonage
des gènes.
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Des expériences
de croisement avec recherche de "mutants" présentant
des morphologies "anormales" ont été
menées. Mais peu de résultats ont pu
être interprétés dans le cadre d'une
hérédité chromosomique
mendélienne.
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* le nombre de chromosomes n'est pas
encore connu avec certitude; le chiffre le plus couramment
accepté est de 40 chromosomes, notamment suite aux
travaux de De et Berger (De DN,
Berger S. 1990. Karyology of Acetabularia mediterranea,
Protoplasma 155:19-28) qui ont
observé la méiose avec la formation de 20
bivalents. les chromosomes sont très fins et
difficilement observables.
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* le très grand noyau (50-120 µm
pour le noyau diploïde), situé dans une cellule
relativement transparente, se prête à des
observations microscopiques lors de phases de
division
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* 3800 copies de gènes d'ARNr ont été
trouvées (400 serait un
chiffre plus habituel pour une algue
verte) ainsi que 32 nucléoles
dans le noyau géant, ce qui laisse présager un
métabolisme inhabituel des acides nucléiques
(en relation avec la phase cnocytique
reproductive).
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* le code
génétique d'A.
acetabulum n'est pas standard
(code n°6 des
macronucléus des ciliés et des
Dasycladacées dont font partie les
acétabulaires) : si le codon
UGA est bien un codon stop les deux autres codons-stop
standard codent pour la glutamine. Cette différence
rend difficile les manipulations génétiques
habituelles et nécessite l'usage d'une souche
spéciale bactérienne
(page sur le
code
génétique)
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2.1 Les
premières expériences d'Hämmerling (vers
1930)
Paradoxalement les expériences relatées ici
ont permis de découvrir l'importance du
noyau dans la morphogenèse - le rôle
de cet organite étant totalement inconnu à
l'époque des premières expériences - et
de postuler la présence de facteurs
morphogénétiques issus du noyau (ou en
relation étroite avec lui). Ces facteurs seront
identifiés bien plus tard comme étant les
ARNm. Enfin ces ARNm deviendront finalement des ARN au sens
large (étant donné les nombreuses
variétés d'acides ribonucléiques).
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Dans certaines conditions des fragments
anucléés
(1)
et nucléés
(2)
peuvent régénérer (mais pas
toujours...) une algue complète avec chapeau
reproducteur (mais sans noyau et donc vouée à
la mort pour le fragment anucléé...bien
sûr).
Ce qui
démontre tout au contraire le manque d'importance du
noyau dans la morphogenèse
reproductrice.
Si un fragment anucléé est
greffé sur un fragment nucléé, et
lorsqu'une algue complète est alors
régénérée, le nouveau chapeau
présente les caractéristiques morphologiques
et structurales de l'espèce qui a fourni le fragment
nucléé
(3).
Ces
expériences confirment le rôle du noyau dans la
spécificité... du chapeau reproducteur, ce qui
contredit plus ou moins le résultat
précédent.
Mais, selon la taille du fragment
anucléé (et selon sa position par rapport au
chapeau et au noyau - l'apex du
pédicelle étant la zone la plus
déterminante pour un type de chapeau
donné), le chapeau
régénéré présente des
caractéristiques plus ou moins
intermédiaires
(4) entre les
caractéristiques des algues qui ont fourni l'un ou
l'autre des fragments (on parle de "degré de
pénétration").
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Les interactions entre deux fragments
nucléés peuvent aussi être mis en
évidence par des expériences
complémentaires de greffes de fragments
nucléés dont voici un exemple:
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N'ayant
pour l'instant
pas
accès aux publications originales, il me paraît
très difficile de faire une relation et une
interprétation à partir de connaissances
modernes sur l'information
génétique.
Nucleo-Cytoplasmic Interactions in Acetabularia and other
Cells, J Haemmerling, Annual Review of Plant Physiology,
June 1963, Vol. 14, Pages 65-92 (doi:
10.1146/annurev.pp.14.060163.000433)
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2.2 Autres données
historiques
Les chercheurs sont
nombreux à avoir travaillé sur le
modèle Acetabularia. Je placerai ici les
données historiques qui pourraient être
utilisées dans des cours.
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(en anglais)
Jean
Brachet and his school, Henri Alexandre, Int. J.
Dev. Biol., 36, 29-41 (1992)
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«
Brachet had been acutely interested in and intrigued by a
paradox resulting from Hammerling's experiments in 1934:
although the umbrella's structure is genetically determined
by the nucleus. it develops normally and prematurely at the
apex of an anucleate. thus necessarily genefree, fragment.
Biochemical experiments conducted with Hubert Chantrenne
enabled him to demonstrate that anucleate fragments are
perfectly capable of synthesizing proteins. including
specific enzymes. several weeks after enucleation. As this
strongly suggested a morphogenetic role for the RNAs
accumulated at the apex of the alga. Brachet concluded
that -specific DNA molecules (or parts of molecules),
corresponding to each gene. would act as a template for RNA
synthesis: there would be as many specific RNA molecules as
there were genes. Finally, each specific RNA molecule
would act as a template for a specific protein-. This
sentence was pronounced (and written) in April of 1959 at
the -Sixth Weizmann Memorial Lecture- (J. Brachet. 1960: The
biological role of nucleic acids). A few months later.
Francois Jacob and Jacques Monod proposed the messenger RNA
concept. Jean Brachet confided to me, one day, that if he
had behaved like many colleagues worldwide. demanding that
all of his co-workers, numerous by then. devote all their
energy to the precise characterization of morphogenetic
RNAs, he might, perhaps. have been cited as the -discoverer-
of messenger RNA. But we know that Jean Brachet favored
diverse approaches and. above all, had the utmost respect
for each individual's freedom of
endeavor.»
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<< De la
paternité des concepts nouveaux qui flottent dans
l'air du temps
À partir des résultats observés chez
Acetabularia, Brachet publia en 1959 l'idée
selon laquelle chaque protéine pourrait provenir d'un
ARN spécifique. Finalement son équipe ne
poussa pas plus loin cette idée et c'est
François Jacob et Jacques Monod qui
proposèrent quelques mois plus tard le concept d'ARNm
et qui sont considérés comme les
"pères" des ARNm.
L'ADN chloroplastique
>>
Jean Brachet avait noté en 1959 que les fragments
anucléés d'Acetabularia synthétisaient
des protéines mais aussi de l'ARN et de l'ADN... En
1963, avec Baltus, il détecta l'ADN dans les
chloroplastes. Ce n'est qu'ensuite que l'on démontra
que les chloroplastes se multiplient et qu'ils peuvent
assurer partiellement leur autonomie.
C'est Françoise de Vitry qui apporta les preuve, par
l'utilisation de nombreux inhibiteurs, de 1960 à
1965, que les ARN impliqués dans la
morphogénèse chez Acetabularia,
n'étaient pas des ARN chloroplastiques.
Remarque:
chez Acetabularia, on s'est aperçu que près de
50% des plastes ne possédaient pas d'ADN. Cette
particularité est maintenant expliquée par une
hérédité plastidiale monoparentale,
résultant d'une incompatibilité entre le
génome nucléaire du zygote et celui de l'une
des lignées plastidiales.
Cette incompatibilité
entraînant la dégénérescence du
nucléoïde des plastes issus de l'un des
gamètes (Biologie végétale, t. 1, D.
Robert et J.C. Roland, Doin, 1989, p 180).
|
|
« I shall mention work in the latter field only, but I
must briefly return to Acetabularia, which had generated an
unexpected problem. It was a surprise indeed to discover
that anucfeatefragments, in addition to being a site of
protein synthesis, were also the site of a net synthesis of
RNA and...DNA! As early as 1959. Brachet had advanced
the hypothesis that this difference in behavior between
Amoeba and Acetabularia fragments was due to the presence of
chloroplasts in the latter. In 1963, Baltus and Brachet
detected DNA in chloroplasts; thanks to this -exotic.
material. they thus provided final proof ofthe existence of
chloroplast DNA by discrediting the ~nuclear contamination_
argument. A year later, Andre Goffeau (now Professor of
Genetics at the Universite Catholique de Louvain) and Jean
Brachet showed that isolated chloroplasts from anucleate
Acetabularia fragments are able to synthesize proteins from
their own DNA. Finally, D. Shepard, an American post-doc,
proved that chloroplasts can multiply. Subsequently, this
discovery of the partial autonomy of cellular plastids was
widely confirmed by a great many laboratories. It was then
necessary to demonstrate that morphogenetic RNAs are not
derived from chloroplasts. This goal was achieved by
studying, in nucleate and anucleate fragments, the effects
on morphogenesis and macromolecule synthesis of a wide
varietyof inhibitors, chosen for their ability to
specifically affect chloroplast functions (ethidium bromide,
rifampicin, chloramphenicol) and/or nuclear functions
(ribonuclease, 5-fluoro-2' deoxyuridine, hydroxyurea,
actinomycin, cordicepin, puromycin). These very detailed
studies were undertaken by Françoise de Vitry from
1960 to 1965, and were continued thereafter by many of Jean
Brachet's co-workers. One of these was Therese Vanden
Driessche, who joined the laboratory as a teaching assistant
in 1964. Trained as a botanist, she soon became interested
in the circadian variations in Acetabularia photosynthesis,
notably demonstrating the nuclear control of circadian
rhythms. She later developed a chronobiology unit while
continuing her studies on the molecular mechanisms of
morphogenesis in Acetabularia. It was she who directed the
above-mentioned work on thioredoxins.»
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2.3 L'état des
lieux en 1998 d'après D.F. Mandoli
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Extrait de ELABORATION
OF BODY PLAN AND PHASE CHANGE DURING DEVELOPMENT OF
ACETABULARIA: How Is the Complex Architecture of a Giant
Unicell Built, Annual Review of Plant Physiology and Plant
Molecular Biology, Vol. 49:
186-191
(abstract seulement
disponible)
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« Une
représentation de la façon dont
pourraient être imbriqués les
changements morphologiques de l'apex de l'axe et
les phases de développement d'A. acetabulum.
Tous les éléments verticille -
entre-verticille de l'axe, construits lors des
phases juvénile et adulte, sont
représentés par une simple alternance
entre un apex en forme de cône et un apex en
forme de dôme qui vient juste d'initier un
verticille de poils.
On ne sait pas
laquelle de ces deux formes de l'apex est la forme
induite et laquelle est la forme par défaut,
et l'on ne sait pas non plus d'où les
anomalies ma et da pourraient venir dans ce
modèle.»
(redessiné d'après la fig 8 de
l'article)
|
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références
numérotées de l'article
|
|
«The
Case for Translational Control of Morphogenesis During
Development The
concept that morphogenesis is directed by unique information
concentrated in the stalk apex arose from four kinds of
data: fates of body regions post amputation, distributions
of biochemical activities, interspecific grafting, and
inhibitor studies.
The first important result
was that the nucleus was the source of morphological
information: An implanted nucleus alone could confer on a
middle portion the ability to make a rhizoid or a stalk apex
(this and other experiments on this point are reviewed in
40).
Three laboratories used grafts to show that the nucleus
contained morphological information that was
species-specific (9, 13, 37, 111). A vegetative apical
portion and a vegetative basal portion of two species that
make caps of different shapes were joined. Usually, cap
morphology was detailed (e.g. 111), and then the cap was
amputated each time one formed. In succession, the cap shape
followed that of the donor of the apical portion, then was
intermediate in shape, and finally was that of the donor of
the basal portion (37). Note that while these data suggest
that some aspects of cap shape are conserved enough to
function across species lines, they do not indicate the
chemical nature of the information. While the role of the
nucleus as a source of species-specific morphological
information may seem obvious now, in the 1930s it was
revolutionary. The basic finding that the enucleate apical
portion can undergo morphogenesis is robust. Several
independent studies corroborated that apical portions
removed from older plants (based on their size and age,
these were probably adults) could make one or two whorls of
hairs and then a cap after amputation (9, 35, 36, 80), but
apical portions removed from juveniles could make one whorl
of hairs at best (80).
The enucleate middle portion
had a lower probability of making a cap at the apical pole
than an apical portion did, and middle portions occasionally
made a rhizoid-like structure at their basal poles (37).
Primarily based on
these amputations and the morphology and development of the
intact plant, Hämmerling (reviewed in 37, 38, 66)
proposed that there were two gradients of morphogenetic
information in this species such that instructions for
differentiating the rhizoid and stalk apices were
concentrated at the basal and apical poles respectively.
There is independent biochemical evidence for apical-basal
gradients of protein synthesis (30, 66, 89, 90), of
ribosomal and mRNA (30, 40, 46, 47, 56-58, 65, 84, 97), of
thiol groups (110), and even of specific enzymatic
activities (e.g. 116) in this alga.These gradients differ
widely in degree or strength of the gradient, in the
crudeness of the assay used, and in direction, i.e. some
constituents of the plant are concentrated at one pole and
some at the other. It is possible that comparing gradients
of total proteins, ribosomes, and redox potential in diverse
wild-type and mutant backgrounds might provide insight into
the strongly directional growth of the organism. However,
the relevance of any gradient to pole differentiation and
morphogenesis can only begin to be addressed using specific
molecular markers and can be tested only by manipulation of
the most important molecules in defined genetic
backgrounds. Two
additional kinds of experiments suggest that at least one
morphogenetic event, cap initiation, entails translation of
relatively few proteins. For example, stalk apices treated
with ultraviolet radiation are half as likely to make a cap
(17, 91)-results that are consistent with RNA playing an
important role in cap morphogenesis. However, such fairly
nonspecific treatments do not rule out alternate
explanations, e.g. preventing the growth needed to fashion
the shape can account equally well for these results and
similar types of experiments that prevent morphogenesis
(reviewed in 12). When analyzed on 2-D gels, in vitro
translation of mRNAs from plants poised to make caps
revealed just 29 proteins made de novo at cap initiation
(101-104). Taken together, these data argue that cap
initiation does not entail general up-regulation of
translation. However, to the best of my knowledge, these
experiments on cap morphogenesis have not been independently
corroborated, and the question of the specificity of
translation for morphogenesis of the whorls of hairs has not
been addressed even to the limited extent it has been for
cap morphogenesis.
The suggestion that the
timing of cap initiation is regulated by an inhibitor that
is made by the nucleus has support from three kinds of
studies: amputation, grafting, and inhibitor studies in wild
type and now in one mutant, nightstick. Since an apical
portion taken from a heterogeneous wild-type plant formed a
cap faster than an intact plant did (Table 2, Figure 5),
Beth (10) surmised that "the nucleus" actively prevents
premature cap initiation in the intact plants that, based on
their size (about 2 cm tall at amputation), were probably
adults. Because this result has not been extended with
nuclear implantations, it is safest to state that the
rhizoid actively prevents cap initiation by the (adult)
apex. Consistent with this hypothesis, the transcriptional
inhibitor, actinomycin D, turned on cap initiation in intact
(probably adult) wild-type plants (115), implying that
cessation of transcription turned on cap morphogenesis once
the stalk apex had gained competence to make a cap. Intact
adults make an average of 2.2 whorls of hairs in actinomycin
D (80), suggesting that the information for making hairs may
also be preloaded into the stalk apex. Although the lack of
temporal delays in cap onset in interspecific grafts led to
the suggestion that this inhibitor may be species-specific
in nature (1), it is not clear that this effect, a whole
plant bioassay, can be solely attributed to a molecule that
remains putative. Finally, the amputation behavior of the da
mutant nightstick (nst; Figure 6) supports the existence of
a cytosolic inhibitor of cap initiation. In brief, nst is a
recessive trait with a terminal morphology that arrests late
in adult phase, i.e. it is capless when intact or wounded.
After amputation of the apical portion, the nst basal
portion made a cap. Furthermore, the probability that a nst
basal portion would make a cap after amputation of its own
cytoplasm was directly proportional to the volume of the
apical portion that had been removed (72). In sum, the
hypothesis that the nucleus produces a cytosolic inhibitor
of cap initiation that plays a role in the timing of
reproductive onset (9) deserves further
consideration.»
|
|
«
Le cas du contrôle traductionnel de la
morphogenèse au cours du développement
L'idée que la morphogenèse est
contrôlée par une information unique
concentrée à l'apex de l'axe provient de
quatre sortes de données : le devenir des
régions du thalle après amputation, la
distribution de l'activité biochimique, les greffes
interspécifiques et l'étude des
inhibiteurs. Le premier
résultat important a été que le noyau
était la source d'une information morphologique : un
noyau transféré à un morceau de l'axe
peut tout seul induire la capacité à
générer un rhizoïde et un apex
(voir une revue de ces
expériences et d'autres à ce sujet dans
Hämmerling J. 1963. Nucleo-cytoplasmic interactions in
Acetabularia and other cells. Annu. Rev. Plant Physiol.
14:65-92)
Trois laboratoires ont utilisé les greffes pour
montrer que le noyau contenait une information morphologique
qui était spécifique (9,13,37,111). Une
portion apicale et une portion basale de l'axe
végétatif de deux espèces
différentes - qui formaient des chapeaux de forme
différente, furent réunies. Habituellement, la
morphologie du chapeau était notée
minutieusement (111) puis il était amputé,
à chaque fois qu'un nouveau se formait. Ce qui avait
pour conséquence que le chapeau avait successivement
la morphologie du donneur de la portion apicale, puis une
forme intermédiaire, puis celle de la portion basale
(37). Vous remarquerez que, alors que ces résultats
suggèrent que certaines caractéristiques de la
forme du chapeau sont suffisamment conservées pour
apparaître au-delà de la barrière
d'espèce, ils n'indiquent pas la nature chimique de
cette information. Alors que le rôle du noyau comme
source de l'information morphologique transmissible
d'espèce à espèce, semble maintenant
évidente, cela était révolutionnaire
dans les années 1930. La découverte
fondamentale selon laquelle une portion apicale sans noyau
pouvait continuer sa morphogenèse a
été confirmée. Plusieurs études
indépendantes ont confirmé que des parties
apicales de "plantes" développées (au regard
de leur taille et leur âge, ce qui en faisait
probablement des plantes adultes) pouvaient, après
leur amputation, faire un ou deux tours de poils et puis un
chapeau (9, 35, 36, 80), mais des parties apicales extraites
de "plantes" juvéniles ne pouvaient tout au plus que
faire un seul tour de poils (80). La
partie centrale anucléée a une plus faible
probabilité de faire un chapeau au pôle apical
qu'une partie apicale originale; de plus une partie centrale
peut parfois donner naissance à une structure voisine
d'un rhizoïde dans sa partie basale (37).
En s'appuyant d'abord sur ces amputations et
la morphologie et le développement de la plante
intacte Hämmerling (revue dans 37, 38, 66) proposa pour
cette espèce la présence de deux gradients
d'information morphogénétique de façon
à ce que les instructions déterminant la
différenciation en rhizoïde et celles
déterminant celle en apex de l'axe soient
concentrées aux pôles basal et apical
respectivement. On a trouvé indépendamment
pour cette algue des preuves de gradients apicaux-basaux de
synthèse de protéines (30, 66, 89, 90), d'ARN
ribosomiaux et messagers ((30, 40, 46, 47, 56-58, 65, 84,
97), de groupes thiol (110), et même d'activité
enzymatique spécifique (par ex. 116).
Ces gradients diffèrent
grandement...in
degree or strength of the gradient, in the crudeness of the
assay used, and in direction,
c'est-à-dire que certains constituants de la plante
sont concentrés à un pôle et d'autres
à l'autre. Il est possible que l'on puisse aborder la
question de la croissance fortement orientée de cet
organisme à partir de la comparaison du gradient des
protéines totales , des ribosomes ou du potentiel
rédox chez différentes souches sauvages et
chez des mutants. Cependant le rôle d'un gradient
quelconque dans la morphogenèse et la
différenciation d'un pôle ne peut être
considéré qu'à partir du moment
où on utilise des marqueurs moléculaires
spécifiques et ne peut être prouvé que
par la modification des molécules majeures dans un
contexte génétique
connu.
[ Cette phrase,
maladroitement traduite mais dont j'espère ne pas
avoir altéré le sens, est
révélatrice de la puissante prégnance
du paradigme moléculaire, alors que tout porte
à penser la morphogenèse autrement devant de
tels
phénomènes].
Deux sortes d'expériences
complémentaires suggèrent qu'au moins un
événement morphogénétique: la
formation du chapeau, ne nécessite la traduction que
de relativement peu de protéines. Par exemple l'apex
de la tige soumis à des radiations ultraviolettes est
moitié moins susceptible de former un chapeau (17,91)
- ce qui constitue un résultat compatible avec
l'hypothèse selon laquelle les ARN joueraient un
rôle important dans la morphogenèse du chapeau.
Cependant, des traitements aussi peu spécifiques
n'excluent pas une interprétation différente,
selon laquelle par exemple un blocage de la croissance
suffirait à expliquer l'impossibilité de
former le chapeau, tout comme divers types
d'expériences tendant à empêcher la
morphogenèse l'ont montré (revue dans 12).
Lorsque l'on analyse, sur des gels-2D et in vitro, la
traduction des ARNm des plantes empêchées de
former leur chapeau, on ne trouve que 29 protéines
nouvelles apparues lors du début de la formation du
chapeau (101,104). Pris ensemble ces données
suggèrent que le début de la formation du
chapeau ne nécessite pas un contrôle
général de la traduction. Cependant, du moins
pour ce que j'en sais, ces expériences sur la
morphogenèse du chapeau n'ont pas été
corroborées indépendamment et la question de
la spécificité de la traduction liée
à la morphogenèse des spires de poils n'a pas
été étudiée, même à
un niveau aussi limité que celui qui a
été atteint pour le chapeau.
L'hypothèse selon laquelle le
déroulement du début de la formation du
chapeau serait régulé par un inhibiteur, venu
du noyau, est confortée par trois types
d'études: amputation, greffe et étude d'une
substance inhibitrice chez une souche sauvage et chez un
mutant (nightstick). Ainsi une partie apicale d'une
plante sauvage chimère forme un chapeau plus
rapidement qu'une plante intacte (Tableau 2, Figure 5). Beth
(10) écrit en résumé que "le noyau"
empêche activement la formation
prématurée du chapeau chez les plantes
intactes qui étaient probablement adultes
d'après leur taille (environ 2cm de hauteur au moment
de l'amputation). Du fait que ces résultats n'ont pas
été complétés par des transferts
de noyau, il est plus sûr de considérer que le
rhizoïde empêche activement, (chez l'adulte), la
formation du chapeau par l'apex. En accord avec cette
hypothèse, l'inhibiteur de la transcription :
l'actinomycine D, empêche le début de la
formation du chapeau chez des plantes intactes (et
probablement) adultes, ce qui implique que l'arrêt de
la transcription empêche cette formation du chapeau
chez les plantes sauvages (probablement) adultes (115) un
fois que l'apex de la tige a acquis la compétence de
former un chapeau. Des adultes intacts font en moyenne 2,2
tours de poils dans l'actinomycine D (80) , ce qui
suggère que l'information pour faire des poils est
aussi présente avant dans l'apex. Bien que l'absence
de délai dans le commencement de la formation du
chapeau lors de greffes interspécifiques conduise
à supposer que cet inhibiteur soit spécifique
aux différentes espèces dans la nature (1), il
n'est pas clair que cet effet, qui touche la totalité
de la plante, puisse être attribué à une
seule molécule qui reste hypothétique. Enfin,
les conséquences de l'amputation du mutant da
de type nightstick (nst; Figure 6) sont en
accord avec l'existence d'un inhibiteur cytosolique de
l'accroissement du chapeau. En bref , nst est un
caractère récessif avec une morphologie finale
qui ralentit longtemps la phase adulte, c'est-à-dire
qu'il possède la morphologie sans chapeau lorsqu'il
est intact ou blessé. Après amputation de la
partie apicale, la portion basale nst fait un chapeau. De
plus, la probabilité qu'une partie basale nst fasse
un chapeau après amputation de son propre cytoplasme
est directement proportionnelle au volume du cytoplasme de
la portion apicale qui a été amputée
(72). En somme, l'hypothèse selon laquelle le noyau
produit un inhibiteur cytosolique de la formation du chapeau
qui jouerait un rôle dans le déroulement de la
mise en place de la reproduction (9) mérite des
études complémentaires.»
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La partie suivante comporte ce que l'on peut qualifier
d'illères : une morphologie est reliée
à une mutation et à un gène (c'est
toujours le problème de la méthode
sélective), mais si l'approche reste conventionnelle
elle n'est est pas moins un point de départ. Pour
témoin la dernière phrase de l'extrait.
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références
numérotées de l'article
Pour la comparaison avec
la Drosophile, voir les gènes de polarité de
l'uf dans l'ancienne
page sur le développement
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«Taking
a Genetic Approach: Are the Controls Spatial, Temporal, or
Both? Clearly,
the solid foundation of knowledge about morphogenesis in
Acetabularia species provides a springboard for further
advances in understanding how body plan is established and
maintained in a unicellular context. However, a wealth of
questions remain: How distinct are vegetative and
reproductive whorls?-e.g. are hair and cap morphogenesis
effected by distinct or overlapping sets of mRNAs, proteins,
etc? How are juvenile and adult phases related-i.e. how
abrupt is the switch and how is it timed? How is localized
differentiation achieved without cellular partitioning?
The naiveté of the regulation of Acetabularia
morphogenesis (e.g. Table 2) can be most succinctly
illustrated by an example from a unicellular system about
which more is known, the fly egg. As background, the gene
oskar is central to posterior pole determination. When oskar
activity is missing, Drosophila females make oocytes that
lack a germ line or abdomen (64). If oskar is expressed in
the wrong place, oocytes form posterior pole features
ectopically (28). Three aspects of oskar's role in germ
plasm determination are of particular interest to thinking
about Acetabularia. oskar RNA is found throughout the early
oocyte, it becomes physically localized in several steps
during oocyte development (27, 53). oskar mRNA that is not
at the posterior pole is translationally repressed (52).
oskar protein is needed to keep oskarRNA localized (27, 53,
75a, 93a; see also staufen e.g. 107). In sum, oskar activity
becomes tightly restricted to the posterior pole of the
oocyte by two mechanisms: by localization of oskar RNA and
by spatially confined translation of oskar. It seems
reasonable to anticipate that pole determination and
differentiation may be as complex in Acetabularia as it is
in Drosophila. One powerful aspect of a genetic approach is
that prior knowledge of the target is unnecessary. This
statement comes with the proviso that the phenotypes sought
must be sufficiently broad to encompass all likely targets.
Since it is premature to predict whether spatial or temporal
cues will prove more important or experimentally tractable
in identifying factors relevant to morphogenesis in A.
acetabulum, we study two broad groups of phenotypes.
Developmentally arrested (da) phenotypes (Figure 6) fail to
make a cap but are normal in morphology until the point of
arrest. In contrast, morphologically altered (ma) phenotypes
are aberrant in body plan (Figure 7). Study of these
phenotypes with genetic and cell biological manipulations is
under way (71, 72). One way to explain development in this
unicell would be to alter the apices (ma genes) as the
organism ages (da genes) (Figure 8). That is, it is
theoretically possible to regulate all of the patterning of
the elaborate body plan of the Dasycladales just by locally
controlling differentiation of the critical subcellular
regions- the apices-and to regulate phase change by globally
controlling development of the organism as a whole. Clearly,
the first part of this working concept Figure 7
Morphologically altered phenotypes of A. acetabulum fall
into three classes: those that fail to establish a pole,
those that make too much of one body region, and those that
fail to maintain the identity of a region after it is made
(drawn based on photographs in 68). These phenotypes have
been assigned a brief, descriptive name, but it is not yet
known whether these represent genes. »
|
|
«Approche génétique : les contrôles
sont-ils spatiaux, temporels ou les deux ?
Il est clair que les bases solides de la
connaissance de la morphogenèse des espèces
d'Acetabularia fournissent un tremplin pour des
avancées dans la compréhension de la mise en
place du plan d'organisation dans un contexte unicellulaire.
Cependant un flopée de questions restent : en quoi se
distinguent les tours végétatifs et
reproductifs ? - par ex. les poils et la morphogenèse
du chapeau sont-ils réalisés par des groupes
chevauchants d'ARNm, de protéines, etc ? Comment les
phase juvénile et adulte sont-elles reliées ?
- c'est-à-dire le passage est-il brutal et comment
est-il programmé ? Comment la différenciation
locale est-elle achevée sans cloisonnement cellulaire
?
La naïveté de la présentation de la
régulation de la morphogenèse d'Acetabularia
(par ex. Tableau 2) peut être illustrée de la
façon la plus simple à l'aide de l'exemple
d'un système unicellulaire au sujet duquel on en sait
bien davantage : l'uf de mouche. au niveau le plus
fondamental, le gène oskar est au centre de la
détermination du pôle postérieur.
Lorsque l'activité d'oskar est inexistante,
les femelles de Drosophile font des ufs à qui
il manque une ligne germinative ou l'abdomen (64). Si
oskar est exprimé en un mauvais emplacement,
les ovocytes forment des structures ectopiques
(supplémentaires)
liées au pôle postérieur (28). Trois
aspects du rôle d'oskar dans la
détermination du cytoplasme de l'embryon sont d'un
intérêt tout particulier pour notre approche
d'Acetabularia : les ARN d'oskar sont
retrouvés à l'intérieur de tout le
jeune ovocyte ; ils se concentrent localement en plusieurs
étapes durant le développement de l'ovocyte
(27,53); la traduction des ARNm d'oskar qui ne sont
pas au pôle postérieur est
réprimée (52) ; la protéine oskar
est nécessaire pour que les ARN d'oskar
restent localisés (27, 53, 75a, 93a; voir aussi
staufen par ex. 107). En somme, l'activité
d'oskar devient étroitement limitée au
pôle postérieur de l'ovocyte grâce
à deux mécanismes : la concentration des ARNm
d'oskar et la traduction spatialement confinée
d'oskar. Il semble raisonnable de supposer que la
détermination des pôles et la
différenciation puisse être aussi complexe chez
Acetabularia que chez la Drosophile. Un aspect important de
l'approche génétique est que la connaissance
des cibles n'est pas nécessairement connue d'avance.
Ceci à condition que les phénotypes
recherchés soient suffisamment vastes qu'ils
englobent les cibles possibles. Bien qu'il soit
prématuré de dire si c'est l'option spatiale
ou temporale qui se révélera être la
plus importante pour identifier les facteurs de la
morphogenèse chez A. acetabulum, nous avons
étudié deux larges groupes de
phénotypes. D'une part les types développement
arrêté (da), qui ont une morphologie normale
jusqu'au point d'arrêt et ne forment pas de chapeau
(Figure 6). D'autre part, à l'opposé, les
phénotypes morphologiquement arrêtés
(ma) qui présentent un plan d'organisation corporelle
aberrant (Figure 7). L'étude de ces phénotypes
à l'aide de manipulations génétiques et
cellulaires est en cours (71,72). Une manière
d'expliquer le développement dans cette cellule
unique serait de d'altérer les apex (gènes ma)
lorsque l'organisme vieillit (gènes da) (Figure 8).
Cela veut dire qu'il est théoriquement possible de
réguler tout l'aspect du plan d'organisation de
l'organisme chez les Dasycladales en contrôlant
simplement la différenciation des régions
subcellulaires critiques - les apex- et de contrôler
les changements de phase reproductive en contrôlant
globalement le développement de l'organisme dans son
ensemble. Il est claire que la première partie de ce
projet de travail (Figure 7: phénotypes d'A.
acetabulum morphologiquement altérés) conduit
à trois groupes d'organismes: ceux qui n'arrivent pas
à établir de pôle, ce qui
développent trop une région du corps, et ceux
qui n'arrivent pas à maintenir l'identité
d'une région corporelle une fois celle-ci construite
(dessins réalisés à partir de photos de
68). Ces phénotypes ont reçu un nom court, qui
les décrit, mais on ne sait pas actuellement s'ils
représentent des gènes.»

(Figures 6 et 7 de l'article, simplifiées,
montrant les principales morphologies classées dans
les phénotypes da
(développement arrêté) et
ma (morphologie
arrêtée).
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2.4 La
compréhension classique de la
morphogénèse à l'aide de la biologie
moléculaire reste une question
ouverte
J'ai choisi de présenter quelques résultats
sous la forme d'une traduction d'un paragraphe d'un article
publié en 2000. La complexité inventée
dans le cadre d'un vision
génético-moléculaire rend la
présentation synthétique des résultats
quasiment impossible (je renvoie au site
de D.F. Mandoli
pour des
données plus récentes, toutes en anglais...).
Il va sans dire que je préfère l'approche du
chapitre suivant.
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Le laboratoire de D.
F. Mandoli s'est lancé dans la course à la
biologie moléculaire mais on peut quand même
trouver sur le
site
quelques documents avec des données plus
générales ayant davantage de
sens.
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La localisation de
déterminants : la clef de la compréhension de
la morphogénèse et du développement
d'un unicellulaire ?
«Localized
Determinants: The Key to Morphogenesis and Development in a
Unicell?»
extrait de
Acetabularia: A Unicellular
Model for Understanding Subcellular Localization and
Morphogenesis during
Development, Jacques Dumais,
Kyle Serikawa and Dina F Mandoli, J Plant Growth Regul
(2000) 19, p 259-260
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«Parmi
les champs dans lesquels A. acetabulum peut être un
excellent modèle aucun n'est peut-être plus
enthousiasment que la compréhension de la
séparation du volume cellulaire en différentes
parties.
Des hybridations in situ avec des sondes polyU montrent que
l'ARNm, chez A. acetabulum, présente un gradient de
concentration, la base, à côté du noyau,
correspondant au pôle le plus concentré
(Garcia et Dazy,
1986).
Les ARNm de quelques gènes sont localisés
à certaines partie de la cellule
(Serikawa et Mandoli 1999;
Serikawa et al. 2001; Vogel
1998) alors que
l'activité de certaines enzymes ((uridine diphosphate
glucose pyrophosphorylase (UDPG-P) entre autres) semble
être distribuée de façon
asymétrique le long de l'axe
(Zetsche et
al.1970).»
«Of
the arenas in which A. acetabulum could excel as a model
system, perhaps none is more exciting than understanding how
it partitions its subcellular space into differentiated body
regions.
In situ hybridization with poly(U) probes indicates that
mRNA in A. acetabulum is present in a gradient with
abundance highest in the base near the nucleus (Garcia and
Dazy 1986). Messenger RNAs of some genes are localized
(Serikawa and Mandoli 1999; Serikawa and others 2001; Vogel
1998), and enzyme (uridine diphosphate glucose
pyrophosphorylase (UDPG-P) and others) activities, can be
asymmetrically distrib- uted along the stalk (Zetsche and
others 1970). »
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«L'existence
de phénotypes présentant une altération
morphologique (Mandoli
1996) suggère que l'on
puisse perturber génétiquement la mise en
place et le maintien de cette organisation cellulaire. A
l'évidence, ces résultats indiquent que la
localisation à l'intérieur de la cellule
d'ARNm et de protéines est un phénomène
contrôlé et que des mutations qui perturbent la
morphologie peuvent être trouvées.
Il nous faut donc identifier des
déterminants spécifiques qui réalisent
ou contrôlent la morphogénèse chez les
souches sauvages d'A. acetabulum et qui provoquent des
changements dans la morphologie quand ils sont
délocalisés ou mutés.
Comme chez d'autres grandes algues comme
le Fucus (Bouget et al. 1996;
Kropf et al.1999; Shaw et Quatrano
1996), l'hybridation in situ,
l'injection de marqueurs colorés
ion-spécifiques, et l'immunolocalisation, permettent
une excellente résolution de la localisation
intracellulaire de diverses molécules du
développement comme l'actine et le calcium
(Harrison et al. 1988; Menzel
1994).
Des fragments cellulaires peuvent aussi
être testés vis-à-vis de leur
activité enzymatique ou de la localisation des ARNm
(Keck et Clauss 1958; Serikawa
et Mandoli 1999; Serikawa et al.
2001).
Le potentiel génétique et
l'unicellularité tout au long du développement
d' A. acetabulum dépassent les possibilités du
Fucus.
Une fois encore, même si toutes ces
données sont en accord avec l'importance
accordée à la localisation de
déterminants, il faut ajouter que les
mécanismes et les supposés déterminants
impliqués dans ces processus N'ONT PAS
ÉTÉ ÉTUDIÉS À CE
JOUR.»
«The
existence of phenotypes that are morphologically altered
(Mandoli 1996) suggests that one can genetically perturb the
creation and maintenance of this presumed organization.
Clearly, these data indicate that subcellular localization
of mRNAs and proteins occurs and that mutations that perturb
morphology can be found.
What is needed is to
identify specific determinants that make or regulate
morphogenesis in wild-type A. acetabulum and that cause
changes in morphology when they are mislocalized or mutated.
As with other
large algae such as Fucus (Bouget and others 1996; Kropf and
others 1999; Shaw and Quatrano 1996), in situ hybridization,
injection of ion-sensitive dyes, and immunolocalization
allow excellent resolution of the subcellular localization
of various developmentally important molecules, such as
actin and calcium (Harrison and others 1988; Menzel
1994).
Amputated subcellular
portions can also be assayed for enzyme activity and mRNA
localization (Keck and Clauss 1958; Serikawa and Mandoli
1999; Serikawa and others 2001). A. acetabulum surpasses
Fucus in the potential for genetics and for the continued
unicellularity throughout most of development. Again,
although all of these data are consistent with subcellular
localization being important, the mechanisms and
determinants involved in this process have yet to be
explored.»
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2.5 Pistes
pédagogiques, théoriques et encouragements
à utiliser ce modèle exceptionnel
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+ de l'histoire des sciences
à la biologie contemporaine du XXIème
siècle
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Les expériences d'Hämmerling
et leurs interprétations habituelles que l'on peut
trouver dans les manuels scolaires ont été
simplifiées pour cadrer avec la théorie de
l'information génétique et du programme de
développement. Mais on peut essayer de replacer
correctement chaque élément à son
niveau. Je vous propose une démarche en 3
étapes :
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1. Présentation historique des
expériences d'Hämmerling
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En travaux
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Historiquement les expériences
d'Hämmerling suggèrent un rôle du noyau
entièrement nouveau en 1936 : le
noyau
reproductif * comme organite
qui contrôle les caractéristiques de la
morphogénèse reproductive
(et, en élargissant les
résultats interprétés dans le cadre de
la morphogénèse reproductrice (du chapeau
reproducteur), à la mophogénèse
complète puis enfin à la
morphogénèse d'autres organismes... on dira
par la suite que le noyau contrôle la
morphogénèse). Son
transfert entre espèces voisines, au même
état de développement, permet de
transférer, plus ou moins partiellement les
caractéristiques morphologiques de l'appareil
reproducteur, d'une espèce à une autre.
* la plupart des
dessins illustratifs que l'on trouve dans les manuels sont
TROMPEURS puisqu'ils donnent l'impression que l'on
transfère des noyaux entre thalles reproducteurs
mûrs (à chapeau) alors que les jeunes thalles
reproducteurs, chez lesquels le transfert est possible, sont
les thalles chez qui la méiose n'est pas
initiée,.et donc qui n'ont pas de chapeau (voir cycle
ci-dessus et biologie dans la première
partie).
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1. Situer les connaissances
historiques dans un tableau chronologique .
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2. Bien préciser les techniques
connues et la nouveauté des réussites
techniques. Un transfert de noyau n'est pas une mince
prouesse.
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3. Analyse OUVERTE de ces
expériences et propositions d'expériences
complémentaires pour éprouver les
hypothèses émises.
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Un article en anglais
très orienté vers la théorie de
l'information génétique par un des
pères des expériences de clonage:
The first half-century of nuclear
transplantation, J. B. Gurdon and J. A. Byrne, 2003, PNAS100
(14): 8048. (http://www.pnas.org/
cgi/reprint/
100/14/8048)
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2. Présentation de quelques
résultats modernes de transfert de noyau très
médiatisés (expériences de clonage sur
la brebis par exemple)
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3. Comparaisons des techniques,
résultats et implications
théoriques.
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La première différence
essentielle est que le noyau de l'acétabulaire est un
noyau d'un thalle reproducteur dans un état
très particulier qui n'est pas le même que
celui d'une cellule différenciée.
Cette différence se retrouve aussi partiellement au
niveau du cytoplasme. Dans le premier cas le noyau et le
cytoplasme sont dans un même état de
développement, alors que, dans le second cas, le
cytoplasme n'est pas du tout dans le même état
que le noyau. En effet le cytoplasme (de la cellule
énucléée) receveuse représente
dans un cas LA TOTALITÉ DE L'ORGANISME, mais dans un
état de reproduction, et on lui ajoute un noyau
reproducteur issu d'une cellule dans le même
état reproducteur, mais d'une "espèce"
différente.
Alors que dans l'autre cas il s'agit du cytoplasme d'UNE
CELLULE SEXUELLE FEMELLE, dans un état de
reproduction (maturité); cellule reconnue comme
totipotente (capable, dans
certains cas, de donner l'intégralité d'un
organisme, par développement embryonnaire, puis qu'il
s'agit quand même d'une cellule non
fécondée. On sait en effet activer son
développement par des traitements mécaniques
ou autres, c'est ce que l'on qualifie de
gynogénèse
parthénogénétique).
Le noyau inséré n'est pas du tout dans le
même état reproducteur.
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Chez Acetabularia on transfert
TOUTE l'information génétique "reproductrice"
et totipotente de l'organisme, dans l'autre cas
seulement celle d'UNE cellule, adulte et
DIFFÉRENCIÉE. Ce deux informations ne sont pas
du tout identiques sauf si on les considère comme
matériellement et significativement
équivalentes (ce qui était le cas dans la
théorie de l'information génétique mais
on sait maintenant que ces deux informations ne sont pas les
mêmes.. d'où la prouesse et la quasi
impossibilité de réussir une telle
manipulation). C'est pour cela que l'on parle maintenant de
pluripotence pour qualifier une cellule capable,
malgré une certaine différenciation, de se
dédifférencier pour donner différents
types cellulaires (in vitro). La théorie de
l'information génétique voit ce
phénomène comme une reprogrammation
du noyau par le cytoplasme.
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Plaçons nous maintenant dans le
cadre d'une théorie plus moderne qui considère
que les caractéristiques de l'espèce, la vie
en un mot, émergent comme des
propriétés originales (que l'on
présente habituellement sous la forme de 3 fonctions:
de nutrition, de relation et de reproduction) à
partir des systèmes de l'organismes qui comprennent
des éléments matériels
(molécules et structures...) mais aussi
immatériels (forces, champs...). Dans
ce cas il n'y a pas de programme mais une vie
émergente à partir du système vivant
total qui est décrit complètement, pour un
unicellulaire, à l'aide du concept de cellule.
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Les expériences d'Hämmerling
et certains résultats complémentaires obtenus
depuis prennent alors un tout autre sens. Le noyau à
l'état reproducteur est prêt à
réaliser une méiose suivie de nombreuses
mitoses. Son transfert dans une cellule dans le même
état physiologique n'empêche pas, dans certains
cas, ceux où le transfert de noyau réussit -
ce qui n'est pas le cas général -,
l'utilisation par le cytoplasme de l'information
génétique qui est contenue dans ce même
noyau. Les éléments matériels et
immatériels supports du développement sont
suffisamment similaires pour que l'échange de noyau
puisse se faire. Les caractères du
développement qui différent entre la cellule
originale et la cellule ayant reçu un noyau
étranger, reposent donc de façon directe ou
indirecte sur la manipulation réalisée. Si la
morphologie de l'appareil reproducteur semble partiellement
liée au noyau il n'est pas possible de
préciser exactement quel est le support
matériel ou immatériel de cette orientation du
développement. Les ARN se sont
révélés bien décevants. Dire que
le noyau comporte une "information
morphogénétique" laisse comme un goût de
mystification étant donné que l'on peut
obtenir la même morphologie SANS noyau.
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Dans les expériences de clonage on
est confronté d'abord au même type de
raisonnement puisque certains caractères du donneur
du noyau se retrouvent chez l'organisme issu de la
manipulation. Mais des éléments viennent
s'ajouter : d'abord le développement est TRÈS
RARE : la poursuite du développement après
transfert de noyau est inférieure à 1%.
Ensuite les animaux transformés présentent des
ANOMALIES de développement plus ou moins graves. Ces
résultats demandent, dans le cadre d'une
interprétation ouverte, bien plus que la simple
invocation de différences mineures dans l'information
génétique.
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+ des modèles
mathématiques et physiques
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Jacques Dumais est un des
chercheurs qui a travaillé sur la
morphogénèse chez Acetabularia.
Depuis au moins 2000, il a orienté ses recherches
vers une approche mécanique de la
morphogénèse : son laboratoire, à
l'université de Harvard, s'appelle:
Plants
morphogenesis and mechanics (voir
biblio
sur son
site)..
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Un article en anglais accessible:
Can
mechanics control pattern formation in plants?
Jacques Dumais, 2007
La page How
complex can a cell be ? est plus
spécifiquement dédiée à la
présentation du mystère de la forme des
verticilles de poils d'Acetabularia.
Sa page sur la croissance apicale
(Mechanic
modeling of tip growth) peut tout
à fait s'intéger dans un cours de 1èreS
(on est loin du contrôle
génétique).
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En
travaux
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+ remise en question de
l'unicellularité
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page
sur la cellule
au-delà
de la cellule
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C'est non seulement le "thalle"
végétatif qui peut être
régénéré par un fragment de
l'axe mais aussi le "thalle reproducteur"; Ces fragments
sont incapables de reproduction sexuée, étant
dépourvus de noyau, mais ils peuvent être
multipliés.
En fait ce type de multiplication végétative
serait banal pour un organisme pluricellulaire. Cela pose
donc la question de la pertinence de l'unicellularité
de l'organisme, basée principalement sur
l'observation d'un noyau.
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Ce n'est peut-être pas un hasard
que le modèle le plus employé en
génétique moléculaire dans le royaume
animal soit l'embryon de drosophile qui est, dans les
premières heures du développement embryonnaire
(qui ne dure qu'un jour), un système
unicellulaire syncytial (voir
ancienne
page sur le développement)
qui présente des points
communs avec Acetabularia. Est-ce une chance ou bien
est-ce un obstacle du fait du caractère trop original
de ces organismes ?
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Du point de vue morphologique
Acetabularia est un "thalle" composé de
plusieurs "organes". Le
problème principal vient de ce que la membrane est
censée délimiter la cellule. Or, du point de
vue dynamique, une membrane n'est que le résultat de
l'affrontement de deux dynamiques, son absence est donc
à expliquer en terme de dynamique. En ce sens la
dynamique au sein d'Acetabularia est peut-être
bien plus complexe que celle d'un uf de drosophile, du
fait de la morphologie, sauf à considérer que
l'ensemble de cette morphologie est
prédéterminée. Il est plus simple de
penser que la morphologie résulte des dynamiques. Ces
intéressantes questions sont abordés par
exemple dans l'ouvrage de Vincent Fleury
(De l'uf à
l'éternité - Le sens de l'évolution,
Vincent Fleury, Flammarion, 2006)
mais pour d'autres
organismes.
Plusieurs travaux sont en cours pour s'efforcer de trouver
une organisation subcellulaire: quelques exemples
- Calcification and measurements of net proton and oxygen
flux reveal subcellular domains in Acetabularia
acetabulum, Serikawa, K.A et al., Planta Sept
2000. v. 211 (4), p. 474-483
- Asymmetric
subcellular mRNA distribution correlates with carbonic
anhydrase activity in Acetabularia
acetabulum, Serikawa
KA et al., Plant Physiol. 2001
Feb;125(2):900-11)
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Je me permet de donner ma méthode pour trouver sur
internet les publications scientifiques d'un auteur (sans
avoir accès aux bases payantes, ce qui est
malheureusement le cas pour les enseignants du secondaire) :
il suffit de taper le nom de cet auteur sous
Google
Scholar; par
exemple pour K.A. Serikawa: http://scholar.google.com
/scholar?q=%22author%3 AK.%20A.+author%3A
Serikawa%22, ce
qui permet de savoir que l'on a affaire à un
moléculariste. Une fois que l'on a le nom de
l'article, on copie l'intégralité de son titre
sous Google et l'on cherche à trouver le site de
l'auteur (ou un autre) qui permet PARFOIS le
téléchargement gratuit de l'article...
Évidemment, il faut comprendre l'anglais. Mais je
cite un propos qui est attribué à Claude
Allègre, alors ministre de l'éducation
nationale: l'anglais n'est plus une langue
étrangère... je pense aussi que c'est
une langue internationale nécessaire à tout
scientifique.
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+ questionnement sur la
reproduction
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reproduction
(cours 2de)
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Si, dans le monde vivant, la phase de
reproduction est souvent associée à la
formation de gamètes (cellules sexuelles
spécialisées), on peut noter que les organes
reproducteurs (gamétanges, gamétophores,
gonades...) sont souvent formés bien avant.
Il y a donc une morphogénèse reproductrice qui
est relativement séparée de la méiose
chez de nombreux organismes pluricellulaires.
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Il n'est pas pas surprenant d'observer
chez Acetabularia une telle séparation
temporelle.
Mais dans le cas d'Acetabularia on observe de plus
que la méiose et les très nombreuses mitoses
de la gamétogénèse, sont
séparées spatialement des organes
reproducteurs, à moins de considérer la
cellule unique ou le "thalle reproducteur" comme un organe
tout entier tourné vers la reproduction et non pas
uniquement les gamétophores.
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+ le noyau renferme les
chromosomes, organites de la division; pourquoi sont-ils si
difficiles à observer ?
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Chromosomes
Comment
les cellules se multiplient-elles ?
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Comme nous nous sommes efforcés de
le présenter dès
la seconde, la dynamique
d'apparition des chromosomes est probablement la clef de la
compréhension de la catastrophe de division
cellulaire.
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Dans cette structure pseudo-unicellulaire
qu'est le thalle d'Acetabularia, il n'est pas anodin
de noter que justement les chromosomes ont une forme
inhabituelle (finesse...) et que les
phénomènes de méiose et de mitoses
(très nombreuses) sont très localisées
dans le temps et l'espace, mais que justement ces
phénomènes (voir
ci-dessus) n'ont pas lieu au sein du
chapeau que l'on peut considérer comme une structure
reproductrice.
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Il faut aussi rappeler que les divisions
des unicellulaires sont souvent atypiques et que nombre
d'organismes unicellulaires n'ont toujours pas de
méiose connue. Acetabularia n'est probablement
pas un modèle simple pour la compréhension de
la division cellulaire.
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En conclusion Acetabularia est un modèle que l'on
sait aisément cultiver,
même si son développement est lent. Doué
de capacité de
régénération, il supporte
très bien les amputations et
greffes. Son organisation
est suffisamment différenciée et
ses phases végétatives et
reproductives suffisamment distinctes pour qu'on puisse en
faire un modèle très intéressant de
morphogenèse. Son unicellularité est un
avantage pour les études moléculaires qui en
sont évidemment simplifiées. Mais c'est aussi
un écueil car il est évident que les
approximations faites sur le transport des molécules
ou l'homogénéité des compartiments
cellulaires ne sont plus valables pour un organisme de cette
taille, si tant est qu'elles ont été valables
pour des cellules de petite taille (voir
page
sur le
cellule).
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