Formation continue premier degré

retour accueil

Formation de formateurs et séminaires de formateurs
Animations pédagogiques de circonscription
Stages

Formation de formateurs et séminaires de formateurs

La démarche expérimentale

1ère demi-journée:
les questions ont été abordées à partir de deux documents : les pages introductives au Fichier Ressources du Moniteur des Sciences, Bernadette Bornancin, Nathan, 1998, cycle 3 ; et les pages du cours des PE2 et PE1 :
Qu'est-ce qu'une science expérimentale ? Y-a-t-il une démarche expérimentale unique ? Quelle confiance peut-on avoir envers les savoirs scientifiques ? Pourquoi retrouve-t-on partout la notion de démarche scientifique ? Que recouvre-t-elle ? Est-ce une théorie de la connaissance ou une théorie de l'apprentissage ? Comment appliquer une telle démarche à d'autres disciplines que la biologie et la géologie ou la physique ?
Peu de réponses si ce ne sont des remarques (qu'il ne faut pas sortir de leur contexte, nous sommes prêts à détailler ces opinions qui ne sont d'ailleurs pas celles de tous les membres du groupe) comme : le maître travaille de plus en plus et les enfants pas assez ; n'était-on pas plus près de la démarche scientifique lorsque l'on faisait une leçon de choses ? certains philosophes (et certains d'entre nous) pensent que la connaissance scientifique est une connaissance vraie (scientifiquement, ce qui n'empêche donc pas la critique philosophique de la connaissance) parce qu'elle repose sur un objet (la nature, le monde vivant) et une méthode (la méthode expérimentale, unique, issue de l'héritage philosophique des grecs et des scolastiques et encore actuellement en usage) ; c'est cette confiance dans la science expérimentale, dans sa capacité à comprendre le réel (à formuler des concepts scientifiques qui permettent à notre raison de comprendre) qui débouche sur la technique qui est une maîtrise, une application de la science.

2ème demi-journée: deux nouveaux documents: les pages introductives (chapitre 3 : pp31 à 45) du livre : Biologie Géologie, Madeleine Paccaud et Josiane Vuala, Hatier concours ,1999 ; et la double page de comparaison entre l'exercice d'observation traditionnel et l'observation comme activité scientifique (pp 30-31) extraite de Observer pour comprendre les SVT, Jack Guichard, Hachette Éducation, 1998.
Des réponses ont été apportées (avec les mêmes précautions que lors de la première séance concernant les citations sorties de leur contexte): le questionnement scientifique de l'enfant n'est pas du tout spontané et doit faire l'objet d'un réel travail du maître; cela dépend beaucoup du milieu social: les enfants des campagnes étant globalement plus observateurs et curieux que les enfants des villes, beaucoup plus passifs et consommateurs de services; le terme démarche scientifique cache une théorie de l'apprentissage uniforme qui n'a d'abord rien d'expérimental (et donc rien de scientifique au sens habituel du terme puisque la méthode n'est pas une méthode de connaissance mais une méthode d'apprentissage... ne serait-ce pas là du "pédagogisme" comme certains nomment ce courant qui place l'enfant sur un piédestal ...) et que l'on applique de façon systématique à toutes les disciplines en supposant que cette théorie est dans le vent : elle repose globalement sur un détournement de certains éléments de la démarche expérimentale comme l'émission d'hypothèses, et leur validation par l'expérience: elle repose toujours sur des situations-problèmes qui doivent être suscitées à partir des questionnements des enfants, toujours au centre du dispositif d'apprentissage ; concrètement, ces fausses démarches scientifiques conduisent à minimiser le rôle du maître et l'importance des savoirs vis-à-vis des savoir-faire ou savoir-être ; les enfants ont changé et ils n'ont plus la même soif de connaître ; il est certain que nous devons changer nos méthodes pour les zappeurs que nous avons ; mais nous sommes unanimes à dire que les méthodes d'enseignement doivent être variées et alternées au cours de la journée ; nous ne croyons pas qu'il y ait une bonne méthode pour enseigner les sciences : il y a celle(s) que nous choisissons et qui, pour nous, est (sont) la (les) bonne(s) ; le rôle social de l'école est clair mais sommes-nous d'accord pour que notre école soit le lieu où se soigne le malaise social, où soit évacuée la violence, où l'on apprenne les vertus humaines....? Oui, certainement, si la société travaille dans le même sens... L'enfant au cœur du système, cela suffit ; il faut aussi que le maître se sente le droit de dire des choses vraies;

D'autres idées issues de ces discussions : les maîtres attendent aussi de l'institution une aide matérielle en terme d'informations sur les ouvrages, CDRom, valises d'expériences.... qui ne soit pas forcément dans l'esprit de la main à la pâte, mais qui puisse les aider dans leur travail de préparation des séquences et projets...

3ème demi-journée : on travaillera d'une part sur une expérience de "démarche scientifique" en maternelle grande section réalisée par des PE2 (mémoire professionnel) et d'autre part sur tous les éléments du site de "La Main à la pâte" (thèmes à la disposition des collègues : "l'eau" et "les cinq sens") ainsi que des expériences des participants. Nous avons aussi rapidement discuté d'un dossier de PE1 "sur" le dessin d'observation.
En posant toujours les mêmes conditions concernant ces lignes qui, sorties de leur contexte, trahissent sans aucun doute la pensée de chacun des auteurs, voici quelques éléments des discussions.
Nous sommes d'abord revenus sur le problème du questionnement "scientifique" car nous sommes assez unanimes pour penser que la curiosité et le questionnement semble nécessaires à l'enseignement des sciences (qu'est-ce qu'une question scientifique ? une question qui "demande" (ou pour le moins "permet") une réponse scientifique....), mais que ce questionnement résulte d'un travail du maître.
On aborde les concepts scientifiques trop tôt et les enfants ont l'impression d'avoir entendu parler de tout alors qu'ils n'ont pas étudié tous ces sujets de façon approfondie, ce qui tue dans l'œuf la curiosité (les sujets sont déflorés) et donne une fausse assurance de savoir. L'exemple pris était celui de l'électronique. Il est vain de vouloir étudier un transistor tant que les enfants n'ont pas les outils théoriques (mathématiques...) pour accepter le formalisme de l'étude de l'électronique. De plus, si, grâce aux efforts valeureux de l'enseignant du primaire, les notions ont été simplifiées et qu'il a réussi à passionner ses élèves...., c'est, pour l'enseignant de collège qui viendra par la suite, soit une série d'obstacles conceptuels (approximations ou conceptions erronées) qu'il faudra détruire, soit, dans le cas le plus "favorable", une impression d'avoir déjà étudié les transistors et une source de désintéressement, de la part des élèves.
Cette impression de savoirs superficiels des enfants fait l'unanimité, certains la comparent au "surf" des enfants sur internet ou sur les CR-Rom... avec notamment la navigation par clics de souris sans que l'enfant ne lise le texte à l'écran : pour permettre la lecture, les textes sont alors imprimés....
On en revient toujours à l'appellation "enfant zappeur" qui semble une très bon diagnostic du manque d'attention, de curiosité, des enfants ("il faut se lever de bonne heure pour les intéresser"). Nous sommes dans une logique d'animation de classe, de ludique.
Tous sont unanimes à souligner la captivation quasi-générale des enfants lorsqu'on leur lit des histoires, et même en cycle 3.

On en revient aussi toujours aux valeurs que souhaite transmettre l'enseignant : le goût du travail bien fait par exemple. Que l'enfant puisse voir ses progrès et que les réussites soient valorisées. Que l'école puisse générer la satisfaction d'avoir appris quelque chose mais aussi qu'il reste encore beaucoup à apprendre. Il est inquiétant de voir parfois certains parents être plus satisfaits si le maître leur présente tout une série d'activités variées au cours de l'année (qualifiée de "catalogue de La Redoute") alors qu'ils ne sont pas vraiment sensibles aux nouveaux savoirs de leur enfant. Pour l'enseignement scientifique, les activités expérimentales - ou manipulatoires comme on désirera les appeler - doivent alterner avec des phases de lecture, écriture, étude de textes... sans pour autant tomber dans l'enseignement "livresque" bien sûr.
Une autre formulation mais qui rejoint la même question : "il faut cesser de remettre en question les savoirs scientifiques, il faut faire confiance, croire en la science". [C'est moi qui ajoute : c'est le décalage que l'on retrouve encore entre le discours épistémologique sur la connaissance et le savoir scientifique. Si le premier est un exercice de l'intelligence légitime et nécessaire, il n'est pas applicable en permanence et certainement pas par n'importe qui et notamment pas par des maîtres devant les enfants].
Ainsi, les participants n'ont pas, d'une façon générale, d'attitude de complaisance vis-à-vis des séquences, dites scientifiques, dont le formalisme et l'unicité de la démarche, dite scientifique encore, cachent le manque de pertinence (les objets d'étude sont mal choisis pour montrer les concepts que l'on désire faire acquérir aux élèves, si tant est que des concepts aient été mis en avant), quand ce n'est pas l'indigence notionnelle (certains collègues ont des mots très durs pour qualifier certaines séquences proposées sur le site de "La Main à la pâte" qui globalement "ne leur donne pas envie de faire des expériences": "ça ne vole pas haut", "ils nous prennent pour des débiles", "ce sont des activités de centre aéré"...). Les collègues louent les vertus "des" Tavernier (surtout les volumes "guide du maître") mais avouent ne pas non plus les utiliser beaucoup. En fait ils seraient plutôt demandeurs d'apports notionnels dans le cadre de la formation continue. S'il est évident que les raisons du délaissement assez généralisé de l'enseignement des sciences nous échappent, le manque d'aisance notionnelle des enseignants, nous paraît au moins être un élément facilement identifiable.
Nous revenons ainsi à l'idée d'une part de conférences pédagogiques de formation continue scientifique et d'autre part de la demande toujours actuelle de mallettes pédagogiques "maison" (et donc pourquoi pas iufm pour continuer le travail de la DSE à Chateaulin) dans une coopération avec le groupe sciences.... bref des projets réalisables.

Pour ce qui est du dessin d'observation, l'obstacle majeur de la qualité du graphisme des enfants, est pointé par certains. Lorsque les obstacles sont gestuels et visuels, ce n'est plus un dessin scientifique, conceptuel, que l'on juge, mais des capacités de réalisation d'un mouvement coordonné. Pour le cycle 1, cet obstacle fait l'unanimité, mais il reste discuté pour les deux autres cycles. Pour certains, il n'empêche pas le travail sur les conceptions des élèves. Pour d'autres (dont je fais partie), ces dessins, sortis de leur contexte, n'ont aucun sens et la maladresse du graphisme est un obstacle insurmontable. En ce qui concerne l'apprentissage du dessin, il paraît souhaitable de faire d'abord un travail d'apprentissage sur des sujets simples (maison, pomme...) pour éviter que des mauvaises habitudes ne soient prises étant donné que l'on sait le mal que l'on a ensuite à les déraciner. Le dessin d'observation scientifique, en tant que moyen de communication, de visualisation des concepts.... (on peut retrouver des idées dans "Observer pour comprendre les sciences de la vie et de la terre" de Jack Guichard, Hachette, 1998), est certainement un outil très spécifique aux sciences de la vie (et secondairement de la terre) qu'il ne faut pas confondre avec les dessins d'enfants dits "d'expression des représentations des enfants" que certains font réaliser dans le cadre de ce qu'ils appellent "la démarche scientifique à l'école". La plupart d'entre nous s'accordent à dire que, si l'enfant peut conserver dans son cahier une trace de ses ébauches successives de dessins, il est préférable de ne donner à l'ensemble de la classe et notamment de ne conserver à la BCD que des dessins de haute qualité, réalisés par des scientifiques, ou au moins par le maître, si celui-ci possède des qualités graphiques.

En conclusion, il me semble que l'on peut donc envisager de réaliser, avec le support de l'iufm, des outils d'aide notionnels, documentaires et pratiques (mallettes) afin de favoriser l'enseignement des sciences expérimentales dans notre département. Pour ce qui est de la réflexion didactique sur l'enseignement des sciences nous sommes tous attachés à un pluralisme de philosophies et de méthodes (voir par exemple des exemples dans la bibliographie).

retour haut de page


La préparation des séquences

Ces considérations sont issues des discussions mais sont présentées de façon personnelle avec mes mots. J'ai aussi ajouté d'autres remarques personnelles.

La question essentielle que les PE2 peuvent oublier de se poser ou négligent de se poser est : QUE DOIT APPRENDRE L'ENFANT DANS CETTE SÉQUENCE ? ou QUE DOIS-JE LUI TRANSMETTRE ? (dans le cadre d'une transmission de savoir non pas directive mais incitative définie dans les pages des PE1 par exemple. Avec les mots de Marguerite Léna dans l'esprit de l'éducation : « Pour un éducateur, transmettre est toujours actualiser et bien souvent, recréer. L'éducation est un lieu où la tradition s'expose.» ). Ce n'est pas la question du comment, qui vient après, mais bien du contenu qui doit être première.
De façon concrète, il y a un énorme décalage entre ce que les formateurs pensent être essentiel dans la leçon (les objectifs notionnels principalement car c'est sur chacune des disciplines que se fonde l'acte d'enseignement) et ce que le stagiaire perçoit comme objectif (souvent réduit à "tout se passe bien", l'enfant est "actif", rien ne lui est "imposé" ("balancé" comme ils disent), il devine, découvre.... et autres fadaises). Ce décalage rend la communication formateur-formé ubuesque. A la limite elle renvoie du formateur une image qui l'interroge puisqu'elle caricature le vocabulaire que le formateur emploie dans un tout autre sens. Nous pensons notamment à des mots comme "verbaliser", "super-consigne"...
Les discussions entre PE2 font souvent ressortir comme seuls problèmes des questions plus ou moins pédagogiques de moyens, outils, techniques JUSQU'À L'OUBLI DE LA DISCIPLINE. Or nous savons bien qu'il n'existe de polyvalence du maître que si elle s'appuie sur des disciplines maîtrisées (sans discours utopique puisque l'on s'adresse à des stagiaires en formation mais c'est bien de cela dont on voudrait les voir s'occuper dans la préparation d'une leçon).
Notre petit échange met aussi en évidence leur fréquente méconnaissance des objectifs de chaque cycle en terme de compétence. On trouve aussi bien lk'une ou l'autre des deux lacunes : compétences trop précoces ou dépassées.
La fiche de préparation doit être vraiment conçue comme outil d'aide à la structuration des idées et non comme une "couche" supplémentaire de formalisme. Ce qui peut apparaître parfois en première lecture comme une fiche de préparation "parfaite" peut être un véritable leurre où le PE2 n'a plaqué que ce qu'il pensait que l'on attendait de lui comme vocabulaire, sans qu'il n'y ait aucune idée derrière. Ce formalisme vide se retourne contre nous à notre grand désespoir. A mon avis on pourrait donc limiter le vocabulaire pédagogique moderne de façon à ce qu'ils évitent de nous retourner ces clichés.

L'analyse écrite des séquences

Les problèmes évoqués ci-dessus sont encore plus apparents dans la retranscription écrite de l'analyse des PE2. Ils nous renvoient une IMAGE MASQUÉE de leurs motivations, objectifs et même de leurs séquences. Leur analyse ne porte que rarement sur les objectifs évoqués ci-dessus, l'essentiel - et ils sont souvent contents d'eux - étant que la séquence "se passe bien".
Le remède passe certainement par un contact direct formateur-formé et peut-être par une observation directe de la séance à analyser par le formateur, ce qui éviterait d'avoir à interpréter d'abord leur retranscription de séance (mais qui ne dispense pas le PE2 du travail de retranscription). Une critique (points positifs et négatifs) de ces analyses, qui demande beaucoup de temps et une concertation entre formateurs, me semble obligatoirement devoir revenir au PE2 sous forme d'un véritable entretien de formation.

retour haut de page

La relation novice-expert : conférence de Jean-Yves Guignard, UBO

Ces notes sont personnelles, interprétées, commentées et n'ont pas été relues par le conférencier

Deux exemples d'analyse de psychologie expérimentale sur le modèle de l'acte éducatif comme action :
1. on demande à des enfants de viser une cible en lançant une balle à l'aide d'une crosse. La balle ne devant toucher la cible qu'après un rebond contre un mur. 3 démarches "formatives" sont proposées et donnent lieu à un écart de réussite significatif: classées par ordre de réussite décroissant:

2. protocole complexe de montage d'optique pour mesurer la vitesse de la lumière dans différents milieux par soustraction. Cette expérience a été menée avec des étudiants à l'université. 5 protocoles relations novice-expert sont mis en place et classés par ordre d'efficacité décroissante (les deux premiers n'ont pas de différence d'efficacité significative statistiquement parlant):

Des tests cognitifs étaient parallèlement appliqués aux étudiants pour déterminer essentiellement leur capacité manuelle d'apprentissage (jeu de pousse-pousse) et leur facilité de conceptualisation (série de blocs de différentes formes, couleurs, épaisseurs et taille à classer de façon à dépasser la perception de la forme et de la couleur pour n'utiliser que les critères de taille et d'épaisseur, plus cachés....). Il semblerait que, tout en respectant la hiérarchie ci-dessus, la verbalisation soit inutile pour les étudiants doués en conceptualisation alors qu'au contraire elle aide les étudiants plus doués en apprentissage manuel qu'en conceptualisation.

La grande conclusion serait que (on généralise mais comme cela va dans le sens de ce que je pense, j'aurai tort de faire la fine bouche) :
ON DOIT GUIDER SUR LES PROCÉDURES ET AIDER À VERBALISER SUR LES OBSTACLES. Pour aider à conceptualiser ON DOIT AIDER À ANALYSER LES SITUATIONS (de départ) ET NON LES PROCÉDURES.

(Dans cette conférence, l'action est définie par un but, une procédure et une situation de départ: ce qu'avec mes mots je qualifierai de fin, mouvement et début... mais je me demande bien où est le moteur... à mon avis le problème de motivation est essentiel et n'est pas traité ici).

D'autres expressions au vol:
- apprendre c'est catégoriser.
- la didactique, c'est identifier des obstacles.

Une remarque avec mes mots: pour que la formation par l'expert soit possible il faut que le novice dispose de quelques procédures de référence sur lesquelles s'appuyer. Ce que je comprends comme LA NÉCESSITÉ DE MONTRER, DE SE POSER COMME MODÈLE, du moins au départ.

Deux exemples de scénarios sont ensuite proposés si vite que je n'ai pu tout noter. J'ai juste noté un exemple très concret d'objectif qui est un obstacle pour l'élève (non pas "le participe passé" mais bien "la différence d'accord entre deux participes passé"). En ce qui concerne la préparation de séance, voici les premières étapes proposées (et commentées):
- introduire le sujet
- définir le thème et donc l'objectif: qu'est-ce que je sais là-dessus ? que m'indiquent les I.O, les manuels ? (C'est là le vrai travail de préparation, celui qui devrait demander le plus de temps)
- dans quelles situations l'enfant peut-il atteindre ces objectifs ? Quels obstacles peut-il rencontrer ? (c'est là que l'on voit un bon enseignant qui maîtrise la didactique)
- quels sont donc mes objectifs d'enseignant pour cette séance (spécifiques et opérationnels) ?
- je construis le scénario de la leçon. (Ces deux dernières étapes devraient être les plus rapides pour un enseignant expert, on comprend qu'elles soient plus longues pour un novice mais pas qu'elles soient les seules et encore moins la dernière uniquement...).

retour haut de page

Analyse d'une séance d'IPP sur vidéo (partielle, 36 mn)

Au bout de 36 minutes on ne savait toujours pas la discipline (CE2,CM1 donc cycle 2 et donc l'enseignement doit y être organisé en disciplines, même si c'est un temps pluridisciplinaire, les différentes disciplines devraient sauter aux yeux) et encore moins les objectifs de la PE1. Une pagaille, un bruit croissants qui se termineront par un incident avec un élève.

Et on nous demande d'analyser une telle séance. Je pense qu'il faut poser d'autres problèmes.

A-T-ON LE DROIT DE LAISSER SE PASSER N'IMPORTE QUOI DANS LES CLASSES ? Cette IPP était n'importe quoi et la preuve c'est que le séance a conduit à l'incident. Il me paraît prudent et raisonnable d'ARRÊTER, gentiment, mais fermement une séance qui dérive: au bout de 10 min, tous les formateurs voulaient baisser le son de la cassette et l'analyse était devenue impossible. Il en va de notre responsabilité de formateur. Ce n'est pas le PE1 qui est en cause c'est notre formation. Lors d'une IPP ce n'est pas la PE1 qui est responsable de la classe c'est le formateur.

La vraie question est donc COMMENT NOTRE DISPOSITIF DE FORMATION PEUT-IL ARRIVER À TOLÉRER, SI CE N'EST PROVOQUER DE TELS DÉRAPAGES ? Quels modèles avaient été donnés à la PE1 avant sa séance ? Quels guides ?


Les animations pédagogiques de circonscription

Quimper 6

01/2000

05/2000

informations

la classification des êtres vivants en 5 règnes .... accessible à l'école primaire

la démarche expérimentale

les échelles (d'étude et d'observation)

une bibliothèque nature

formations

le TRIDACT, un nouvel outil d'observation pour une pédagogie du réel

le dispositif "La main à la pâte"

Un souhait: séparer le cycle 1 des autres cycles pour les animations pédagogiques
Des projets:
* continuer des formations sur le TRIDACT
* l'utilisation pédagogique d'un aquarium d'eau de mer froide

Stages

écocitoyenneté
(novembre-décembre 2000) (en cours de rédaction)

les sciences à l'école
(avril-juin 2001)

multimédia et disciplines
(mai-juin 2001)

TICE et SVT à l'école

retour haut de page