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la trisomie 21 |
![]() image: http://formation.etud.u-psud.fr/ biologie/genetique/ mutations/imag/ trisomie21.jpg |
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1 -
Maladie |
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Sources: |
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retour cours spécialité TS, accueil, panorama |
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1 - le diagnostic
chez l'enfant et l'établissement historique d'un lien
entre la maladie (syndrome de Down) et des anomalies
chromosomiques touchant principalement la paire 21.
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symptômes et récurrence |
En 1959, Lejeune, Gautier et Turpin,
attribuent le « mongolisme » ou
«syndrome de Down » à la
présence d'un chromosome 21 en triple exemplaire dans
les cellules des patients: c'est le premier cas de maladie
chromosomique humaine. |
L'enfant trisomique 21 est petit, les membres sont courts; l'hypotonie est constante. Les téguments et les phanères sont de mauvaise qualité. Le visage est rond; les fentes palpébrales sont obliques en haut et en dehors; le nez est court et tronqué; les oreilles, d'implantation normale, sont petites et l'audition est fréquemment mauvaise (ce que l'on a reconnu très tard) ; la bouche est petite, les lèvres épaisses et fendillées; la langue souvent protuse a un aspect uniforme dû à une glossite. Les mains sont courtes et trapues, en battoir, et les plis de flexion, lorsqu'ils sont confondus, réalisent le «pli palmaire transverse unique» très évocateur. Les cardiopathies se rencontrent dans 30 à 50% des cas. La non fermeture du canal atrio-ventriculaire est le type le plus habituel. |
Le retard mental est constant et
s'accentue avec l'âge. Le développement
psychomoteur est ralenti dans son ensemble, les fonctions
intellectuelles sont globalement atteintes avec
dégression des facultés d'abstraction. Le
quotient intellectuel dépasse rarement 60.
L'affectivité est généralement
respectée. |
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L'étude chromosomique permet de distinguer trois grands types d'anomalies dans la maladie: la trisomie 21 libre, la trisomie par translocation et la trisomie 21 en mosaïque. Il existe quelques cas de maladie sans trisomie. |
- La trisomie touche le plus souvent
toutes les cellules du ftus. |
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La récurrence familiale de la
trisomie 21 demeure une éventualité
exceptionnelle; cependant, après avoir
éliminé les translocations et les
mosaïques parentales, on peut estimer que le risque de
récurrence est de 1 p. 100 environ.
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Le seul facteur de risque reconnu est l'âge de la mère. |
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Grâce aux développements de la cytogénétique et du clonage positionnel, les cartes génétiques et physiques du chromosome 21 ont été obtenues au début des années 1990. En 2000, 225 gènes étaient ± identifiés. On en compte aujourd'hui 265. Le chromosome devrait en contenir environ 280. |
Il est à noter que seulement 3% de la séquence étudiée (uniquement le bras long) code pour des protéines, 38% de la séquence correspondant à des zones répétées, le reste à des introns ou à de l'ADN de fonction inconnue. De plus, la densité génique est très variable sur le bras long connu (pour deux régions de même taille, la plus éloignée en contient 60 alors que la plus proche du centromère en contient moins de 10). |
S'il reste beaucoup de travail pour comprendre les fonctions de ces gènes et leur rôle respectif dans la trisomie 21, les chercheurs disposent actuellement de modèles murins puissants : souris transgéniques pour un ou plusieurs gènes et trois types de souris trisomiques 16 partielles. En parallèle, l'application de technologies récentes, à partir du transcriptome et du protéome, a permis de mettre en évidence des modifications du développement et de la signalisation qui semblent spécifiques à la trisomie 21. Il est clair que les multiples aspects de cette maladie sont de mieux en mieux répertoriés et étudiés et quoique encore partielles, des voies thérapeutiques sont envisageables. |
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maladie chromosomique ou maladie du développement? |
En trouvant une anomalie chromosomique associée au syndrome on a trop vite voulu en faire une cause. Je suis bien plus prudent en tant qu'enseignant sur cette question (voir cours de seconde sur les chromosomes et leur rapport avec l'espèce). |
Comment se
déroule une mitose avec 24 chromosomes ? |
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le traitement du syndrome de Down |
Pour la recherche voir le site de la
Fondation Jérôme Lejeune (http://www.fondationlejeune.org/
PlanSite.asp).
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Les cardiopathies peuvent être opérées (notamment dans la première année la non fermeture du canal atrio-ventriculaire). |
Le traitement antibiotique des maladies de la petite enfance est le second facteur principal qui a permis aux 60.000 trisomiques français d'atteindre depuis environ l'année 2000 une espérance de vie de 70 ans (alors qu'elle était de 15 ans au début de la découverte de la maladie). Il est à noter que les trisomiques semblent aussi protégés naturellement contre certaines maladies comme de nombreux cancers. |
Il faut combattre l'hypotonie à l'aide d'une éducation motrice spécifique (language (orthophoniste), équilibre, gestes précis...) et... patiente. Une éducation appropriée permet une intégration à la vie de société et l'apprentissage de petits métiers manuels effectués en ateliers surveillés. |
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causes ? |
Deux hypothèses (non incompatibles mais qui relèvent de 2 démarches différentes : voir par exemple Pritchard, M.A. and Kola, I. (1999) The 'gene dosage effect' hypothesis versus the 'amplified developmental instability' hypothesis in Down syndrome. J. Neural Transm. Suppl., 57, 293&endash;303) sur les causes de la trisomie: |
* l'amplification de
l'instabilité: |
* le dosage génique |
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méthode de diagnostic de l'anomalie chez le ftus, son intérêt et sa finalité |
Étant donné que l'on ne peut pas soigner l'enfant in utero, le seul intérêt médical du diagnostic précoce est la connaissance (c'est donc bien un acte informatif qui entre dans ce que l'on appelle la médecine prédictive) qui permet de préparer la famille. Il faut cependant remarquer que l'attente d'un enfant trisomique peut être ressentie plus durement que son arrivée effective. Il est clair qu'en France il existe une vraie carence dans l'espoir de SOIGNER les enfants trisomiques (l'aide de l'État à la recherche sur la trisomie va quasi exclusivement au dépistage !!!!). |
Mais les abandons à la naissance
d'enfant trisomiques (avec demande parfois d'accouchement
rétrospectif sous X, hors des formes
légales...) qui touchent 20 à 25 % des
naissances trisomiques se font souvent sous le choc de
l'annonce (http://www.gyneweb.fr/
sources/ congres/nice/ 97/t21
abandon.htm).
Les adoptions d'enfants trisomiques abandonnés sont
fréquentes
(tapez "adoption
trisomie 21" sous google... vous aurez des
témoignages nombreux - http://www.emmanuel-
sos-adoption.com/).
25/03/2010. Les dernières règles de dépistage de la trisomie (dont la qualité ne s'est pas pour autant améliorée) vont encore plus loin. On oblige clairement les médecins à proposer un dépistage. Le patient devra notifier son refus par écrit pour couvrir légalement le médecin... voir sur le site Liberté Politique. |
Dans certains pays où l'avortement est légalisé, comme en France, il peut aussi être proposé de tuer l'enfant trisomique in utero. Je fais résolument partie de ceux qui pensent que l'on ne peut pas tuer un ftus. Des fondations (http://www. fondationlejeune. org/), des associations, des familles luttent pour faire une place aux handicapés dans notre société. En France on propose un diagnostic aux femmes lorsqu'elles sont considérées comme appartenant à un groupe présentant un risque supérieur à 1/250. Ce qui laisse environ 70% des trisomies non diagnostiquées. Étant donné qu'en France la majorité des trisomiques diagnostiqués avant la naissance sont tués, la majorité des trisomiques naissent de femmes n'ayant pas eu de diagnostic de la trisomie. C'est une justification irrecevable du dépistage généralisé (ou au moins étendu) qui ne peut qu'augmenter le nombre d'avortements volontaires et involontaires. |
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méthode indirecte de diagnostic par des marqueurs sériques chez la mère |
Avertissement:
en 2007, il est devenu clair pour la majeure partie des
scientifiques impliqués dans la lutte contre la
trisomie que
les marqueurs
sériques
sont considérés comme
inefficaces
(98% de cas
positifs correspondent à des faux positifs)
et dangereux
(psychologiquement
pour la mère, surtout dans la relation
mère-enfant). L'échographie (avec la
clarté nucale) est devenu, avec ses progrès,
l'outil de diagnostic le plus fiable. |
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Le lien le plus sûr est établi avec l'âge de la mère et la fréquence de la trisomie (le tableau ci-dessous présente des statistiques pour l'Europe occidentale). L'explication la plus courante consiste à affirmer que l'utérus maternel devient de moins en moins sélectif avec l'âge et qu'il n'empêche plus les embryons anormaux de nidifier. L'explication reposant sur le vieillissement des ovocytes semble plus difficilement recevable. En effet, la méiose, dont les anomalies sont directement responsables des non-disjonctions chromosomiques, ayant commencé pendant la période embryonnaire et non au cours de la vie de la femme (ovocytes I bloqués en prophase de 1ère division de méiose). La première division de méiose se continue 12 h avant l'ovulation et c'est un ovocyte II bloqué à la métaphase de 2ème division qui est ovulé. La méiose ne se terminant que s'il y a fécondation. Au regard de ce long laps de temps (naissance-ovulation) de blocage le rallongement de cette période d'attente n'est peut-être pas significatif en tout cas il n'est pas qualitativement différent chez une mère âgée. Cependant, sur le stock d'ovocytes susceptibles de donner des embryons trisomiques, il pourrait y avoir une sélection plus ou moins importante selon l'âge.
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En 1984 le premier lien est établi
par Merkatz entre trisomie 21 ftale et taux de
l'alphaftoprotéine (AFP) chez le mère;
depuis on a étudié la gonadotrophine
chorionique (hCG), l'striol, la fraction ß libre
de l'hCG. L'hCG reste le marqueur le plus discriminant,
combiné à l'âge de la mère. |
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* le seuil n'est pas un taux
d'hCG fixe mais celui qui correspond à un
nombre de femmes (95° percentile) puisque les
femmes ont été rangées par
taux d'hCG croissant et que l'on prend les 5% de
femmes qui ont les taux les plus
élevés. ce qui fait 49 trisomies 21
(1/429 de prévalence) dont 27 chez les
patientes de moins de 35 ans (prévalence
1/624) ATTENTION,
LE RISQUE TRISOMIQUE RESTE INFÉRIEUR A 1%
AVANT 37 ANS (voir ci-dessus et tableau
général), IL NE JUSTIFIE JAMAIS
L'AMNIOCENTÈSE AVEC UN RISQUE DE 1% DE
FAUSSE COUCHE (?), SOIT UN RISQUE de 1 SUR 2 (50%)
DE TUER UN FOETUS NON TRISOMIQUE. Il est
clair que le premier marqueur est
l'âge, même s'il faut noter
que l'échantillon de femmes va en
s'amenuisant puisque 10 fois moins de femmes de 37
ans que de femmes de moins de 30 ans sont
testées... 2434 patientes pour lesquelles
les résultats ne sont pas
présentés... autres anomalies chromosomiques
observées L'étude
présentée ne met pas en
évidence le risque de 1%
attribué à la mort
ftale à la suite du
prélèvement de
l'amniocentèse, à moins que
l'on considère les fausses couches
spontanées comme liées
à ce risque. Pour cela il faut
comparer les femmes avec et sans
amniocentèse pour une même
tranche d'âge. Mais le chiffre n'est
pas accessible puisque (toutes ?) les
femmes dont le ftus a
été détecté
comme présentant une anomalie
chromosomique ont demandé une
interruption de grossesse. On ne
connaît donc pas pour elles la suite
naturelle du geste de
l'amniocentèse. On ne sait pas non
plus si la fausse couche qui aurait pu
suivre n'aurait pas été non
plus due à l'anomalie chromosomique
détectée. On aurait
aimé connaître le caryotype
des ftus morts mais il ne faut pas
oublier que cette technique ne peut se
réaliser que sur des cellules
vivantes (sauf techniques très
complexes associant des marqueurs
spécifiques de chaque
chromosome). |
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![]() Dosage de l'hCG entre 14 et 19 semaines d'aménorrhée chez les 83 patientes où un cas de trisomie 21 a été détecté par caryotype. La zone à risque pour la trisomie 21 a été fixée comme suit/ - au-delà du 95°percentile pour les femmes de moins de 35 ans - au-delà du 80° percentile entre 35 et 36 ans - au-delà du 70°percentile à 37 ans. |
![]() Dosage de l'AFP (alphaftoptotéine) entre 14 et 19 semaines d'aménorrhée chez les 83 patientes où un cas de trisomie 21 a été détecté ensuite par caryotype. La zone à risque pour la trisomie 21 est celle située en-dessous du 5°percentile. |
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Un percentile est utilisé en statistique et indique une partie valant 1% d'un élément donné. Pour les substances dosées ici il faut une référence calculée sur un certain nombre de femmes, d'un certain âge, à une certaine époque, avec certaines trousses...bref, ce n'est pas mon domaine. |
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Ces courbes ne sont pas utilisées directement mais on a construit des courbes statistiques d'écart à la moyenne (Nathan p 93). La médiane partage une population en deux effectifs de même dimension. Ce n'est pas une mesure mais un classement. Comme le taux d'hCG est supposée être une variable continue, il est nécessaire de déterminer des classes , dont avant tout celle de la médiane. ![]() Un exemple théorique d'utilisation des courbes statistiques présentées dans le Nathan p 93... |
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Sur le site (http://www.ac-versailles.fr/tpe/ serie-s/risque2/% E9valuer%20 un%20 risque.html) des élèves se sont efforcés, lors d'un TPE de calculer la pertinence du test. C'est un travail très utile mais de nombreux problèmes se posent. Leurs calculs de sensibilité me semblent erronés car pour qu'ils soient valables il faut connaître le nombre de faux négatifs (voir page sur les statistiques; pour notre problème il faudrait considérer les femmes ayant eu un enfant trisomique alors que leur risque était évalué à moins de 1/250; ce chiffre n'étant pas accessible sur l'ensemble de la population puisque l'on ne fait le test des marqueurs sériques qu'à une toute petite frange de la population... c'est encore une fois un problème de population de référence; ce qui serait accessible est la sensibilité du test au sein de la population testée). Comme malheureusement ils ne fournissent pas les chiffres sur lesquels ils ont travaillé on ne peut pas revoir leurs calculs. De plus ils considèrent deux facteurs de façon inséparable: les marqueurs sériques et l'âge de la mère. Or, il eut été encore plus intéressant de calculer la pertinence de chaque test pris séparément: l'âge de la mère pris comme seul facteur déterminant le risque et le taux d'hCG (ou AFP ou...) pris comme seul facteur déterminant le risque. Puis de comparer. Ce qui n'est pas possible sans les valeurs inaccessibles sans les sources... J'ai même lu dans certains articles de médecins que l'âge de la femme était un mauvais critère alors que les marqueurs sériques, associés à l'âge de la femme sont un excellent critère. C'est une surprenante manière de voir lorsque l'on voit que les marqueurs sériques seuls sont inutilisables. L'important est bien de se poser la question de la relation de causalité physiologique entre chaque critère et la trisomie. |
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Quelques problèmes (je précise que ces idées viennent de MM. Serre et Feingold):
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