CRPE Académie de Rennes - session 2000

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Premier volet
Première partie (8 points)

Géologie

Des fossiles . . .

l. Dans le document 1 est présenté un fossile : une ammonite (A) que l'on peut récolter dans des affleurements de craie.
1.1. Menez en relation les informations fournies par le document 1 pour proposer une hypothèse concernant la place des ammonites dans la classification du règne animal et les caractéristiques du milieu de vie de l'ammonite A : développez votre raisonnement et nommez le principe de la géologie sur lequel vous vous appuyez.
1.2. Expliquez à l'aide de vos connaissances et des informations fournies par le document 1, les principales étapes de la formation du fossile présenté ( ammonite A ).
1.3. Donnez une définition de ce qu'est un fossile. Nommez le type de roches dans lesquelles on peut en trouver et le phénomène géologique qui permet en général la mise à jour des fossiles.

2. Le document 2 présente sous la forme d'un tableau le nombre de genres d'ammonites présents au cours des temps géologiques et une frise de ces temps.
2.1. Représentez graphiquement les données du tableau.
2.2. Analysez et interprétez le graphique tracé. Précisez le lien que vous établissez entre le découpage du temps et les informations données par ce graphique.

3. Le document 3 est un extrait d'un commentaire d'un film sur la vie à l'ère secondaire.
3.1. Quelle conception de l'évolution y est présentée ? Argumentez.
3.2. Précisez (en 10 lignes maximum ) comment vous pourriez donner à ce commentaire un caractère plus scientifique et conforme à la théorie de l'évolution la plus couramment admise actuellement par les scientifiques.

Document 1

Document 1. 1
La craie est une roche blanchâtre, poreuse et perméable. La craie contient du calcaire et plus ou moins d'argile. On peut récolter dans la craie de nombreux fossiles : les plus courants sont des oursins, des lamellibranches, des éponges et quelques ammonites. ( exemple : ammonite A).
Les ammonites forment un groupe aujourd'hui disparu. On ne dispose pas de restes correspondant aux parties molles de ces animaux.


Une ammonite (
ammonite A)

Document 1.2


Un fossile d'ammonite scié longitudinalement

Document 1.4

Un animal actuel, le nautile
Les nautiles sont des mollusques céphalopodes nageurs qui vivent dans les eaux chaudes de l'océan Pacifique. Le corps du nautile est situé dans la dernière loge de sa coquille.

a - une coquille de nautile sciée longitudinalement
b - animal vivant

Document 1.3
Au faible grossissement du microscope, on observe dans la craie des éléments appartenant à des éponges dont les espèces actuelles vivent en mer à une profondeur jamais supérieure à 250 m. Elle contient également de nombreuses plaques calcaires provenant d'algues unicellulaires du plancton. Les représentants actuels de ces algues vivent dans des eaux chaudes et peu agitées.

D'après documents Hatier dème SVT 1997

 

Documents 2 et 3

Document 2

Datation en millions d'années
Nombre de genres différents d'ammonites
-450
0
-400
10
-380
15
-350
40
-300
45
-260
30
-245
3
-240
120
-220
240
-130
420
-80
400
-65
0

Tableau indiquant le nombre de genres d'ammonites présents au cours des temps géologiques

Temps géologiques
(en millions d'années)

Ma

 

-0,01

-1,65

-5,3

-23,5

-34

-53

-65

-135

-205

-245

-295

-360

-41

-435

-500

-540

Quaternaire
Holocène
Pléistocène
Tertiaire
Pliocène
Miocène
Oligocène
Eocène
Paléocène
Secondaire
Crétacé
Jurassique
Trias
Primaire
Permien
Carbonifère
Dévonien
Silurien
Ordovicien
Cambrien

D'après BELIN 4e SVT - Hatier 4e SVT

Document 3

L'Archéoptéryx est le plus ancien animal connu ayant des plumes. Les scientifiques le considèrent comme la forme de vie intermédiaire entre les reptiles et les oiseaux. Son ancêtre immédiat est un petit dinosaure qui vivait dans les arbres et marchait sur deux pattes. Ce reptile sautant fréquemment d'arbre en arbre a eu ses écailles qui se sont transformées en plumes pour faciliter son déplacement. Ainsi « est né » l'Archéoptéryx, l'ancêtre des oiseaux.

Premier volet
Deuxième partie
(4 points)

Biologie

 

Au cours d'activités scientifiques (domaine de la découverte du monde) portant sur la connaissance du corps humain et plus particulièrement sur la croissance, un professeur des écoles d'une classe de grande section de maternelle recueille au cours d'un échange oral collectif les propos de ses élèves.

Le document 4 présente un extrait de ce relevé de langage.

1. Précisez les conceptions des élèves pour chacune des notions biologiques auxquelles il est fait allusion dans ce relevé de langage.

2. Indiquez ce qui est exact et inexact sur le plan scientifique. Justifiez votre réponse.

 

Deuxième volet
(8 points)

Biologie

 

Ce volet s'appuie sur des travaux réalisés dans la grande section de maternelle présentée dans la deuxième partie du volet 1.

Question 1

Concernant la découverte du corps humain, quelles activités pédagogiques proposeriez-vous à ces élèves de grande section pour faire évoluer les conceptions révélées par les cinq premières réponses du relevé de langage. ( document 4 )
Précisez pour chaque activité les objectifs visés et les principales étapes de son déroulement.
Quelles traces collectives envisageriez-vous pour ce travail ?

Question 2

Dans cette même classe, quelques mois plus tard, on peut observer sur les murs les traces présentées par le document 5.
- A la résolution de quel problème biologique correspondent-elles ?
- Nommez les différents types de traces et précisez leur intérêt pédagogique respectif.

Question 3

Au cours de cette même année, suite à des visites dans une ferme pédagogique, les élèves ont suivi la croissance d'un poussin en utilisant des boîtes correspondant à la taille réelle de l'animal.
Justifiez le choix de boîtes dans cette activité.

Question 4

Quel objectif l'enseignante vise-t-elle à travers cette grande diversité d'activités ?

  

Document 4

Relevé de langage ( un extrait ...)

E = Enseignante

E - Est- ce que vous allez encore grandir ?

l - oui (22 réponses)
2 - non (2 réponses) 

E - Et moi, est- ce que je vais encore grandir ?

3 - oui (15 réponses)
4 - non (9 réponses)

E - Et Madame Duval ? ( personne plus petite que l'enseignante)

5 - oui (réponse générale)

E - Qu'est- ce qui fait grandir ?

6 - Ma maman elle dit que quand on dort on grandit.
7 - Quand on fait de la gymnastique et qu'on tire sur les bras, on grandit.
8 - Quand on mange, ça fait grandir les enfants.
9 - Quand on mange la soupe, ça fait grandir.
10 - La soupe va partout, partout (gestes vers différentes parties du corps), ça gonfle dedans et ça fait grandir.
l1 - Mais les cheveux, ils grandissent tout seuls.
12 - La bouche, c'est pour manger tout, pour grandir.
13 - Le lait, il va dans la bouche, dans les bras, dans les jambes (gestes) et dans les os. Après ils sont durs et dans les dents aussi.
14 - Les dents, elles sont avant petites, petites, et elles grandissent. Elles prennent dans la bouche plein de bonnes choses pour grandir.
15 - Mais elles n'aiment pas les bonbons. Les bonbons, ils font des trous dans les dents.
16 - Oui, ils font des trous dans les dents quand les enfants n'ont pas lavé leurs dents le soir.

Deuxième volet - Document 5

Trace n°1

6 janvier
10 février
16 mars

Trace n°2

6 janvier
10 février
16 mars

Trace n°3

6 janvier
10 février
16 mars

 

Corrigé - barème officiel - commentaires du formateur

détail du barème
Concepts abordés

PREMIER VOLET - PREMIÈRE PARTIE

1. (sur 3,5 points)
1.1 Importance du raisonnement
* comparaison, points communs : coquille de l'animal actuel (nautile) et moulage interne (ammonite) -> organisation (loges)
hypothèse : Mollusques céphalopodes................................................

0,5
1,5

actualisme
les causes secondaires efficaces actuellement ("expérimentables", donc scientifiques) étaient aussi valables par le passé. (Mais elles ne sont plus accessible par l'expérience, voir
cours)

fossile:
Certains auteurs (Dictionnaire de géologie, Foucault et Raoult, Masson) réservent le substantif à un" reste ou moulage naturel d'organisme conservé dans les sédiments". Ce qui fait qu'après la diagénèse (transformation du sédiment en roche), les fossiles sont transformés en roche fossilifère ou roche contenant des fossiles. L'adjectif fossile qualifiant alors "les objets ou les substances, en général liées au monde vivant, renfermés depuis longtemps dans les roches par un processus d'enfouissement ou d'infiltration : animaux fossiles, traces et pistes fossiles, combustibles fossiles, eaux fossiles". Au primaire, je ne pense pas que ces distinctions se justifient, ce qui me semble important est le lien que doit faire l'enfant entre le fossile, actuel, qui n'est pas vivant, et un être vivant qui a très probablement existé. C'est la notion de "preuve paléontologique", de "fait paléontologique" : le fossile (non falsifié) est la preuve d'une vie passée (différente de la nôtre par certains côtés). Reste à le dater et à essayer de retrouver des indices les plus certains possibles sur sa vie.

 

échelle biostratigraphique
Échelle des temps fossilifères (c'est-à-dire contenant des fossiles) établie à partir de la méthode de chronologie relative (ou datation logique, voir cours) à partir du contenu en fossiles des couches sédimentaires (strates).
Une espèce paléontologique est définie par une population contenue dans une biozone.
Les étages sont des divisions de l'échelle biostratigraphique qui regroupe plusieurs couches sédimentaires correspondant à habituellement environ 5 millions d'années. Un étage est définie à partir d'un lieu précis, où se trouve un affleurement que l'on nomme le stratotype (exemple, l'étage du Lutétien, dont le stratotype est à Paris (Lutèce)).
Les étages sont regroupés en séries (dont l'équivalent chronologique est l'époque : par exemple la Paléocène qui regroupe trois étages: Danien, Montien et Thanétien), puis en système (période chronologique; par exemple le Crétacé) puis en érathème (ère chronologique: Paléozoïque par exemple).

crise paléontologique
(je renvoie par exemple à l'article de Michael Benton par exemple dans "Le livre de la vie", Seuil, 1993, 99-109)
Des crises biologiques majeures (extinctions massives dans les espèces paléontologiques, renouvellement de faunes et de flores sur des continents entiers...) marquent et fondent le découpage de l'échelle biostratigraphique en ères. A la fin du Permien par exemple on estime 75% des familles d'amphibiens et de reptiles disparurent ou encore que 54% des familles animales marines disparurent dans les 5 derniers millions d'années du Permien. Aucune cause majeure ne semble décisive: on avance : des modifications climatiques (dues notamment à des regroupements de continents liés à la tectonique de plaques), des changements de salinité, des chutes de météorites, ... certains y ont appliqué la théorie du chaos (les causes secondaires sont entremêlées, parfois une toute petite cause (battement de l'aile d'un papillon) peut provoquer par enchaînement un phénomène majeur (ouragan)...).

 

genre et espèce paléontologiques
Une espèce paléontologique est définie comme la forme vivante ayant conduit aux fossiles classés dans une population isochrone (voir ci-dessus et
cours de lycée TS). Un genre paléontologique regroupe plusieurs espèces de formes voisines.

datation
Deux méthodes de datation : la datation relative ou logique (à l'aide des couches sédimentaires et de leur contenu fossilifère, vois échelle biostratigraphique ci-dessus) et la datation expérimentale (ou "absolue", à l'aide d'isotopes radioactifs : voir
cours).

 

évolution (voir cours)
L'évolution biologique, c'est le transformisme. La théorie actuelle la plus couramment acceptée par les paléontologues est un néodarwinisme.

En fait on a quelques moulages de parties molles sans que l'on puisse dénombrer les branchies ou les tentacules. On dispose aussi de nombreux moules internes et des fossiles dont l'étude de coupes sériées a permis de proposer des reconstitutions anatomiques. Bref, il n'y a pas que la morphologie externe comme élément de comparaison (ne serait-ce que la position du siphon qui permet de séparer Nautiles (siphon central) et Ammonites (siphon ventral et parfois dorsal)...). En tout cas, ceci n'apparaît pas dans le corrigé et l'on pourrait croire que les Ammonoïdés sont confondus avec les Nautiloïdés (je ne dis pas cela pour compliquer les choses mais parce que l'on a des candidats qui ont, pour certains, des DEA de géologie, voir des thèses, et que l'on ne peut pas leur demander un raisonnement simpliste et de faire abstraction de leurs connaissances scientifiques). On connaît des nautiles fossiles datés du début du primaire (non enroulés cependant...), alors que les Ammonoïdés apparaissent au Dévonien avec les Clyménies puis les Goniatites connues jusqu'au Permien (à ce sujet le document 2 est faux si l'on considère strictement la terminologie : les Ammonites n'apparaissent qu'au Trias et sont strictement limitées à l'ère secondaire ; le document voulait-il signifier Ammonoïdés à la place d'ammonites ?). Si l'on s'adresse à des candidats qui peuvent avoir une licence de géologie, je trouve étonnantes de telles erreurs.
Que demande-t-on réellement au candidat ?
Une comparaison sur la forme, l'ornementation, la structure en loges ? Elle ne peut-être que vraiment simpliste.
Pour ce qui est des fossiles marins retrouvés avec lui (oursins, lamellibranches, éponges...), on demande donc au candidat un effort de mémoire sur les conditions de formation de la craie (accumulation de fragments de plaques calcaires d'unicellulaires photosynthétiques: les coccolithophoridés) : le milieu est un milieu plateau continental quand à donner une température (tempéré oui mais pas chaude forcément), un degré d'agitation (???) et une profondeur (<200 m). Ceci dit, les paléontologues n'ont toujours pas plus d'arguments pour affirmer que les ammonites se traînaient sur le fond ou flottaient entre deux eaux....
DONC : il ne s'agit pas du tout d'un raisonnement mais bien de restitutions de connaissances avec, en toile de fond, l'actualisme, qui est le principe qui a guidé l'acquisition de ces connaissances. On ne peut pas demander au candidat un faux raisonnement hypothético-déductif qui n'a aucun sens pour le passé. Et encore moins parler de méthode expérimentale, bien évidemment. Le terme de "déduction" employé dans le corrigé fait appel aux réseau de connaissances du candidat : comme je sais telle chose, j'en déduis une autre : il ne S'AGIT PAS d'une déduction au sens de la méthode expérimentale.

* milieu de vie des espèces actuelles (éponges, algues....) -> paléomilieu (déduction)
mer chaude, peu agitée, peu profonde ...................................................

0,5

* principe des causes actuelles (ou actualisme) ...............................................

0,5

1.2 Principales étapes de la formation du fossile A :
animal vivant dans milieu marin -> mort -> au fond ................
sédimentation + sédiment dans coquille................................
diagénèse de la roche .....................................................
transformation minéralogique ; disparition coquille (érosion -> moulage interne trouvé) ...............

0,25
0,25
0,25
0,25
2

Il s'agit du processus de fossilisation (mot qui n'apparaît pas dans le corrigé !). J'espère que les correcteurs n'ont pas exigé des candidats qu'ils affirment que la photo était celle d'un moule interne !

* définition : trace ou reste d'un être vivant conservé dans une roche...........
* type de roches -> roches sédimentaires .............
* phénomène géologique : -> érosion .................

0,5
0,25
0,25

2. (sur 2,5 points)
- le tracé du graphique ..........
- analyse .........
- interprétation ( hypothèses pour expliquer chute fin primaire et extinction fin secondaire).....
- modifications manifestes (paléomilieux, faunes ...) -> découpages - construction de l'échelle......

0,5
0,25
0,75
1
2,5

On est encore devant un document qui ne doit pas être exploité à un niveau trop élevé mais dont il faut volontairement fausser le message, si l'on veut l'utiliser en primaire (voir ci-dessus : ce document est faux; il faut donc supposer que l'on remplace ammonites par Ammonoïdés pour pouvoir l'utiliser).
L'exercice d'analyse d'un graphique paléontologique est assez périlleux : d'abord les datations en millions d'années devraient être données avec une incertitude expérimentale, qui s'ajoute à l'incertitude absolue de la méthode de datation (voir
cours); ensuite la définition du genre paléontologique étant tout à fait différente de celle du genre biologique il est certain que le chiffre représentant le nombre de genres connus, compilés à partir de données éparses, sur plusieurs localités et avec des définitions de genres qui ne se superposent pas, est un chiffre à manipuler avec prudence. Si un grand travail a été fait par les paléontologistes pour essayer d'unifier les noms de genre sur l'ensemble des populations retrouvées sur des sites dispersés (le nombre de fossiles retrouvés augmente avec le temps), on est encore loin d'une échelle biostratigraphique unique, mondiale, même si c'est un objectif à atteindre (une échelle chronologique des temps géologiques où seraient placées dans le temps les espèces paléontologiques avec leur répartition dans l'espace).
L'analyse du document se limite strictement à dire que le nombre de genres paléontologiques varie entre l'apparition et l'extinction du groupe, avec deux périodes d'expansion et une période de crise.
L'interprétation concerne ces étapes et sort bien sûr du document : apparition, diversification du nombre de genres, régression et crise permienne, expansion secondaire et extinction à la fin du secondaire. Le travail est ici un travail de restitution de connaissances sur les modèles évolutifs possibles. Le niveau demandé est élémentaire : une simple explication de quelques lignes suffit.

3. (sur 2 points)
3.1 - lamarckisme. habitudes -> modifications morphologiques héréditaires (caractères acquis) (+ finalisme)......
3.2 - nuancer les affirmations (conditionnel).....
mutations au hasard (gènes).....
sélection naturelle .....
évolution au sein d'une population......

1

0,25
0,25
0,25
0,25

2

La première phrase du document 3 n'est plus actuelle (voir par exemple les articles de pour la Science sur l'origine des oiseaux ("L'origine des oiseaux et de leur vol", Kevin Padian et Luis Chiappe, Pour la Science, 246, avril 1998, pp 30-39): on connaît des reptiles à plumes depuis 96-97; ou du moins avec des traces que l'on interprète comme des plumes). L'Archéoptéryx est par contre le premier fossile reconnu comme un oiseau et non comme une forme intermédiaire.
La phrase considérée dans le corrigé comme relevant du lamarckisme est une interprétation caricaturale. Je pense que cette querelle (lamarckisme présenté comme "la fonction crée l'organe" et darwinisme comme "le milieu sélectionne les plus adaptés") qui date des années où j'étais encore au lycée est désormais dépassée. Je signale aux auteurs de sujet que le lamarckisme et le darwinisme ne sont plus dans les programmes du lycée depuis des années. Nos étudiants ont donc peu de chances d'avoir eu un cours aussi peu nuancé. On parle de néolamarckisme, néodarwinisme, théorie synthétique et surtout des méthodes comme le cladisme qui sort du domaine de ce concours. L'évolution, enseignée au lycée et dont les étudiants passant le concours ont à mon sens entendu parler, fait l'objet d'un consensus et est définie comme "l'histoire de l'écosystème terrestre", non pas une seule histoire mais un passé dont nous avons à essayer d'éclairer mais qui échappe à la méthode expérimentale. Elle laisse la porte ouverte à toutes les philosophies et ouvre à l'analyse historique (il s'agit bien d'histoire des sciences) du transformisme, lamarckisme et darwinisme. Ce qui peut faire l'objet de cours de lycée en série littéraire mais qui n'a pas été retenu dans les séries scientifiques. Je me permets de soutenir donc l'opinion selon laquelle il serait dommage que l'enseignement de préparation au CRPE ne prenne pas en compte ces changements et n'aille pas dans la même direction que l'enseignement de lycée. (
Je précise que je déplore que l'histoire des sciences ne soit pas enseignée au lycée comme telle et donc que l'évolution ne puisse plus être discutée... peut-être pourrait-on y remédier pour les étudiants passant le CRPE, mais dans ce cas, pas avec un horaire disciplinaire aussi réduit).
Je ne pense pas que l'emploi du "pour" dans la 4ème phrase du document 3 soit une preuve de finalisme (voir ce mot par exemple dans le t
ravail sur la pédagogie) mais elle reste dans le cadre d'une scénario évolutif caricatural : voir cours PE1.

Un corrigé de cette phrase n'exige pas à mon avis de parler de sélection naturelle et encore moins de mutations et de gènes.
Les instructions officielles n'étant pas claires (je vous rappelle la terminologie officielle sur cette partie : "
L'épreuve doit cependant leur permettre de mettre en valeur une bonne maîtrise des contenus, c'est-à-dire une réflexion sur les concepts de la discipline et une maîtrise des méthodologies permettant l'utilisation de ces contenus disciplinaires au niveau de l'école primaire." ce qui veut aussi bien dire que l'on doit exiger un savoir scientifique mais aussi de la didactique et de la pédagogie et donc que cette partie peut aussi bien porter sur tous ces domaines....), je ne sais donc s'il faut choisir entre une formulation de niveau primaire, secondaire ou universitaire. Cependant, étant donné le niveau de langue du document 3 je penche fortement pour le primaire.
Les oiseaux n'ont pas toujours existé. Le plus ancien oiseau fossile connu est l'Achéoptéryx. Il possédait des plumes sur tout le corps et sur les pattes antérieures et probablement pouvait-il voler ou simplement peut-être faire des vols planés sur de courtes distances. Cependant il possédait des dents, ce qu'aucun oiseau actuel n'a. Son squelette était aussi plus proche de celui d'un lézard (Reptile) actuel que d'un oiseau, du moins par certains côtés. Comme l'on pense que tous les êtres vivants dérivent les uns des autres au cours des l'histoire de la vie (ce que l'on nomme évolution), il est possible que les oiseaux viennent des dinosaures (que l'on classe dans les reptiles). On pourrait alors dire que les dinosaures n'ont pas disparu mais qu'ils sont représentés actuellement par les oiseaux. Certains dinosaures étaient couverts de plumes et d'autres étaient aussi petits que l'Archéoptéryx (qui avait la taille d'un pigeon), d'autres enfin avaient un squelette plus proche de celui des oiseaux par certains côtés. Les paléontologues discutent ferme pour proposer un ou plusieurs ancêtres parmi les reptiles fossiles pour les oiseaux (
je me permets de rapeller que pour un cladiste la notion d'ancêtre n'existe pas et que la construction d'arbres phylétiques est considérée comme impossible : vois par exemple cours de TS : chapitre 3.c). D'après les théories de ces paléontologues, on pense que certains caractères comme les plumes ou une modification du squelette qui les rapprocherait du squelette d'un oiseau, ont pu apparaître chez certains reptiles. Quand ? Comment ? Pourquoi ? Chacune des théories propose sa propre réponse. Pour certains les apparitions sont brusques, pour d'autres elles sont progressives mais nous n'en avons pas gardé la trace grâce aux fossiles. En effet la découverte de fossiles reste exceptionnelle même si parfois ils sont très abondants dans certaines roches.

PREMIER VOLET - DEUXIÈME PARTIE (SUR 4 POINTS)

barème

notions biologiques : conceptions des élèves

inexact car

exact car

croissance

1 point

croissance des élèves : désaccord.
2 élèves pensent qu'ils ne vont plus grandir

réponses erronées
<- croissance en général jusqu'à la fin de l'adolescence

22 : qu'ils vont encore grandir

croissance des adultes :
15 pensent que l'enseignante grandira encore

les adultes ne grandissent plus
(disparition du cartilage de conjugaison dans les os)

9 -> qu'elle ne grandira plus

pour tous, l'ATSEM qui est de petite taille doit encore grandir. Donc certains adultes peuvent encore grandir cela dépend de leur taille

ce qui fait grandir

0,5 point

- importance du sommeil

hormone de croissance sécrétée pendant le sommeil

- conséquence des étirements (action mécanique)

croissance
-> fabrication de tissus et pas étirement

1 point

- l'alimentation

apporte les "nutriments"

idée commune : importance de la soupe (leur vécu). Dire des parents pour faire manger cet aliment. Cette soupe remplit le corps (sac)
la croissance = gonflement

pas notions de TP, digestion, absorption, distribution....

même conception pour le lait ->

vers parties dures (os, dents)

présence du calcium
(importance pour os et dents)

0,5 point

la bouche est faite pour manger (finalisme)

la bouche sert à manger

1 point

les cheveux ont une croissance (vie) autonome

importance des apports par le sang
(bulbe des cheveux)

les dents
les dents grandissent et puisent dans la bouche ce qu'il leur faut pour grandir ("bonnes choses")

les dents sortent des gencives (impression de croissance) apports par le sang (nutriments, 02....)

la croissance des dents -> leur vécu; vie autonome des dents

les dents n'aiment pas les bombons -> animisme
les bonbons percent -> animisme

les bonbons ne percent pas.
Action des bactéries qui se développent plus en présence de sucre

importance de l'hygiène dentaire ;
Relation entre non brossage le soir et trous dans les dents

importance de l'hygiène dentaire pour éviter certaines caries

Deuxième volet (sur 8 points- - partie pédagogique

importance de la cohérence des réponses

1ère question: Activités pédagogiques

barème détaillé

sur 4 points
(exemples d'éléments à prendre en compte)
* objectifs -> de savoir, savoir faire, savoir être (?) (objectifs précis, opérationnalisés -> compétences)

1

3,25

* déroulement (un exemple)
- questionnement ->les élèves vont-ils encore grandir ? l'enseignante et Mme Duval vont-elles encore grandir ?
- propositions des élèves (statut d'hypothèse) (désaccords, vérification nécessaire)
- problème à résoudre -> comment ?

0,5

activités en 2 temps au moins (approche de la notion de mesure)
- 1e mesures (taille de chacun)
- 2e mesures quelques mois plus tard
-> comparaison
-> conclusion

1,5

évaluation (?)

0,25

* traces collectives
- questions posées (écrites)
- les bandes individuelles
- conclusion -> dictée à l'adulte

0,25
0,25
0,25

0,75

2ème question (sur 2 points)
- problème biologique : croissance d'une plante X......

0,5

-

traces

n°1

n°2

n°3

types

photos

dessins
d'observation

matérialisation
de la taille

intérêts pédagogiques

3 étapes - chronologie - notion de croissance pour chaque type

trace la plus proche du réel (la moins abstraite)

élaboration -> observation précise

le tracé -> rigueur

échelle relative

approche de la notion de mesure -> précision, rigueur

0,5 +
0,5 +
0,5

1

3ème question (sur 0,5 point)

difficulté de faire des mesures -> taille des poussins; croissance globale

0,5

4ème question (sur 1 point)

concept de croissance
élargissement du champ de validité de ce concept

1

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