G. Beadle, E. Tatum
et le concept un gène - une enzyme
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retour histoire
de la génétique
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Avertissement:
cette page n'est PAS une page d'histoire des sciences
(discipline à part entière, et je ne suis pas
historien). Les références et analyses
d'articles qu'elle contient ne servent que de justification
à mes propos tenus dans mon cours.
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-Sources
De très nombreuses publications historiques de
Beadle
sont accessibles librement sur PubMed: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=search&db=PubMed&term=%20Beadle+GW[auth]
notamment celles relatives à ses travaux avec
Ephrussi ou Sturtevant sur la Drosophile.
Beadle,
G.W. & Tatum,
E.L. (1941) Genetic control of biochemical reactions
in Neurospora. Proc. Natl. Acad. Sci USA 27, 499-506
(article complet en pdf accessible gratuitement à
l'adresse
http://www.pubmedcentral.gov/picrender.fcgi?artid=1078370&blobtype=pdf)
Beadle,
G. W., 1945b Genetics and metabolism in
Neurospora. Physiol. Rev. 25:643-663, non accessible
pour tous sur internet: voici le passage où il cite
Garrod: «
These studies on tryptophaneless mutants are an example of
how genetics can be of use in studying metabolic processes.
It is almost exactly analogous to the classical experiments
on alcaptonuria in man in which 2,5-dihydroxgphenylacetic
acid is accumulated because of a genetic block preventing
its further oxydation (Garrod, A. E. Inborn errors of
metabolism. 2nd ed., 216 pp. Oxford Medicali Publ., 1923).
This intermediate in the breakdown of phenylalanine and
tyrosine would probably not have been discovered had it not
been for alcaptonuries. In normal individuals it is
apparently a transitory intermediate in metabolism and
seldom if ever accumulates in sufficient amount to permit,
of its identification. Similarly in thryptophane metabolism
, ant uranilic acid is normally transitory and would not be
easily identified without using genetic blocks to iso1ate it
as a metabolic step.»
L'article de Garrod
le plus souvent cité (Garrod AE: The incidence
of alkaptonuria: a study in chemical individuality.
Lancet II 1902; 1616-20) est disponible en ligne
(http://www.esp.org/foundations/genetics/classical/ag-02.pdf).
Mais on peut aussi trouver la totalité d'un de ses
ouvrages sur la librairie scolaire virtuelle (ESP:
Electronic Scholarly Publishing: http://www.esp.org/
; choisir "digital
books" puis Garrod, Archibald. 1923. Inborn Errors of
Metabolism, Second Edition. London: Henry Frowde and
Hodder & Stoughton).
Je recommande aussi la lecture du discours de
réception du Prix Nobel de Beadle en 1958 où
il retrace toute sa carrière
précédente: http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/1958/beadle-lecture.pdf
ainsi que celle de Tatum (http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/1958/tatum-lecture.html)
Pour ceux qui y ont accès il y a des données
d'histoire des sciences plus ou moins récentes mais
qui sont en fait des articles en hommage à Beadle,
par exemple les interventions d'Horowitz: le plus complet
étant peut être : A centennial: George W.
Beadle, 1903-1989. Horowitz NH, Berg P, Singer M,
Lederberg J, Susman M, Doebley J, Crow JF. Genetics.
2004 Jan;166(1):1-10; One-gene-one-enzyme: Remembering
biochemical genetics, N. H. HOROWITZ, Protein Sci.
1995 4: 1017-1019 .
Voir aussi, accessible gratuitement: The Centenary of the
One-Gene One-Enzyme Hypothesis, Mark Hickman and John
Cairns, Genetics, Vol. 163, 839-841, March 2003
(http://www.genetics.org/cgi/content/full/163/3/839),
un article qui parle des travaux antérieurs à
ceux de Beadle (Cuénot, Bateson, Garrod..., mais
aussi des réticences postérieures à
1945... rien n'est dit sur une remise en question plus
moderne). Finalement je ne suis pas sûr que l'on
puisse aisément tirer grand chose de ce
matériel sauf à être spécialiste
de l'histoire de la génétique.
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On peut aussi accéder
intégralement et librement aux livres de Bateson,
Morgan et Sturtevant notamment, sur la librairie scolaire
virtuelle http://www.esp.org/
( W. Bateson,
1902, Mendel's Principles of Heredity: A Defence,
London: Cambridge University Press ; W. Bateson, 1908.
The Methods and Scope of Genetics, London: Cambridge
University Press; T. Morgan, 1919, The Physical Basis of
Heredity, Philadelphia: J. B. Lippincott Company; T.
Morgan, 1928, The Theory of the Gene, Revised and Enlarged
Edition, New Haven: Yale University Press; T. Morgan,
H. Sturtevant, A. H., Muller, H. J., and C. B. Bridges 1915,
The Mechanism of Mendelian Heredity. New York: Henry
Holt and Company; A. Sturtevant, 1965, A History of
Genetics)
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http://clendening.kumc.edu/dc/pc/Beadle.jpg
Biographie de G.
Beadle
George Wells Beadle est né en 1903 dans le Nebraska
où il fit ses études supérieures de
biologie. En 1927 il est assistant du Professeur Keim
de l'Université de Cornwell où il travaille
jusqu'en 1931, année où il obtient son Ph.D.
degree, avec une thèse sur la
génétique du maïs. À partir
de cette même année il travaille au California
Institute of Technology en ne cessant de s'intéresser
au maïs indien mais en commençant une
collaboration avec Dobzhansky, Emerson et Sturtevant sur les
crossing-over chez la drosophile. En 1935 il passe 6 mois
à Paris où il travaille avec Ephrussi à
l'Institut de Biologie Physico-chimique sur la couleur de
l'il de drosophile au cours du développement.
Il travaille ensuite avec Tatum sur la biochimie
génétique de Neurospora crassa. En 1936
il devient professeur assistant de génétique
à l'université d'Harvard. Un an plus tard il
est nommé professeur de génétique
à l'université de Stanford où il
restera 9 ans, en travaillant avec Tatum (ils recevront
conjointement le prix Nobel en 1958). En 1946 il retourne au
California Institute of technology où il dirige le
département de biologie. En 1961 il est nommé
chancelier de l'université de Chicago puis, la
même année président de cette
université (d'après http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/1958/beadle-bio.html).
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http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/1958/tatum.gif
Biographie de E.
Tatum:
Edward Lawrie Tatum est né en 1909 dans le Colarado.
Il fit des études de chimie et de
microbiologie à l'université de Chicago.
Il obtint en 1934 son PhD degree en biochimie avec une
thèse sur la nutrition et le métabolisme des
bactéries. En 1936 il isole la thiamine (vitamine B1)
comme substance de croissance nécessaire à de
nombreuses cultures bactériennes (et fongiques) lors
d'un bref passage à l'université d'Utrecht
(Hollande). De 1937 à 1945 puis de 1948 il travaille
à l'université de Stanford. Il collabore avec
Beadle de 1937 à 1946 en prenant en charge les
aspects biochimiques de l'étude de la couleur de
l'il de la drosophile puis des mutants de Neurospora.
(http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/1958/tatum-bio.html)
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Beadle et Tatum ont
développé un protocole bâti sur
l'hypothèse de mutations géniques chez des
souches auxotrophes de Neurospora
sélectionnées sur milieux nutritifs
déficients et construit le concept "un
gène-une enzyme".
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Beadle est un biologiste et
non un chimiste mais son rattachement à telle ou
telle université n'est pas forcément le point
essentiel; ses publications de 1941, 1942, 1947 sur
Neurospora crassa font mention du soutien financier
de la Fondation Rockfeller que l'on retrouve partout lors du
développement de la biologie moléculaire. Il a
d'abord travaillé sur le maïs indien puis sur la
drosophile et s'est intéressé à la
théorie chromosomique "mendélienne" de
l'hérédité dans la lignée de
Morgan (voir pour cette
théorie le
cours de terminale
spécialité).
Il cherche à comprendre les mécanismes des
variations héréditaires de caractères
dont on puisse faire l'analyse biochimique (il n'est pas le
premier dans ce domaine). Pendant plusieurs années
c'est la couleur de l'il de la drosophile qui retient
son attention avec des expériences de transplantation
réalisées avec Ephrussi. Lorsqu'il publie ses
résultats sur Neurospora crassa il n'a pas
cessé de s'intéresser au crossing-over chez la
drosophile qu'il étudie en collaboration avec
Dobzhansky, Emerson et Sturtevant. C'est dans une
publication de 1945 qu'il associe ses résultats
à une "redécouverte" des travaux de
Garrod.
Tout comme on verra en
Terminale spécialité avec de Vries, Bateson et
Fisher pour la "redécouverte" des travaux de Mendel
(mythe du père fondateur, voir
page avec notamment les travaux d'histoire des sciences de
Jan Sapp, partie 4),
on a peut-être "redécouvert" les travaux de
Garrod pour asseoir le concept d'un gène - une
enzyme. Garrod est ainsi souvent nommé le
"père fondateur" de la génétique
biochimique.
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La
publication de 1941 sur la biochimie
génétique de Neurospora donne
le principe de la méthode, des
résultats
préliminaires
et un essai de justification du raisonnement en
terme de génétique
mendélienne.
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Beadle,
G.W. & Tatum, E.L. (1941) Genetic control
of biochemical reactions in Neurospora.
Proc. Natl. Acad. Sci USA 27,
499-506
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Modèle
:
Dans leur introduction les auteurs précisent
que pour étudier le lien entre les
gènes et les propriétés
physiologiques et biochimiques des organismes on
procède habituellement en étudiant
l'hérédité de
caractères bien connus (ils citent les
pigments de type anthocyanes des plantes, la
fermentation des sucres par les levures...). Leur
approche est différente car ils
considèrent que l'on peut créer par
irradiation aux rayons X des souches ayant des
caractères héréditaires
stables NOUVEAUX (en fait des déficiences
métaboliques) qu'ils considèrent
comme des mutations géniques.
(Muller
en 1928 a étudié les mutations
produites sous par différentes expositions
aux rayons X de souches de drosophile; mais le
texte est assez confus (lecture à
l'académie des sciences et non pas article
au sens moderne du terme) et les données
expérimentales rares, ce qui le rend
difficile d'accès à un non historien
des sciences ... la publication (Muller, H.J. 1928.
The production of mutations by X-rays. Proc. Natl.
Acad. Sci. USA, 14: 714-726) est accessible sur
internet: http://www.pubmedcentral.gov/picrender.fcgi?artid=1085688&blobtype=pdf
)
« The
procedure is based on the assumption that x-ray
treatment will induce mutations in genes concerned
with the control of known specific chemical
reactions.» Dans leur modèle
un organisme muté pour un gène
spécifique supposé comme étant
associé à une substance chimique
pourra à nouveau se développer s'il
est cultivé en présence de cette
substance (ce que l'on pourra mettre en
évidence par des mesures de croissance en
fonction de la concentration en substance dans le
milieu) et à condition que cette substance
soit capable de passser la paroi et atteindre les
cellules pour y être utilisée.
Cette vision
est rapportée ultérieurement (dans
leur discours de prix Nobel par exemple) par les
auteurs comme venant notamment de Lwoff et Knight
qui avaient montré que certaines souches
auxotrophes (nécessitant une substance de
croissance) avaient perdu la capacité de
synthétiser une enzyme (qui intervenait dans
la synthèse de la substance de croissance).
Mais ils précisent que
généralement on ne faisait pas le
lien entre cette perte de capacité (vue
principalement du point de vue évolutif) et
la génétique (qui se contentait
d'étudier l'hérédité
des caractères phénotypiques dans une
perspective évolutive d'après leurs
propres termes). Il
n'est pas facile de se rendre compte de la
nouveauté de ce raisonnement : au lieu
d'étudier la transmission
héréditaire d'une
caractéristique biochimique connue (que l'on
associe à une portion de chromosome
nommée gène); on étudie la
biochimie d'organismes modifiés
artificiellement; on est vraiment au nud de
la relation mécanisme
héréditaire - mécanisme
physiologique. C'est pour cela qu'il est
indispensable dans le protocole proposé
d'étudier la biochimie de l'organisme
supposé muté. Il y a lien
supposé entre une capacité
biochimique et un gène sous un allèle
et la perte de cette capacité qui
correspondrait à un nouvel allèle.
Mais on notera que le mot allèle n'est pas
alors utilisé par ces auteurs (il sera
employé par Beadle dans sa publication
de 1945).
Expériences
et résultats :
Des périthèces de Neurospora
crassa et de Neurospora sitophila sont
passés aux rayons X avant la
méïose. Environ 2000 ascospores
recueillies.
Je
précise que chez Neurospora les
asques sont habituellement ordonnées et donc
que l'on peut numéroter les ascospores
alignées (voir cours de
Terminale).
Chaque spore est mise en culture sur un milieu
contenant toutes les substances habituellement
nécessaires : agar, sels inorganiques,
extrait de malt, extrait de levure et glucose).
Certaines ne germent pas. Certaines poussent
très mal. D'autres enfin donnent des
mycéliums. Des fragments de ces
mycéliums ou des spores asexuées
issues de ces mycéliums peuvent ensuite
être repiqués dans des milieux de
culture présentant telle ou telle
caractéristique (le milieu minimum, MM,
contient facultativement de l'agar, des sels
inorganiques, de la biotine, un disaccharide
(dioside) et un acide gras ou une autre source
complexe de carbone). On mesure la croissance des
mycéliums par leur avancée, depuis le
point de dépôt, dans un tube de verre
horizontal coudé aux deux
extrémités.
On peut
souligner que lors de leurs premières
expériences les auteurs n'étaient
absolument pas certains d'obtenir des
résultats conformes à leur attente.
C'est presque avec surprise qu'ils ont obtenu
à la 299ème spore un résultat
positif suivi rapidement par de très
nombreux autres (rapporté dans la
conférence de réception du prix Nobel
de Beadle ou par Horowitz).
De
nombreux sites proposent des images du
cycle
de Neurospora:
voici par exemple celui du Fungal Genetics Stock
Center (Kansas City) - Centre de conservation de la
génétique des Champignons que je vous
encourage à visiter (http://www.fgsc.net)
à l'adresse: http://www.fgsc.net/2000compendium/introduction.html.

Cycle de
Neurospora
(légendes en anglais très proches du
français)
(lien
permanent établi avec l'accord gracieux de
la FGSC; qu'elle en soit ici
remerciée)
Trois souches
mutantes (métaboliquement parlant) sont
obtenues et sélectionnées pour
leur capacité stable [et que l'on
suppose transmissible de
façon stable sur plusieurs
générations] à se
développer sur milieu minimum (MM)
uniquement en présence d'une substance
particulière. Autrement dit des souches
auxotrophes sont sélectionnées. On
fait l'hypothèse que l'origine de cette
auxotrophie est génétique. Seules
trois souches sont rapportées dans la
publication alors que Beadle affirme en 1958 en
avoir obtenu rapidement plus d'une dizaine...
Une souche de N. sitophila (la n° 299)
exigeant la vitamine B6 additionnelle (pyridoxine).
Une autre souche de N. sitophila
(n°1085) ne se développe pas sans
vitamine B1 additionnelle (thyamine, isolée
par Tatum en 1936) mais des tests
complémentaires prouvèrent que seule
la partie thiazole de la molécule
était nécessaire. Et une souche de
N. crassa exigeant l'acide
para-amino-benzoïque.
Les auteurs
s'efforcent pour chaque souche, et selon leur
modèle, de mettre en relation la vitesse de
croissance avec la quantité de substance
ajoutée au milieu de culture. Pour le
premier mutant la relation est assez nette mais
nettement moins pour les deux autres.
Pour ce qui est de l'interprétation
génétique, le raisonnement est
très simple. Ils considèrent comme
hypothèse que la déficience est due
à un gène si par fécondation
avec une spore de la souche sauvage (non
mutée) puis méïose on
récupère la moitié de spores
de type mutant et la moitié de spores de
type sauvage. Attention,
il faut bien comprendre ici que la notion de
gène est celle d'une portion de
chromosome (ce dernier étant
considéré comme un groupe de liaison,
voir cours
de terminale
spécialité),
c'est la notion de gène
héréditaire au sens mendélien
ou morganien.
L'obtention de myceliums présentant la
même déficience que la souche
parentale mutée montre
l'héréditabilité du
caractère. On
notera combien cette vision reste sommaire
(stabilité biochimique à suivre sur
plusieurs générations) et non
comprise (quels sont les mécanismes
biochimiques et physiologiques impliqués
dans cette déficience
?). Voici le
tableau du seul résultat publié.
L'apparente répartition du phénotype
des ascospores en 50% "muté", 50% "non
muté" est l'argument présenté
pour affirmer que l'on a un gène (on dirait
maintenant sous deux allèles: un
allèle sauvage correspondant à la
capacité à synthétiser sa
propre vitamine B6 considérée comme
nécessaire; et un allèle muté
correspondant à la perte de cette
capacité et à l'apparition d'une
nouvelle capacité: celle d'utiliser une
vitamine B6 exogène).
TABLE 2
RESULTS OF CLASSIFYING SINGLE ASCOSPORE
CULTURES FROM THE CROSS OF PYRIDOXINLESS
AND NORMAL N. sitophila
Résultats de la culture de chacune
des ascospores issues du croisement d'un
mycélium de la souche mutée
n°299 (exigeant de la vitamine B6
dans le milieu) avec un mycélium
non muté de Neurospora
sitophila
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N°
de l'asque
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1
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2
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3
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4
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5
|
6
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7
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8
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1-16,
21
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|
-
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-
|
-
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-
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-
|
-
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-
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17
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-
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pdx
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pdx
|
pdx
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N
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N
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N
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-
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18
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-
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-
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N
|
N
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-
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-
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pdx
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pdx
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19
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-
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pdx
|
-
|
-
|
-
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-
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-
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N
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|
20
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-
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-
|
N
|
-
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-
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-
|
-
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pdx
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22
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-
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-
|
N
|
-
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-
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-
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-
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-
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23
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-
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*
|
*
|
*
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N
|
N
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pdx
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pdx
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24
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N
|
N
|
N
|
N
|
pdx
|
pdx
|
pdx
|
pdx
|
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N :
ascospore germant et ayant une croissance
normale sur le milieu sans B6
pdx : ascospore germant et
mycélium ayant une croissance
faible sur le milieu sans B6
- : ascospore non germée
* : incertitude sur la position de
l'ascospore (2 ont germé et
étaient mutants ??)
La
ligne 1-16,21 a été
ajoutée à partir des
données du texte. Le tableau ne
donnait que les spores ayant germé,
avec cette ligne elles y sont toutes
!!!
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Quelle
est la cause de la non germination de certaines
spores ? Comment ne pas s'étonner que
la plupart des ascospores des 24 asques
étudiées ne germent pas (29
germinations sur 24x8=192 spores soit un taux de
germination de 15%)
La croissance ralentie est reliée à
la mutation parentale n° 299 mais comment le
prouver ? Le même phénotype n'est
peut-être pas du tout relié à
la même cause biochimique ou
physiologique...
La croissance normale est reliée à
l'autre souche parentale, mais là aussi
comment le prouver ? Il peut s'agir d'une
transformation ou d'un retour à une
physiologie différente...
On ne peut pas
vraiment dire que le concept "un gène-une
enzyme" soit proposé dans cette publication,
même si ce propos est souvent tenu. Les mots
exprimant peut-être cette idée sont
les premières phrases de l'article
:
« From
the standpoint of physiological genetics the
development and functioning of an organism consist
essentially of an integrated system of chemical
reactions controlled in some manner by genes. It is
entirely tenable to suppose that these genes which
are themselves a part of the system, control or
regulate specific reactions in the system either by
acting directly as enzymes or by determining the
specificities of enzymes.... Furthermore,
investigations of this type tend to support the
assumption that gene and enzyme specificities are
of the same order ».
Le point de
vue actuel de la physiologie
génétique est que le
développement et le fonctionnement d'un
organisme résultent essentiellement de celui
d'un système intégré
contrôlé d'une certaine manière
par les gènes. Il est raisonnable de
supposer que ces gènes, qui sont
eux-mêmes une partie du système,
contrôlent ou régulent des
réactions spécifiques de ce
système soit en agissant directement comme
enzymes, soit en déterminant la
spécificité d'enzymes... De plus, des
recherches de ce type tendent à prouver que
les spécificités du gène et de
l'enzyme sont de même type (traduction
"personnelle").
Horowitz qui travaille avec Beadle et Tatum au
Caltech entre 1941 et 1946 affirme que ce concept a
mis de nombreuses années avant d'être
plus ou moins conforté par les
résultats expérimentaux.
Peu de temps
après la publication de cet article Beadle
reçut une lettre des Laboratoires Merck lui
demandant un échantillon de la souche 299
afin de développer un test pour la
pyridoxine. Il envoya la souche. Quelques mois plus
tard les chercheurs du laboratoire Merck (Stokes,
Foster, and Woodward) l'informèrent que la
souche 299 pouvait se développer sur MM si
le pH du milieu, normalement de 5, était
ajusté à 6 (in Horowitz, 1995). Le
laboratoire de Beadle découvrit alors le
rôle essentiel de la température dans
l'expression de leurs "mutations" (en cultivant les
souches sur MM à 35°C ou à
25°C, ils n'obtenaient pas les mêmes
résultats : généralement le
phénotype mutant n'apparaît pas
à 25°C).
Plus
que le rôle de l'environnement sur les
gènes, comme ils ne manquèrent
pas de le proposer comme interprétation la
plus simple, c'est une remise en cause de la
méthode sélective qui s'imposait...
mais ne fût pas faite.
Horowitz (1995)
rapporte qu'ils considérèrent que la
faible fraction des "mutants" "sensibles à
la température" suffisait à conforter
la généralité de
l'interprétation génétique,
les cas de thermosensibilité étant
expliqués par des propriétés
moléculaires... hypothétiques.
Des critiques furent faites du temps de Beadle et
rapportées ensuite (notamment celle
de Delbrück rapportée par Horowitz
(1995) sur le fait que les mutants
sélectionnés doivent se
développer sur milieu "complet" et les
spores ne germant pas sont peut-être des
mutants que l'on perd avec cette méthode de
la sélection). Mais les réponses
apportées (dans les années 1951)
restèrent dans le cercle
interprétatif de la biochimie
génétique. C'est pourtant la
méthode qui pose un problème et non
l'interprétation des
résultats.
Le
lien déterministe entre le gène
supposé muté et la fonction
(synthèse de vitamine B6) est une
hypothèse qui préexiste dans le
modèle proposé. Comment peut-il
être démontré par
l'expérimentation ? Il y a une profonde
erreur de raisonnement ici (voir Nissim
Amzallag
ci-dessous).
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Une idée me
paraît aussi insuffisamment soulignée
(elle vient de
l'article de Horowitz:One-gene-one-enzyme:
Remembering biochemical genetics, N. H.
HOROWITZ, Protein Sci. 1995 4:
1017-1019):
lorsqu'il collabore avec Tatum, qui est un
biochimiste et un microbiologiste, Beadle ne peut
pas prendre comme modèle une
bactérie, dont pourtant la biochimie est en
plein développement et pour lesquels le
rôle des mutations est clairement
associé à des variations biochimiques
car la GÉNÉTIQUE DES BACTÉRIES
N'EXISTE PAS ALORS*. Il faudra attendre de
nombreuses années avant que l'on parle de
gènes chez les bactéries, avec la
confusion que cela a entraîné et
entraîne encore: le gène étant
alors défini en génétique
moléculaire comme une portion d'ADN
associée à la synthèse d'un
produit. C'est pour cela que malgré la
compétence de Tatum pour les
bactéries, ils prennent Neurospora,
grâce aux études
réalisées par B.O. Dodge au Jardin
Botanique de New York dès 1928.
*Cette
affirmation est inexacte au sens où certains
chercheurs étaient persuadés de
l'existence de gènes chez les
bactéries. Il serait donc plus exact de dire
que la génétique bactérienne
n'existait pas alors au sens de science
constituée. Voici un extrait de Gene
Recombination in the Bacterium Escherichia
coli, Tatum, Edward L., and Joshua Lederberg.,
1947, Journal of Bacteriology 53, 6, 673-684
(http://profiles.nlm.nih.gov/BB/A/B/E/P/_/bbabep.pdf)
où Tatum lui-même explique ce que l'on
entend par gène
chez les
bactéries
:
« On
the basis of mutation studies many investigators
have concluded that the hereditary properties of
bacteria are based on the existence of genes (Luria
and Delbrück, 1943; Roepke et al., 1944;
Lwoff, 1941; Demerec and Fano, 1945; Gray and
Tatum, 1944), although it is not clear whether
these genes should be homologized with the
Mendelian factors of higher organisms, or with the
extranuclear factors which have been demonstrated
in some microorganisms and higher plants »
(Sur
la base d'études des mutations, de nombreux
auteurs ont affirmé que les
caractéristiques héréditaire
des bactéries sont basées sur
l'existence de gènes (Luria and
Delbrück, 1943; Roepke et al., 1944; Lwoff,
1941; Demerec and Fano, 1945; Gray and Tatum,
1944), même s'il reste cependant à
savoir si ces gènes sont les homologues des
facteurs Mendéliens des organismes
supérieurs, ou si ce sont plutôt des
facteurs extranucléaires qui ont
été découverts chez certains
micro-organismes et chez les plantes
supérieures)
.
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La
seconde publication signée de Beadle seul et
datée de 1945 est déjà une
revue du concept
un gène - une
enzyme
qui s'est répandu
|
Beadle,
G. W., 1945b Genetics and metabolism in
Neurospora. Physiol. Rev.
25:643-663
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Ce n'est que dans
le papier de 1945 (je
n'ai pas pu accéder à toutes les
publications mais seules celles en libre
accès dans
PubMed)
qu'apparaît l'exemple de la chaîne
métabolique du tryptophane et l'expression
"one-gene-one-reaction" qui sera repris plus
tard comme le "concept"
"one-gene-one-enzyme". On peut trouver une
relation de ces idées dans son discours de
réception du prix Nobel en 1958
(http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/1958/beadle-lecture.pdf).
L'analyse de la
liaison génotype-phénotype est
cependant plus riche que dans la publication
préliminaire de 1941. Sans remettre en
question la méthode qui leur donne des
résultats - plus de 100 mutants
isolés (HOROWITZ,
N. H., D. BONNER, H. K. MITCHELL, E. L. TATUM AND
G. W. BEADLE; Am. Naturalist. 79, 304,
1945,
publication non trouvée sur le
web)
-, Beadle souligne que l'on est encore à une
première étape de l'étude de
l'auxotrophie par l'analyse génétique
de mutants. Notamment des extraits de levure
présents dans le milieu minimum ont
été prouvés contenir des
substances inhibitrices au développement de
certains mutants. Ensuite le rôle
sélectif du pH a été aussi mis
en évidence.
L'ensemble de ces résultats est cependant
exploité biochimiquement dans le même
sens que précédemment : toutes les
exigences biochimiques d'un organisme sont
susceptibles d'être contrôlées
par des gènes dont on peut faire
l'exploration au moyen de mutations dont on
sélectionne les représentants sur des
milieux appropriés. Toute idée d'une
variabilité métabolique individuelle,
d'une adaptation ou de transformation au cours du
développement, de la redondance de
mécanismes biochimiques... est non
envisagée. On s'enfonce dans ce que l'on
pourrait appeler maintenant le
réductionnisme biochimique.
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En laissant
aux historiens des sciences le soin de démêler
les parts respectives de chacun (et notamment celle de la
fondation Rockfeller, y compris en France,
voir par exemple
L'histoire de la génétique à Gif sur
Yvette racontée par ses acteurs: http://picardp1.ivry.cnrs.fr/histoire_de_la_genetique.html
) dans
l'établissement de la génétique
moléculaire comme discipline dominante, on peut se
focaliser sur la critique de la démarche scientifique
de Beadle et Tatum (et de bien d'autres) comme le fait
Amzallag dans son ouvrage : La raison malmenée
(Nissim Amzallag, CNRS Éditions, 2002, p 34). Il
y affirme que pour ces travaux, et pour une grande part des
travaux ultérieurs, la sélection remplace
la compréhension (ce
que me semble avoir été clairement mis en
lumière dans les analyses des deux articles
ci-dessus):
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La sélection a
posteriori d'individus modifiés n'est pas
seulement la méthode exclusive en biotechnologie,
mais également la voie d'investigation
privilégiée du vivant. C'est par l'analyse de
mutants, individus reconnus comme déficients pour une
fonction, que les biologistes se proposent de comprendre le
fonctionnement d'un organisme normal. Il est possible, au
moyen d'irradiations ou d'autres techniques,
d'altérer la structure ou l'expression de petites
régions du génome. L'analyse des modifications
observées en parallèle sur l'organisme et sur
les gènes affectés permet d'établir un
lien de causalité entre gènes et fonctions,
génotype et phénotype. Le cas
idéal est bien entendu celui où il est
possible d'établir un lien direct entre une
déficience fonctionnelle et l'altération d'un
seul gène, comme c'est le cas dans de nombreuses
maladies dites génétiques. C'est la
première mise en évidence d'une telle relation
qui valut, en 1958, le prix Nobel à Georges Beadle et
Edward Tatum. Depuis lors, cette approche est devenue la
méthode privilégiée d'investigation,
celle qui ouvrit la voie à la biologie
moléculaire et à la correspondance
étroite entre science et technologie dans le domaine
du vivant.
Cependant, la méthode en question recèle un
très sérieux travers. La technique de
sélection mène à l'identification de
mutants modifiés pour une fonction, sur lesquels
l'analyse génétique se focalise ensuite. Le
phénotype est donc le révélateur des
modifications génétiques. Or, une telle
méthodologie implique un lien déterministe
entre le génotype et le phénotype,
alors que ce lien prétend être
lui-même démontré par
l'expérience. En effet, elle suppose que le
gène modifié au point de perturber la fonction
de son produit d'expression implique nécessairement
une carence au niveau phénotypique. Cependant, il est
impossible de déterminer si, au sein de l'immense
majorité des individus non sélectionnables
parce que n'exhibant aucune anomalie visible, ne se
trouvaient pas également des individus dont le
gène en question était lui aussi
modifié. (retour)
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