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retour cours
de seconde, cours
de 1èreS
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les* ADN : acides
désoxyribonucléiques
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* il existe plusieurs
conformations possibles et donc plusieurs types de
molécules d'ADN; on parle cependant de l'ADN comme
un type de molécule unique.
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Les acides nucléiques sont de longues
chaînes de nucléotides.
Les nucléotides d'une même chaîne
sont associés par des
liaisons fortes.
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L'ADN est une double chaîne de
nucléotides (c'est une
molécule bicaténaire; on dit aussi qu'elle
a 2 brins) enroulée en hélice.
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Les nucléotides de l'ADN contiennent du
désoxyribose et 4 bases azotées (A,T, C,
G).
Les deux chaînes sont associées par des
liaisons faibles entre bases
complémentaires (A =T, C = G).
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nucléotide
(désoxyribonucléotide)
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nucléoside
(désoxyribonucléoside)
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+
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groupement phosphate
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base (azotée)
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+
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sucre
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A
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adénine
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bases puriques

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désoxyribose
C5H10O4

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PO43-
(en solution aqueuse, c'est
l'acide phosphorique: H3
PO4)

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G
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guanine
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C
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cytosine
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bases
pyrimidiques

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T
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thymine
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la
flèche
rouge indique
le point de liaison avec le sucre
du nucléotide auquel appartient la
base
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les
flèches
rouges indiquent les
liaisons avec la base à gauche et le
groupement phosphate à droite
la
flèche
verte indique le point de
liaison éventuel (en 3') avec le
groupement phosphate d'un autre
nucléotide
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la
flèche
rouge indique le point de
liaison avec le sucre (en 5') du
nucléotide auquel appartient le
groupement phosphate
la
flèche
verte indique la liaison
éventuelle avec le sucre d'un autre
nucléotide
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* cliquez sur le nom des bases pour
afficher leur formule développée sous forme
d'une petite image dans une nouvelle page.
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** les carbones du désoxyribose
sont numérotés de 1' à 5' (les
n°s sans les ' sont ceux des carbones et des azotes
de la base azotée)
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*** le désoxyribose, comme son
nom l'indique, a perdu un oxygène (en 2') par
rapport au ribose.
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Avertissement: les
logiciels dit de "Visualisation" des
molécules en 3D sont plutôt des logiciels de
Simulation; je parlerai de
Simualisation.
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Pour simualiser les
molécules l'applet java Jmol (http://jmol.sourceforge.net/)
est probablement le moyen le plus accessible sur tous les
matériels (pour système Windows, Linux ou
OS - tous les formats de fichiers moléculaires
sont acceptés). Cette applet est en OPEN SOURCE
!!!! (c'est à dire non seulement gratuite mais
disponible pour que tous puissent améliorer le
code et les fonctions du logiciel).
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Attention la version 10
complète avec les doc et le source pèse
22,7 Mo mais cela vaut le coup de passer deux heures
(à 56Ko/s) à la charger... (Pour
démarrer lancer jmol.jar). On peut aussi utiliser
les mêmes fonctionnalités que l'applet
(JmolApplet.jar) dans des pages html en utilisant
javascript (bibliothèque jmol.js), ce qui a
été fait dans cette page.
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Pour se procurer des fichiers de
molécules il faut plus ou moins comprendre
l'anglais, même si quelques molécules sont
disponibles sur le site de l'inrp (http://www.inrp.fr/Acces/Biogeo/model3d/data3d.htm),
pas toujours dans un format utilisable sur un Mac (.exe)
!!! ou mieux sur le site http://librairiedemolecules.education.fr/
. Le site de référence est http://www.rcsb.org/pdb/
ou une des sites miroir comme http://www.pdb.mdc-berlin.de/pdb/
. Mais il est préférable de se faire sa
propre base de données de molécules car les
recherches ne sont pas simples. La mienne se trouve dans
le répertoire jmol/PDB/.
Une excellente adresse de la
simualisation de l'ADN avec Jmol (en
espagnol: http://www2.uah.es/biomodel/model4/dna/es/index.htm,
voir plus précisément la page
http://www2.uah.es/biomodel/model4/dna/es/dnapairs.htm).
Le texte est excellent et les explications très
claires.
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Remarques importantes:
les fichiers de structures sont des fichiers qui
décrivent tout simplement les coordonnées
(0, x, y, z) de chaque atome. La plupart des
résultats ont été obtenus par
cristallographie sur des composés
purifiés et cristallisés. Mais on notera
que la cristallographie X ne permet pas de positionner
avec certitude les hydrogènes (sauf en diffraction
de neutrons). Les grosses molécules sont donc
données sans les atomes d'hydrogène,
notamment l'ADN ou les ARN. Pour les molécules de
petite taille les hydrogènes sont cependant
parfois placés de façon théorique.
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Cliché de diffraction de
l'ADN obtenu par Rosalind
Franklin et Maurice Wilkins du
Collège King de Londres et publié en 1951.
Il permit de proposer la structure en double
hélice de l'ADNnote.
Les taches noires correspondent à des tâches
de diffraction qui reflètent la position
ordonnée des atomes qui composent la
molécule. On notera que de nombreuses
protéines, notamment membranaires, restent
rebelles à toute cristallisation et donc à
une analyse par diffraction des RX (on peut par contre
utiliser d'autres méthodes spectroscopiques mais
plus délicates encore). Selon la résolution
du cliché on peut obtenir plus ou moins
d'information (0,5 nm de résolution est une valeur
assez faible qui ne permet d'obtenir qu'une carte
approximative de l'armature de la molécule alors
que 0,15 nm est une résolution qui permet de
positionner avec précision tous les atomes sauf
l'hydrogène). L'analyse des clichés est
d'autant plus difficile que le nombre d'atomes est
important et que les symétries de la
molécule sont peu nombreuses.
La forme des molécules simualisée
ici en 3D n'est pas celle qu'elles peuvent avoir dans une
cellule vivante; leur forme dynamique in vivo
reste inaccessible
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Représentation
des atomes (rayon de Van der Waals)
"ROTATION AUTOMATIQUE"
faire tourner lentement la molécule
autour d'un axe vertical (y)
Revenir à la position du début
Choisissez la molécule
à afficher
(bases, sucres,
groupement phosphate, nucléotides)
Je suis
désolé pour les utilisateurs de
Windows, je n'arrive pas à afficher les
codes corrects (Mac Roman) dans les scripts
(JmolMenu) pour les caractères
accentués; toute aide serait
bienvenue.
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codes
couleurs
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C
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carbone
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H
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hydrogène
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O
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oxygène
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N
|
azote
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|
P
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phosphore
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Afficher ici deux molécules
simultanément pour les comparer
(bases, sucres,
groupement phosphate,
nucléotides)
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Les fonctions de la colonne de droite
ne sont que quelques fonctions destinées à
vous familiariser avec le logiciel.
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- Pour accéder à
toutes les fonctions de l'applet, SOUS MAC cliquez
sur le fond de l'applet avec la touche CTRL
enfoncée , SOUS WINDOWS cliquez sur le fond de
l'applet avec le BOUTON GAUCHE DE LA SOURIS (il y a une
aide dans les menus)
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- Pour un ZOOM, SOUS MAC
déplacez votre souris (vers le haut ou le bas) EN
MAINTENANT LA TOUCHE ALT ENFONCÉE, sous WINDOWS,
utilisez la molette (l'applet étant
sélectionnée par un clic
droit).
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Molécule
d'ADN
Double
hélice (forme
B)
(fichier
pdb: 1BNA)
composée de 12 paires de
nucléotides de séquence
5'-CGCGAATTCGCG-3'
pour l'un des brins et
3'-GCGCTTAAGCGC-5'
pour l'autre brin.
Remarques:
- les H ne sont pas
représentés
- la molécule d'ADN comporte
80
molécules d'H2O
associées
(représentées par les atomes
d'O).
représentation des atomes
(rayon de Van der Waals)
représentation des liaisons faibles entre
bases appariées (liaisons
hydrogène)
ROTATION AUTOMATIQUE
faire
tourner lentement la molécule autour d'un
axe vertical (y)
Revenir
à la position du
début
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codes couleurs
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C
|
carbone
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|
H
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hydrogène
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|
O
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oxygène
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N
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azote
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P
|
phosphore
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Remarque: je précise que
j'ai bidouillé les fichiers .pdb originaux afin de
représenter ce qui m'intéresse
PÉDAGOGIQUEMENT. Le descriptif des atomes n'est
plus cohérent avec la molécule telle
qu'elle a été découverte et
étudiée à partir des clichés
de diffraction. Pour une étude scientifique se
référer à la base américaine
de données (voir lien 1BNA).
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les* ARN : acides ribonucléiques
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* les ARN sont très divers
en forme, en taille et par leurs
rôles. Certains,
très courts, de quelques nucléotides
à quelques dizaines de nucléotides, ont des
rôles très récemment
découverts comme éléments
interférant avec l'ADN (voir aussi les
travaux
de Beljanski).
On parle cependant de l'ARN
comme un type de molécule chimique.
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Les* ARN sont une simple chaîne de
nucléotides (ce sont des
molécules monocaténaires).
Les nucléotides d'une même chaîne
sont associés par des liaisons fortes.
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La chaîne de nucléotides se replie
facilement sur elle-même et les bases
complémentaires (A =U, C = G) s'associent par des
liaisons faibles.
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Les nucléotides de l'ARN contiennent du ribose
et 4 bases azotées (A, U, C, G).
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nucléotide
(ribonucléotide)
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nucléoside
(ribonucléoside)
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+
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groupement phosphate
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|
|
base (azotée)
|
+
|
sucre
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A
|
adénine
|
bases puriques

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ribose
C5H10O5

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PO43-
(en solution aqueuse, c'est
l'acide phosphorique: H3
PO4)

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G
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guanine
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|
C
|
cytosine
|
bases
pyrimidiques

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U
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uracile
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la
flèche
rouge indique
le point de liaison avec le sucre
du nucléotide auquel appartient la
base
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les
flèches
rouges indiquent les
liaisons avec la base à gauche et le
groupement phosphate à droite
la
flèche
verte indique le point de
liaison éventuel (en 3') avec le
groupement phosphate d'un autre
nucléotide
|
la
flèche
rouge indique le point de
liaison avec le sucre (en 5') du
nucléotide auquel appartient le
groupement phosphate
la
flèche
verte indique la liaison
éventuelle avec le sucre d'un autre
nucléotide
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Simualiser les ARN avec un
logiciel 3D est beaucoup plus difficile car il existe un
très grand nombre de formes d'ARN
différentes. Nous réserverons cela à
la classe de 1èreS.
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note
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L'histoire des sciences s'est
efforcée de rendre à Rosalind
Franklin (photo) la paternité de son
travail (la structure de l'ADN repose sur
l'interprétation d'un cliché de diffraction
obtenu après des efforts innombrables et
persévérants) qui lui avait
été volé à la suite d'une
présentation informelle qu'en avait fait
Wilkins à Jim Watson le 6
février 1953 (fruit d'un dialogue fécond
entre chercheurs comme le rapporte Linus Pauling,
et aucunement de concurrence). Le modèle de Watson
et Crick fût élaboré entre le 6 et le
28 février à partir de ce cliché
mais sans le citer. D'une part parce que leur article de
Nature était TOTALEMENT SPÉCULATIF alors
que justement le travail des chimistes qui travaillaient
sur les clichés de diffraction consistait à
rechercher patiemment des PREUVES (l'article
dénigrait même le travail des
expérimentateurs). Et d'autre part parce que
Watson ne voulait pas que l'on puisse le qualifier de
voleur. Ce qui ne manqua pas, malgré son prix
Nobel.
Il s'en tira alors admirablement en
publiant un petit ouvrage de vulgarisation (The Double
Helix) dans lequel il raconta avec talent des
fariboles sur une prétendue course entre d'autres
chercheurs et lui-même. Il chargea la
mémoire de Rosalind Franklin (comme étant
« une personne asociale, dépourvue
d''imagination, dogmatique et obsédée par
les détails de l'expérience »),
qui ne pouvait se défendre, étant
décédée.
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Ces procédés
malhonnêtes, n'auraient aucun intérêt
à être relatés, s'ils
n'éclairaient d'un jour nouveau ce qui allait
devenir une habitude en science : la fraude et la course
à la publication de résultats, afin de
s'assurer une position sociale, au détriment du
travail patient de l'expérimentateur.
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La Raison
malmenée. De l'origine des idées
reçues en biologie moderne, Gérard
Nissim Amzallag,
Préface d'André Pichot, CNRS
Editions 2002, ISBN :
978-2-271-05998-7, pour les
références historiques concernant cette
fraude voir pp137-140 (les faits rapportés ici
viennent de A. Sayre, Rosalind Franklin and DNA, 1975,
Norton and Company Inc, New York)
L'ouvrage de N. Amzallag est
accessible à un public cultivé non
spécialiste; après avoir fait un certain
nombre de constats justifiés historiquement,
l'auteur propose une refonte
épistémologique de la recherche sur le
vivant: salutaire.
Je dirais
même indispensable si vous vous destinez à
une carrière de chercheur.
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